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Archive for février 2011

Charles Bradley, Lee Fields & The Menahan Street Band

27 février 2011 2 commentaires

Espace Julien, 26 Février 2011

Cyril Le Deejay, programmateur du festival "Bol De Funk" qui fait ce soir le plein vient lui même présenter l’affiche classieuse de cette déjà 9ème édition.

Concert de grande qualité qui verra se succèder deux chanteurs accompagnés du même groupe, aucun temps mort entre les deux prestations qui seront suivi d’une after dj’s au Café Julien.

Le Menahan Street Band est LA section rythmique idéale pour animer cette soirée, avec en son sein des musiciens déjà vus à Marseille avec les Antibalas et Sharon Jones.

Plusieurs cuivres, un clavier, un guitariste et un bassiste au groove limpide, complexe mais jamais trop technique, tout au service du chant.

C’est le groupe qui a enregistré "No Time For Dreaming", le premier album de cet incroyable Charles Bradley qui va envouter la scène au point de voler la vedette à Lee Fields.

Charles Bradley a fait ses débuts discographiques cette année à 62 ans, après avoir entre autres été longtemps chef cuistot.

L’histoire ne dit pas si ses plats étaient aussi bons que son disque, mais après avoir vu ce concert on se dit qu’il aurait été dommage que cet émule de James Brown n’ait jamais fait parler de lui.

Tous les ingrédients d’une soul enflammée sont réunis : une voix caverneuse et puissante, des textes déchirants, un charisme époustouflant.

Dès les premières notes de "This world is going up in flames" on est transporté par ce personnage, on a du mal à en croire ses yeux et ses oreilles.

On sent tout le vécu du bonhomme qui incarne ses chansons comme si c’était son dernier tour de chant.

Le public, conquis, renvoie tout autant de vibrations que ses "I love you too" répétés avec une sincérité désarmante.

Chaque chanson est autant un moment fort que la précédente, avec une mention toute particulière pour "How Long" et sa reprise du "Heart Of Gold" de Neil Young.

Son jeu de scène est au diapason, parfois théatral, et l’alchimie avec ses musiciens parfaite.

Il s’en va en serrant les mains des auditeurs au premier rang, sous une énorme ovation.

Comme écrit plus haut, le soufflé ne retombe pas puisque le Menahan Street Band enchaîne avec un interlude propice à la venue de Lee Fields.

Dans n’importe quel contexte ce concert m’aurait d’avantage impressioné mais niveau émotion et intensité le show est de l’avis général est un cran au dessous que le précédent.

C’est pourtant une vraie bête de scène, nettement plus énergique, à la sensualité redoutable (irrésistible "Ladies") mais peut être plus prévisible aussi.

Du bon son néanmoins, avec des reprises piquantes de James Brown, des Supremes et au rappel l’immortel "Sunny" d’Herbie Mann.

Avant ce rappel on aura pu se délecter d’un nouvel intermède instrumental du backing band avec le sublime "Make the Road By Walking" récement samplé par Jay-Z et d’un bref retour du sieur Bradley.

Pas de duo entre les deux pour autant, le seul petit regret de cette soirée que les amateurs du genre ne sont pas prêts d’oublier.

Catégories:live review

Emission du 23 Février 2011

23 février 2011 4 commentaires

THOSE DANCING DAYS "Reaching Forward"
LYKKE LI "Youth Knows No Pain"
tUnE-yArDs "Bizness"
RAINBOW ARABIA "Sequenced"
MUNK "Keep My Secret"
HERCULES & LOVE AFFAIR "Fallin"
BREAKBOT "Shades Of Black"
BETH DITTO "I Wrote The Book"
ARCHITECTURE IN HELSINKI "Contact High"
GIL SCOTT-HERON & JAMIE XX "I’ll Take Care Of You"
NICOLAS JAAR "I Got A Woman"
CASSIUS "I Love U So" (Skream Remix)

A télécharger dans les commentaires

Catégories:podcast

Zombie Zombie

L’Embobineuse, 17 Février 2011.

