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Archive for octobre 2011

Rubin Steiner & Ira Lee, Applause

(Photos du concert ICI)

Cabaret Aléatoire, 27 Octobre 2011.

Drôle d’assemblage que cette soirée, mis à part qu’ils aient chacun des musiciens français, peu de choses en commun entre la première et la seconde partie.
Pour le coup on ne peut plus eclectique, et une fois n’est pas coutume j’ai largement préféré l’ouverture à la supposée tête d’affiche.

Rubin Steiner revient dans une salle qu’il connaît bien, pas plus tard que l’an dernier il accompagnait French Cowboy.
Cette fois ci c’est avec le rappeur Canadien Ira Lee, avec lequel il a sorti au printemps l’album "We are the future".

Un show minimaliste, sans musiciens additionels ou visuels poudre aux yeux, mais avec un son et une énergie maximales.
On connaissait le goût de Rubin Steiner pour les collages sonores et bidouillages en live, il s’en donne encore ici à coeur joie à mélanger rock, electro et hip hop avec un clavier et un sampler qu’il triture dans une bonne humeur communicative.

Son accolyte m’a rappelé par sa fougue et son humour les meilleurs moments de Buck 65 (pour la gestuelle) ou Busdriver (ce flow elastique).

Le public au départ clairsemé se laisse emporter par le groove du duo : les titres "Come Back To Me", "Get Your Hands Off My Records" ou l’excellent "Gay & Proud" qui ferait danser jusqu’à Christine Boutin font mouche.

Beaucoup d’échanges avec les spectateurs à qui Ira Lee viendra claquer la bise avant de laisser place à Applause.

Fait assez rare pour un groupe non local, ils ont déjà joué à Marseille il y a moins d’un mois, au premier soir de Marsatac.

Et a vraisemblablement drainé le même public, vu le nombre d’amateurs et surtout d’amatrices qui semblaient connaître les chansons par coeur.

Comme écrit plus haut, j’ai été nettement moins touché par ce groupe qui distille une pop agréable mais ultra convenue sur disque.

Sur scène, on attend en vain que les musiciens s’éloignent des modèles dont ils s’inspirent, un peu de folie, qu’ils se lachent un peu, le summum du mou du genou sera atteint sur une reprise desespérement scolaire du "White Rabbit" de Jefferson Airplane au rappel.

Et le chanteur, s’il a de la voix et une certaine présence, semble plus dans la posture que l’incarnation, singeant de manière parfois troublante mais souvent ennuyeuse Jeff Buckley.

Si certains desertent au fur et à mesure le succès est néanmoins au rendez-vous et on peut imaginer qu’avec plus encore d’emphase et de metier ces gens joueront dans de grandes salles (voire stades) à l’avenir.

Catégories:live review

Emission du 26 Octobre 2011

26 octobre 2011 5 commentaires

ESCORT "Caméleon Chameleon" (Club Remix)
YUKSEK "Always On The Run" (Peter & The Magician Remix)
METRONOMY "Everything Goes My Way" (Ewan Pearson Remix)
SIMONE FEDI "Bitter Devotion" (Ewan Pearson Remix)
LANA DEL REY "Video Games" (Joy Orbison Remix)
JOE GODDARD "Gabriel" (Ossie Remix)
TODDLA T "Streets So Warm" (Zed Bias Old Skool Remix)
STAR SLINGER "Dumbin’" (feat. Reggie B)
THE ROOTS "Make My" (ft Big K.R.I.T.)
DJ SHADOW "Scale It Back" (ft Little Dragon)

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Catégories:podcast

Emission du 19 Octobre 2011

19 octobre 2011 4 commentaires

MIDNIGHT MAGIC "Drop Me A Line"
HESS IS MORE "Creation Keeps The Devil Away"
NEW LOOK "Nap On The Bow"
GRIMES "Oblivion"
AQUARIUS HEAVEN "Can’t Buy Love" (ft Dani Siciliano)
DRC MUSIC "Hallo" (ft. Tout Puissant Mukalo and Nelly Liyemge)
KUEDO "Scissors"
A SIDES "Temperature’s Rising" (ft.MC Fats)
BURAKA SOM SISTEMA "(We Stay) Up All Night" (ft. Blaya & Roses Gabor)
AZEALIA BANKS "212"
MARTYN "Popgun"

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Connan Mockasin

15 Octobre 2011, Poste à Galène.

Le poste à galène affiche quasi complet ce soir pour la première et on l’espère pas la dernière venue de Connan Mockasin à Marseille.

