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Emission du 27 Avril 2011
DRUMSOUND & BASSLINE SMITH "Freak"
TODDLA T "Take It Back" (Dillon Francis Remix)
KATY B "Katy On A Mission"
EGYPTRIXX "Chrysalis Records" (ft. Trust)
EXPLOSIONS IN THE SKY "Trembling Hands"
BATTLES "Futura"
FUJIYA & MIYAGI "Yoyo"
METRONOMY "The Look" (Moonlight Matters Remix)
FANCY "All Night Long"
KRAAK & SMAAK "Call Up To Heaven" (ft Lex Express)
JILL SCOTT "Shame" (ft Eve)
DJ QUIK "Luv Of My Life" (Ft. Gift)
Dum Dum Girls, Kill The Young, Lafayette
Cabaret Aléatoire, 23 Avril 2011.
Belle soirée rock dans un Cabaret pas trop vide malgré le contexte (mauvais temps, week end de Paques…) peu propice à attirer du monde.
Lafayette, nous voilà.
Groupe parisien qui va progressivement mettre dans sa poche un public pas spécialement venu pour eux.
Du gros son assez peu subtil mais plutôt efficace.
Dans les moments les plus faibles on a un peu l’impression de voir un clone d’Afida Turner accompagnée par Spinal Tap, mais dans les meilleurs moments leur soul matinée de hard rock (ou l’inverse) est pas si éloignée des Bellrays.
La chanteuse a une voix puissante et reprend plutôt bien le "White Rabbit" de Jefferson Airplane, se fait sensuelle sur "The Beast"
Bonne idée que d’inviter les plus motivés à escalader la barrière et monter sur scène lors de leur single "Come On".
L’ambiance monte d’un cran et malgré des reserves purement stylistiques, j’ai trouvé ce combo energique des plus sympathiques.
Kill The Young étaient annoncés comme la tête d’affiche mais ne jouent bizarrement pas en dernier.
Ca peut se comprendre vu le très jeune age d’une partie de leur public, très enthousiaste et reactif à leurs tubes, qui ne restera pas après.
On s’amuse de leur décor avec des cages d’oiseaux sans oiseau, et de la ptite pique footballistique du leader nous apprenant que l’OM avait gagné ce soir "Bravo pour le foot, Marseille ont bien joué, presque aussi bien que face à Manchester".
Lisant d’avantage la presse Anglo Saxonne que Française je confesse ne pas connaitre du tout ces Mancuniens surtout connus de ce coté de la Manche.
Pas très fan de la voix du frontman mais assez emballé par leur pop enjouée et emphatique.
On les sent très pro, enchaînant sans temps mort des titres efficaces, ça danse et pogote gentiment dans les premiers rangs.
Et très proches de leurs fans avec qui ils ont discuté jusqu’à la fermeture, contrairement au groupe suivant.
Public moins nombreux et plus masculin pour les Californiennes Dum Dum Girls dont c’est le premier passage dans le coin.
Ce sont elles qui ont motivé ma venue ce soir, et l’attente a été récompensée par un set court et fidèle à leurs disques.
Quatre filles en apparence timides qui délivrent un garage rock teinté de shoegazing de haute volée.
Aucune interaction avec le public mais qu’importe, les afficionados de leur album "I will Be" se sont régalés.
Avec pas mal de chansons de leur récent EP comme l’idéal "He gets me high" qui soulève d’emblée.
Si la bassiste quasi immobile peut déconcerter, la chanteuse et la guitariste se déhanchent avec élégance et la batteuse au jeu ultra rapide n’est pas en reste.
Mis à part quelques ballades somptueuses ("Take care of my baby", "Rest of our lives") c’est une belle série de hits dansants et nerveux qui s’enchainent.
L’ambiance, somme tout assez calme vu l’heure tardive et le peu de gens restés, s’emballe surtout pour la triplette "Bhang Bhang", "Jail la la" et "It only takes one night" mélodiquement imparables.
Et le fan transi avec un t-shirt des Smiths au premier rang ne sera pas mécontent qu’elles aient rajouté à leur setlist leur formidable reprise de "There is a light that never goes out" pour parachever cette excellente soirée.