"En attendant B-Side" comme son nom l’indique, c’est une série de concerts en attendant la prochaine édition du festival des In The Garage souvent et à juste titre loué dans ces colonnes.

Après le set cataclysmique de Marvin à La Machine A Coudre jeudi dernier, affiche tout aussi alléchante ce soir du moins sur le papier.
L’Embobineuse toute accueillante et pointue dans sa prog qu’elle est n’est pas la salle idéale pour votre chroniqueur non fumeur et non vehiculé, mais très motivé pour enfin voir Zombie Zombie.

Excellente formation dont j’ai réussi à rater les nombreux passages à Marseille et Aix, tant pis s’il pleut ou que c’est à perpète les oies cette fois ci sera la bonne.
Comme parfois lors de rendez vous trop attendus, la déception sera de mise.

Pour les impossibles à trainer dehors en semaine, on pourra comparer cette soirée à un match de coupe de la ligue interminable dont seules les séances de tirs au but vaudront le coup, où à un nanar sur Ciné FX qui s’avèrera seulement palpitant au denouement.

La faute en premier lieu aux deux groupes en première partie, dont la musique en aura saoulé plus d’un.
Marteau Matraque, des Canadiens paraît il comparés à Captain Beefheart qui doit se retourner dans sa tombe si jamais il entend ça.

Une fanfare un peu jazz, un peu punk, un peu slam, mais au final plus bruyante et insipide que mélodique et cohérente.
Qui a la mauvaise idée de largement dépasser son temps imparti comme s’ils étaient la tête d’affiche, histoire de bien enfoncer le clou.

El Boy Die c’est un peu l’inverse, pas le temps d’entrer dans son univers un rien masturbatoire qu’il a déjà plié bagage.
Auparavant on aura entendu un long bourdonnement de bruit blanc, des annônements vaguement habités, quelques pauvres percussions.

L’agacement et l’ennui sont un peu atténués par les bonnes sélections de dj Why Am I Mister Pink, qui se débrouille toujours pour passer le formidable "Scharaffenland" de Carmen quand je suis dans les parages.
Mais le mix s’étire en longueur sans qu’on comprenne ce qui arrive aux Zombie Zombie présents sur scène depuis une bonne demi heure.

Visiblement de gros pépins techniques, il ne manquait plus que ça.
On pense que c’est réglé vers minuit avec un premier morceau fulgurant, et patatras, encore des problêmes de matos, de retour, de cable, que sais-je.

La foule amassée aux premiers rangs est partagée entre déconnade et exaspération.
Etienne Jaumet n’en finit plus de s’excuser, et les minutes défilent et les nerfs mis à rude épreuve.
On aura jamais autant mérité du bon son que ce soir mais une fois lancé, le concert est plutôt réussi.
Avec comme sur leur dernier EP des relectures tourbillonantes de musiques de films de John Carpenter comme "Assault" et "Halloween".

L’occasion de vérifier sur scène que le duo est une des meilleurs sections rythmiques de France et de Navarre.
La batterie métronomique couplée aux synthés vintage, c’est aussi simple que terriblement efficace, hypnotique, dansant, malgré ces gros couacs tardifs l’ambiance est prenante.

Sur la longueur cette soirée qu’on a failli rebaptiser "Zobi Zobi" ou "Dombi Dombi" était bien crispante mais l’intention y était, la prochaine sera mieux à n’en pas douter.

Catégories:live review

Emission du 16 Février 2011

16 février 2011 1 commentaire

GRUFF RHYS "Sensations In The Dark"
TORO Y MOI "How I Know"
RAINBOW ARABIA "Without You"
LITTLE DRAGON "Stå Upp"
DISCODEINE "Antiphonie"
ZOMBIE ZOMBIE "Halloween"
THE BIG CRUNCH THEORY "Arrows"
LA FEMME "Télégraphe"
LIO "Sage Comme Une Image" (Bottin Sage Oil Remix)
HERCULES & LOVE AFFAIR "Painted Eyes"
CUT COPY "Need You Now"

A télécharger dans les commentaires.