Ca fait plaisir qu’un artiste de ce genre, au buzz favorable mais pas des plus accessibles, attire foule ici.

Je confesse n’avoir écouté jusqu’ici que son cinquième album mais après le concert étrange de ce soir une session de rattrapage s’imposera.

C’est par un remix de et joué par Erol Alkan au cabaret aléatoire ce printemps que son univers hautement psychédélique s’est invité dans mes écoutes nocturnes, avec le très long en bouche "Forever Dolphin love" qui composera la majorité de ce live.

Live parmi les plus planants vus ces dernières années tous genres confondus, en parfaite adéquation avec les tenues hippies du groupe, des chemises du chanteur au kimono ou peignoir très "excusez ma tenue je sors de la douche" du guitariste.

Digressions vestimentaires à part, Connan Mockasin c’est d’abord une voix très particulière, un filet qu’on peine parfois à entendre mais qui envoute la plupart du temps.
Et un son prenant où les guitares sont maitresses et si différentes d’un titre à l’autre, voire même à l’interieur du même titre.

Dès "Megumi the Milkway Above" on est transportés et intrigués, on bouge lentement de la tête sur "It’s choade my dear" (décidément trop courte).

La cavalcade d’"Egon Hosford" est l’occasion d’apprécier l’impressionant jeu de batterie, très Monochrome Set.

Les rêveurs "Unicorn in uniform" puis "Faking Jazz Together" et "Quadropuss Island" ralentissent un peu plus le tempo avec l’insensé "Forever Dolphin love".

Le morceau déjà fou sur disque est ici tellement malmené qu’il faudra quelques minutes avant de reconnaître cette fusée à plusieurs étages s’envoler vers des sphères insoupçonnées.

A ce stade de la chronique, force est de constater qu’il est vraiment difficile de retranscrire ce concert de doux dingues mais des sons et images restent incrustés dans la mémoire.

Le rappel est l’occasion pour le groupe de demander au public de se mèler béatement à la foule après avoir fait entonner l’inédit "I wanna roll" et non sans avoir nous avoir demandé de rester pour la soirée d’après pour faire la fête avec eux.

Des photos du concert ICI

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Amadou Et Mariam, Kid Creole & The Coconuts, Saul Williams (Fiesta des suds 2011)

16 octobre 2011 1 commentaire

Dock des suds, 14 Octobre 2011.

Très belle affiche pour cette ouverture de la Fiesta Des Suds qui fête cette année sa dèjà 20ème édition.
Beaucoup de monde comme toujours mais la soirée n’affichait pas complet et il était assez facile de se déplacer quelque soit le concert.

Les premiers à entrer en piste, c’est le fameux couple aveugle du Mali, Amadou Et Mariam, qui peuvent se vanter d’être le seul groupe au monde à avoir inspiré Manu Chao, Damon Albarn, Vitalic et Omar & Fred.

Jamais vraiment écouté leurs albums en entier mais je me souviens avoir beaucoup aimé en rentrant de soirée agitée un live diffusé à la tv un samedi à des heures indues.

Dès le premier "Es-ce que ça va" balancé avec un grand sourire, on sait que l’on va passer un moment bon enfant et musicalement très agréable.
Le groupe qui les accompagne est au taquet, en particulier le percussioniste aux dreadlocks au jeu ultra syncopé.
Les deux choristes y mettent du leur pour assurer l’ambiance avec des danses débridées qui enflamment sans peine la gent masculine.

J’ai trouvé le début sympathique mais un peu mou, si ce n’est l’occasion d’apprécier le jeu de guitare virtuose d’Amadou et le chant complice de sa douce.
Mais à partir de "Masiteladi" c’était bien dansant et l’alchimie avec les autres musiciens totale.
L’accueil timoré des morceaux inédits qui seront sur le prochain album fait vite place à des échanges chaleureux sur les tubes les plus connus du grand public.

A commencer par "La Réalité", encore plus disco funk que sur disque et assez irrésistible.
Les premiers rangs lui préféreront le fameux "Dimanche à Bamako" dans une version elle aussi très enlevée.

Au rappel, après une interminable liste de remerciements du regisseur au tour manageur, ptet même qu’elle incluait le chauffeur de bus, c’est le toujours émouvant "Je pense à toi" qui se charge de clore ce concert d’ouverture.
Quelques jeunes fans réclament "Sabali" en vain, mais on a quand même envie de leur faire un gros bisou.