Quelques photos du concert ICI
Emission du 20 Avril 2011
KATY B "Broken Record"
SBTRKT "Living Like I Do" (Ft Sampha)
LONDON ELEKTRICITY "Elektricity Will Keep Me Warm"
GRIMES "Vanessa"
WOODKID "Iron"
SANTIGOLD "Go" (ft Karen O)
DUM DUM GIRLS "Jail La La"
tUnE-yArDs "Gangsta"
ATMOSPHERE "She’s Enough"
BEASTIE BOYS "Make Some Noise"
STOOSHE "Fuck Me" (ft Suave Debonair)
PARRALEL DANCE ENSEMBLE "Shopping Cart"
SZJERDENE "Lead The Way"
SADE "The Moon And The Sky" (Remix ft Jay-Z)
Emission du 13 Avril 2011
BEASTIE BOYS "Make Some Noise"
TRAVIS BARKER "Beat Goes On" (Ft. Cypress Hill)
CHIDDY BANG "Heatwave" (Ft. Mac Miller)
THEOPHILUS LONDON "Flying Overseas" (ft. Devonte Hynes & Solange Knowles)
CHRIS BROWN "Look At Me Now" (Ft. Busta Rhymes & Lil Wayne)
JAMIE WOON "Street"
RAPHAEL SAADIQ "Movin’ Down The Line"
MILES KANE "Rearrange" (Skream Remix)
ALOE BLACC "I Need A Dollar" (Zinc Remix)
KATY B "Witches Brew"
GANG GANG DANCE "Mindkilla"
LEE ‘SCRATCH’ PERRY "Higher Level" (ft. Tunde Adebimpe)
A télécharger dans les commentaires
Emission du 6 Avril 2011
FOSTER THE PEOPLE "Houdini"
DATAROCK "Catcher In The Rye"
METRONOMY "Corrine"
PARALLEL DANCE ENSEMBLE "Shopping Cart"
THE JAPANESE POPSTARS "Song for Lisa" (Mustang Remix)
WILL EASTMAN & MICAH VELLIAN "No Sleep" (ft. Tt The Artist)
MUNK "Rue De Rome"
BRITNEY SPEARS "How I Roll"
LADY GAGA "Born This Way" (Twin Shadow Remix)
AUSTRA "Beat And The Pulse"
PLANNINGTOROCK "Doorway"
TIMBRE TIMBRE "Woman"
A télécharger dans les commentaires
Raggasonic
S’il a fait beaucoup moins de bruit que leurs potes de NTM, le retour de Raggasonic est une sacrée bonne nouvelle pour ceux qui comme moi les ont pas mal écouté dans les années 90 mais jamais vu sur scène.
Et mine de rien, leur dernier passage à Marseille ensemble remonte à 1996.
Avant un album prévu pour Septembre, leur come back tour passe par un Espace Julien moyennement rempli, avec des fans de plusieurs générations réunies.
Brassage qui m’apparait assez logique car bien que n’étant pas un spécialiste du ragga made in France, je ne suis pas sûr que Big Red et Daddy Mory aient eu une descendance artistique et médiatique dignes de ce nom depuis.
Une joie perso de les découvrir enfin en live et en pleine forme, accompagnés d’un vrai groupe et non un simple soundsystem.
Le son est excellent et les classiques du duo s’enchaînent sans temps mort ni trop de blabla, et les flows plus affûtés et complémentaires que jamais.
Difficile de bouder son plaisir dès les premières mesures d’"Aiguisé comme une lame", massif et ultra dansant.
Leurs textes directs et engagés sont des décennies après d’une pertinence encore accrue, que ce soit "J’entend parler du Sida" (evidement couplé avec une reprise du riddim original, "Waitin in vain" de Marley), "Les riches" ou "Bleu blanc rouge".
Brûlot de 1995 qui aurait pu être écrit la semaine dernière.
"Peux tu me dire ce qui se passe, qui représente une menace, est ce toi qui ne veut pas perdre la face ? ooooooowww".
Repris comme un seul homme par toute la salle, ça vaut mieux que bien des débats à la noix.
On s’amusera pendant "Legaliser la Ganja" de voir les vigiles quadriller la salle en essayant en vain d’éteindre les joints allumés de toute part, les temps changent.
Les purs morceaux dancehall ne sont pas oubliés, de "Ca va clasher" à "Big Fyah" ou "Raggasonic crew", efficaces en diable.
Il y aura pour finir un freestyle et un passage ska terrible avec une reprise du "Rudi don’t fear" de Headline.
On pardonnera le rappel poussif sur "Faut pas me prendre pour un âne" en mode karaoké.
Avec cette prestation humble, généreuse et très physique, Raggasonic ont réalisé ce soir un retour sans faute.
Des photos du concert ICI
Shout Out Louds
5 Avril 2011, Cabaret Aleatoire.
Arrivé encore une fois trop tard pour voir un concert entier de Dondolo, les habitués des lieux qui finissent leur set avec une reprise des Vaselines et une version "ketaminée" d’un de leurs titres joués plus tôt.