Catégories:podcast

Pharaohe Monch + Jean Grae

Cabaret Aléatoire, 15 Février 2011.

Le Cabaret Aléatoire gâte les amateurs de hip hop en ce mois de février.
Avant M.O.P. le 25 et Chali 2na le 26, rendez vous ce soir avec un plateau New Yorkais qui envoie du lourd.

Début de semaine et temps pluvieux n’aident pas à remplir la salle, et c’est devant un public clairsemé que DJ Boogie Blind des X-ecutioners entame une selection de sons familiers (Wu Tang, Gang Starr, Pete Rock…).

La première partie est assurée par Jean Grae, rappeuse prolifique mais encore peu connue par ici.
Elle est accompagnée d’une chanteuse XXL au coffre puissant, Mela Machinko, et aux platines du dj Mr Lif.
Ce qui frappe d’entrée c’est son coté bad girl avec majeur ostensiblement levé, des "motherfuckers" à chaque phrase, une moue bagarreuse, un regard perçant, bref on est pas là pour rigoler.
Le flow est efficace, les premiers morceaux claquent bien.
Moins convaincu par les derniers titres plus lents qui lorgnent vers un r’n'b qu’elle semble moins maîtriser.

Après d’autres selections old school, Pharaohe Monch déboule nettement plus détendu, toujours avec Mela et aussi un chanteur tout aussi rigolard, Showtyme.
Pour autant le show de l’ex Organized Konfusion n’en est pas moins agité.
Les grandes forces de ce mc’s qui aime également chanter, c’est la précision de son flow et son charisme indéniable, avec une gestuelle bien particulière
Du gros son avec des tubes gorgés de soul et de funk, "My Life", "Desire", et l’excellent "Push", gros moment de défouloir entre les trois acolytes.
Et puis le terrible "Fuck You" qui se fait s’entrechoquer les guitares d’Hendrix et de Rage Against The Machine, ça secoue.
Ca groove également sur "Oh no", son single à succès avec Mos Def et Nate Dogg.
Après une interlude avec une séance de scratches à couper le souffle, on retrouve ensuite des nouveaux morceaux à paraître sur son prochain album.

"Clap" qui dénonce les brutalités policières impressione avec son final accapella porté par les applaudissements en rythme du public.
"Still standing" m’a moins marqué, l’instru un peu trop larmoyante ralentissant un peu le tempo effrené des titres précédents.

Mais cet essouflement sera de courte durée : dès les premières notes du sample basé autour du thême de "Godzilla", l’ambiance devient electrique, les premiers rangs déchainés.
"Simon says…get the fuck up", son morceau le plus connu, on a pris l’habitude de l’entendre avant chaque concert rap depuis 10 ans, au même titre que le "Hip hop" de Dead Prez.

En live, rejoint par Jean Grae et vociféré à l’unisson par la foule c’est un moment aussi court que jouissif, trois minutes de gros n’importe quoi, un feu d’artifice prématurement éteint par l’intrusion d’un couillon sur scène.
Le rappel sera plus anecdotique mais la plupart des b-boys & girls présents repartent avec la banane en attendant les prochaines festivités annoncées plus haut.

 

Quelques photos du concert ICI

Catégories:live review

An Pierlé & White Velvet

11 Février 2011, Poste à Galène.

La salle est déjà bien pleine lorsque les Narrow Terence commençent leur set folk bluesy plutôt classe.

Public très receptif mais paradoxalement dissipé du coté de leurs amis et familles venus en nombre les soutenir.
Jamais vu auparavant mais assez d’accord avec les louanges lues ici et là à leur propos : de bons musiciens qui maîtrisent leur sujet et installent une ambiance americana prenante.