S’il y a bien un groupe adoré que je pensais ne jamais voir un jour, c’est bien Kid Creole & The Coconuts.
Trop jeune pour les avoir connu à leur periode dorée, je leur voue un culte depuis une bonne dizaine d’années, ainsi qu’aux autres groupes du fantasque August Darnell (Coati Mundi, Dr Buzzard…).

Divine surprise cet été, non seulement sa venue à la fiesta est annoncée mais aussi un nouvel album enregistré avec un de ses plus dignes disciples, Andy Butler d’Hercules & Love Affair.

De l’honorable et groovy "I wake up screaming" sorti ces jours-ci, on n’en entendra pas une note ce soir mais durant plus d’une heure et demi, un généreux best of des tubes de ce grand monsieur.

"Ca fait longtemps que je n’étais pas venu à Marseille, certains d’entre vous n’étaient même pas nés, les autres, vous êtes devenus vieux" assène t’il goguenard.

Lui aussi mais après ce concert très physique, difficile d’admettre qu’il a 61 ans et toutes ses dents.
Du groupe originel, il est le seul avec l’incroyable ‘Bongo’ Eddie Folk aux percussions et ses hilares "Bonsouarrr".

Les autres musiciens, cuivres, guitares, claviers, sont pour la plupart Anglais, plus une choriste typée latino qui chantera pendant une interlude "You never can tell" de Chuck Berry.

Et les fameuses Coconuts ? Sublimes, forcément sublimes.

Trois blondes du genre Californiennes au chant mutin et aux danses ultra sensuelles, dans des tenues plus affriolantes à chaque changement.

Et qui d’autre que Kid Creole peut se permettre d’improbables costards roses ou jaunes avec une classe déconcertante, faisant passer Jim Carrey dans "The Mask" pour un modèle de sobriété.
Coté visuel donc, on en prend plein la vue, et musicalement c’est l’essence même du mot fiesta qui est jouée.

Dès "Caroline was a dropout" la machine à danser se met en ordre de marche pour ne jamais vraiment s’arrêter, avec juste une version un peu ska de "No fish today" où l’homme au chapeau présentera sa troupe.
"I’m a wonderful thing baby" suit, puis des "Endicott" et "Don’t take my coconuts" du tonnerre.

Le moment fort de la première partie est quand même un "Annie, I’m not your daddy" qui n’en finit plus, avec une énumération de tous les styles qu’il affectionne : salsa, boogaloo, tango, cha cha cha…

Lorsqu’il nous demande "do you wanna get funky", la temperature monte encore d’un cran avec l’inusable "Stool Pigeon".

Et à un des deux rappels, c’est à bord du "Lifeboat party" que les plus enthousiastes sont priés de monter.
Si je voulais faire le chafouin je déplorerai l’absence de "My Male Curiosity" ou d’un titre du dernier album, mais inutile de chipoter, le spectacle total proposé a largement depassé mes attentes et ravi vieux fans et jeunes néophytes.

Après avoir dansé tout le long, et malgré une crèpe réparatrice, difficile d’apprécier à sa juste valeur Saul Williams, adoré en 2005 au Moulin puis à Marsatac en 2008.

Son dernier album "Volcanic sunlight" sorti cette année le voit suivre une direction "pop" beaucoup moins à mon goût, mais il reste une bête de scène qui aurait gagnée à être programmée plus tôt ou dans un autre contexte.

Fini le temps où il était juste avec un dj ou guitariste, là c’est avec un groupe complet qu’il évolue et galvanise un public plus conquis que moi.

Eu le temps de voir les déclinaisons live de "Dance" et "Look to the sun" qui m’ont un peu fait penser à du TV on the radio en moins torturé, plus policé.

Rien à redire par contre sur la version accapella et glaçante de "Black Stacy" qui rappelle avec frissons ses précédentes prestations habitées.