Trop peu pour avoir un avis objectif si ce n’est que le son laisse franchement à désirer.
Et ce sera encore pire pour le concert d’après, de loin le plus mal sonorisé vu cette année.
C’est très dommage pour les Shout Out Louds qui méritaient bien mieux pour leur premier passage à Marseille.
Date assez surprenante au passage, le groupe très connu en Suède l’est moins ailleurs et est totalement confidentiel en France.
On le constatera rapidement, le peu de fans présents en ce mardi soir semble venir de l’autre pays de la pop, et confère à cette soirée une ambiance Erasmus qui n’est pas pour déplaire.
Parce que la Suède, en plus d’enfanter d’excellents groupes (si un tourneur qui lit ces lignes veut faire venir Acid House Kings ou les Those Dancing Days, qu’il ne se prive surtout pas), elle a aussi le public qui va avec.
Des éternels ados charmant(e)s et enthousiastes, connaissant par coeur les paroles des morceaux et qui reservent à Shout Out Louds un très bel accueil malgré ce son dégueulasse.
Pour le simple amateur venu par curiosité, difficile d’être aussi indulgeant et d’apprécier les envolées de ces musiciens.
Derrière ce maelstrom de basses inaudibles on distingue difficilement ce qui fait le charme de leurs disques.
Un chanteur au timbre vocal proche de Robert Smith, mélancolique et enjoué selon les morceaux, un guitariste émule des riffs carillonants de Johnny Marr, une ravissante clavièriste qui connait son New Order par coeur.
Et pour les morceaux les plus dansants un festival de cowbells et de percussions qui emballent les premiers rangs.
Un gros gachis qui en aura découragé plus d’un, je suis personnellement resté jusqu’à la fin surtout pour pouvoir essayer de me délecter de mon morceau préféré, le flamboyant (sur disque) "Impossible".
Mais ce qui sera impossible, ce sera de retenir autre chose qu’une grosse frustration en quittant les lieux.
Crocodiles
Sans doute va t’il falloir que le bruit tourne mieux mais une fois n’est pas coutume le printemps va régaler les amateurs de rock indé Marseillais souvent si frustrés.
Si la salle n’est pas pleine ce soir, on sent une certaine excitation dans l’air chez les amateurs du genre qui attendent au bar au son d’impeccables sélections des confrères des Sessions Fantômes (Panda Bear, Dum Dum Girls, et même les oubliés Juantrip…).
La seule personne qui a l’air de ne pas trop savoir ce qu’elle fout là ce soir, c’est celle qui fait la première partie.
Dodivers, à ce que j’ai compris devait ouvrir pour les Dodoz dont le concert prévu la veille a été reporté.
Pas sûr que c’était lui rendre service de le faire jouer devant un public qui n’avait rien, mais alors vraiment rien à secouer de sa chanson réaliste quelque part entre les Têtes Raides et le regretté Jean Meyrand.
20 minutes d’incompréhension polie et notre troubadour à banane finit son dimanche sous de maigres applaudissements.
Quelques galettes vintages plus adéquates plus tard, nous y sommes, les Crocodiles viennent percer le mur du son et montrer de quel bois ils se chauffent.
Depuis l’écoute enthousiaste de leur récent "Sleep forever" puis l’annonce de cette date, j’étais très curieux de voir ces émules de Jesus & Mary Chain en action et pas de suspense, c’est bien la claque attendue.
Dans le genre groupe qui n’invente rien mais le fait super bien, Crocodiles se posent là, usant de toutes les recettes (ficelles ?) des groupes shoegaze et garage qui les ont inspiré mais arrive par sa puissance et son style à sonner tout sauf réchauffé.
Si la chemise ensoleillée du chanteur peut amuser, leur rock est résolument noir anthracite, plein de reverb, de fuzz, sec et nerveux.
Le son de très bonne qualité permet d’apprécier pleinement ces bombinettes que sont "Mirrors", "Summer of hate", "Stoned to death" ou l’énorme "I wanna kill".
Les murs de guitares et la voix d’outre tombe qu’on devine ne font pas tout, on est scotché par cette basse qui claque, cet orgue Farfisa qui accentue le coté psychédélique des compositions et cette étonnante batteuse que rien ne semble perturber.
Aucun temps mort ou flagornerie pour le public qui se régale pendant tout le set, cloturé par une reprise du "Beat On The Brat" des Ramones avec qui ils partagent le goût de la concision et du cuir, le nom du groupe allant à merveille à ces Californiens mordants à souhait.
Des photos du concert ICI