Dans les meilleurs moments, on pense néanmoins à des groupes britaniques du style The Coral ou Gomez, avec un bon dosage electrique/accoustique qui évite toute monotonie.
Un peu tiqué sur la voix d’un des chanteurs qui adopte un style rocailleux qui sonne parfois un peu forcé, un peu comme s’il imitait Tom Waits mais à cause de l’accent sonne plutôt comme Arthur H.

Assez touchants quand ils dédient un de leurs morceaux à l’Egypte, et quand ils expliquent leur émotion d’être invités à la dernière minute en première partie d’une chanteuse dont ils adorent les disques.

Le plat pays qui est le sien a beau ne plus avoir de gouvernement depuis des mois et inspirer le navet du moment, on est content de revoir ce soir la pétillante An Pierlé.
J’avais raté son passage en 2006 mais garde un très bon souvenir de son concert aux Eurockéennes de Belfort en 2004 où elle avait médusé, certes accompagnée d’un orchestre, jusqu’à des kids aux t-shirt Slipknot.

Ce soir elle est épaulée par un trio efficace : son pygmalion Koen Gisen à la guitare, Klaas (basse), Peter (batterie).
Toujours assise sur son ballon géant comme si elle planait au dessus de tous le temps du récital.
Qui sera composé de morceaux plus ou moins récents, ratissant les différents albums sortis depuis une dizaine d’années.

Pour qui a aimé par le passé Tori Amos ou Kate Bush, on est en terrain connu, une certaine idée de la pop cabaret qui file souvent des frissons.
Parmi les temps forts, quelques classiques de son répertoire comme "Sorry" ou "Helium sunset" tout en retenue, et un "Sing Song Sally" emphatique à souhait.

La profondeur de son chant et la théatralité qu’elle emploie contraste avec les nombreuses interludes détachées et pleines d’humour, dans les deux cas on sent la blonde très complice avec son public.
Qu’elle se moque gentiment de l’embonpoint de ses musiciens, de ses amis facebook où des expressions locales apprises dans la journée, ses interventions et les mimiques qui vont avec ravissent.

Plaisir encore au rendez vous pour sa fameuse reprise disco et à l’accordéon de "Paris s’éveille" avec des bouts du "I Feel Love" de Donna Summer dedans.
Et au dernier rappel la chanson titre de son premier LP "Mud Stories" seule au piano, bouclant la boucle en beauté.

 

Des photos du concert ICI

Catégories:live review

Emission du 9 Février 2011

9 février 2011 5 commentaires

PATRICK WOLF "The City" (Richard X Remix)
TAME IMPALA "Why Won’t You Make Up Your Mind?" (Erol Alkan Rework)
TORO Y MOI "New Beat"
HERCULES & LOVE AFFAIR "Answers Come In Dreams"
CHARLES BRADLEY "No Time For Dreaming"
DANGER MOUSE & DANIEL LUPPI "Two Against One" (ft Jack White)
WANDA JACKSON "Shakin’ All Over"
THE KILLS "Satellite"
THE VACCINES "Post Break-Up Sex"
BRIGHT EYES "Jejune Stars"
FUJIYA & MIYAGI "Cat got your tongue"
METRONOMY "She Wants"

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Catégories:podcast

Emission du 2 Février 2011 (spéciale 90′s)

2 février 2011 9 commentaires

EDWYN COLLINS "Keep On Burning"
JASON FALKNER "I Live"
LINOLEUM "Marquis"
SLEEPER "Nice Guy Eddie"
MANIC STREET PREACHERS "Kevin Carter"
THE CARDIGANS "Been It"
KOMEDA "It’s Alright, Baby"
BEN FOLDS FIVE "Battle Of Who Could Care Less"
WILCO "Nothing’severgonnastandinmyway (Again)"
PAUL WESTERBERG "Whatever Makes You Happy"
LUSCIOUS JACKSON "Under Your Skin"
CIBO MATTO "Spoon"
MONO "Silicone"
BROADCAST "The Book Lovers"

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