Des photos du concert ICI

Catégories:live review

Emission du 12 Octobre 2011

12 octobre 2011 1 commentaire

L-VIS 1990 "Tonight"
CRAZY P "Changes"
EMELI SANDE "Heaven" (Nu:Tone Remix)
YASMIN "Light Up The World" (ft Ms Dynamite)
GOTH TRAD "Babylon Fall" (ft. Max Romeo)
LITTLE ROY "Heart-shaped box"
MAYER HAWTHORNE "Can’t Stop"
GENERAL ELEKTRIKS "Show Me Your Hands"
THE MIGHTY MOCAMBOS & CAROLINE LACAZE "Physique"
KID CREOLE & THE COCONUTS "Attitude"
CONNAN MOCKASIN "It’s Choade My Dear"
COLLEGE "A Real Hero" (ft Electric Youth)

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Le Prince Miiaou, Andromakers

8 Octobre 2011, Les Passagers du Zinc, Avignon.

Direction une fois n’est pas coutume la Cité Des Papes, pour une très belle affiche pop rock frenchy et au féminin.
Pas forcément facile de trouver la salle des Passagers Du Zinc quand on est pas du coin, genre de MJC discrète qui partage son parking avec une superette.
L’interieur m’a un peu fait penser à l’Affranchi avec son écran sur le coté, salle à taille humaine au bar très accueillant.
Beaucoup aimé l’état d’esprit et la petite affichette "Vous avez du Claude François" alors que la sono balance plutôt des trucs du style Nasser, Prodigy, Rapture ou plus surprenant, My Bloody Valentine.
Le public est un peu dispersé lorsque commence le set des Andromakers, coup de coeur régulièrement encensé mais pas revues depuis plus d’un an et un live un peu raté à Seconde Nature.
Ce soir, malgré quelques maladresses, ce sera tout le contraire, dans de bonnes conditions et devant une assistance plus ou moins attentive, elles ont assuré avec grâce première partie.
Le duo n’a pour l’instant qu’un EP 4 titres de couché sur disque mais une bonne dizaine de chansons jouées ce soir dont deux inédites à mes oreilles.
Toujours une grosse préférence pour les morceaux les plus mélancoliques comme "Autumn autumn" et "Antique paradise" dont de nouveaux arrangements m’ont encore une fois bluffé.
Les morceaux plus enjoués comme "The Golden Hour" ou "Dancing" me touchent moins, même si elles sont davantage accessibles pour entrer dans leur univers.
Leur son s’est étoffé avec davantage de materiel que leurs synthés cheap (mais tellement chic) habituels.
Nadège au chant s’en donne à coeur joie à tambouriner un caisson de batterie et une tablette sampler aux multiples effets.
Pour le nouveau et très réussi "Mayday", Lucille troque son clavier et son laptop pour une basse bondissante qui offre de nouvelles perspectives à leur pop.
On aura également le loisir de découvrir le lancinant "B for Beaches" pour finir, pas mal mais moins marquante que "Mayday".
Le public semble avoir apprécié et leur reserve des applaudissements nourris à leur départ, vos chroniqueur et photographe du soir encore une fois séduits.

La salle est désormais bien pleine pour Le Prince Miiaou alias Maud-Elisa Mandeau et son groupe qui ont grandement motivé notre venue en Avignon.
Leur concert prévu à Marseille au printemps avait été annulé faute de préventes, une frustration effacée ce soir.
J’avoue ne pas être un fan de la première heure, ayant été au départ rebuté par l’album "Safety First" (2009) écouté un peu trop vite.
C’est l’insistance d’un lecteur aux goûts proches qui m’a convaincu de suivre de plus près cette chanteuse qui a depuis sorti le long en bouche et mieux produit "Fill The Blank With Your Own Emptiness".
Pour autant, c’est en concert qu’il faut découvrir cette songwriteuse et ses musiciens dont le nom de groupe à mon avis ne donne pas très envie de s’y interesser.
En un peu plus d’une heure Le Prince Miiaou nous cajole pour mieux nous filer la chair de poule après.
Une sacrée présence non dénuée d’humour entre les titres, avec une voix déchirante et une tension progressive qui fait de chaque morceau une baffe magistrale.
On entre dans un univers à fleur de peau nourri au meilleur du rock indé des années 90, qu’il soit anglo saxon (PJ Harvey, Cat Power voire The Delgados) ou français.
Lorsqu’elle se met à interpréter dans sa langue maternelle l’impudique "Frénésies" puis plus loin l’encore plus dérangeant "No Compassion Available", on pense au dénuement et à l’intransigeance de la défunte écurie Lithium.
Des morceaux où l’alchimie avec ses musiciens fait merveille, avec un violoncelle menaçant ou un piano hanté.
Du précédent album on entendra aussi "Football team", le reste étant extrait du dernier disque qui semblent avoir été écrits pour le live.
De la colère et de l’énergie à foison sur "A Story of Devotion" et "Be Silent", une ambiance plus relachée sur "I Love Nobody" ou "Hollow Hero" à la basse entêtante.
Pour le presque joyeux "Turn me off", Maud propose au public medusé de jouer de sa flûte de bec après avoir souhaité en musique l’anniversaire de son guitariste.
Le concert se termine avec le beau "We Both Wait", mais inutile d’attendre un rappel ce soir.
A son retour après des applaudissements nourris, elle nous annonce qu’elle n’en peut plus à cause d’une bronchite mais ajoute avec sourire "ça ne se voit pas parce que j’étais très professionelle".

Des photos du concert ICI

Catégories:live review

Emission du 5 Octobre 2011

5 octobre 2011 1 commentaire

CRAZY P "Open For Service"
CALANX "Glossin"
GUI BORATTO "Striker"
MARTYN "Viper"
JOKER "Milky Way"
RADIOHEAD "Lotus Flower" (SBTRKT Remix)
M83 "Midnight City" (Trentemøller Remix)
DEATH IN VEGAS "Your Loft My Acid"
ANDROMAKERS "Song For My Dog"
ZOLA JESUS "Avalanche"
GIRLS "Love Like A River"
THE MIGHTY HANNIBAL "The Right To Love You"

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Catégories:podcast

The Shoes, The Dø, Friendly Fires (Marsatac 2011)

Cabaret Aléatoire, 29 Septembre 2011.

Et c’est donc parti pour la déjà 13ème édition du festival Marsatac dont le succès ne se dément pas puisque cette soirée et les deux suivantes affichent sold out.
Une réussite qui fait plaisir pour qui les suit presque depuis le début (première chronique en 2003, ça ne nous rajeunit pas), mais globalement trop peu de choses jamais vues où à mon goût pour faire les trois soirs.
Mais très envie de voir si Friendly Fires sont à la hauteur de leur réputation scènique (réponse plus bas) et enfin voir The Dø que j’ai réussi à rater quatre ou cinq fois dans le coin.
Beaucoup de monde à mon arrivée, et difficile de bien se placer pour le live de The Shoes.

Ce sera malheureusement sur un des cotés, sans pouvoir vraiment apprécier à cause d’une chaleur à la limite du soutenable et, plus génant, d’un son particulièrement atroce.
Bon cela dit leur musique n’est pas du genre à faire dans la finesse, ces ex-The Film balançant un son lourd parfois un peu lourdingue.
Pas de quoi leur envoyer des shoes sur la gueule (quoique balancer un sample grillé du "show me love" de Robin S en 2011, ça sent un peu la chaussette) mais rien de mémorable.
Un pote aussi décontenancé me souffle que les deux batteries qui assurent une grosse dynamique font un peu Blue Man Group ou Tambours du Bronx, ouille.
Bon ils ont quand même quelques tubes efficaces en fin de set : "People Movin" et le bien nommé "Time to Dance" electrisent un public déjà bien dans l’ambiance.

Curieuse idée de les avoir programmé avant The Dø, dont la musique est nettement moins festive.
J’arrive à rejoindre d’autres potes au premier rang, entourés de fans du groupe (dont un leur a offert un maillot de l’OM floqué the do) passablement agacé par des festivaliers plus ou moins lourdauds.
Là le son est bien meilleur et pour qui est sensible au charme de la chanteuse drappée de bleu, les efforts en valaient la peine.
Pas bien compris le rejet en bloc que suscite ce groupe chez certains, le concert, bien qu’imparfait, a ses bons moments.
La voix pleine de nuances et le jeu de scène un tantinet théatral voire chorégraphié installent une atmosphère dès le premier titre.
On ne reconnaît pas toujours du premier coup les morceaux de leurs deux albums, sans aller dans l’improvisation totale, les versions proposées s’adaptent bien au contexte.
Beaucoup aimé les montées en puissance de "Slippery Slope" et "Gotta Be Sick" avec moult percussions, l’intensité de "On My Shoulders" (même si la présence de saxo ne remplace pas les sublimes cordes de l’originale) et le final aérien de "Dust It Off".
Un peu moins convaincu par d’autres titres qui tournent parfois à la démonstration mais, malgré ces reserves, dans l’ensemble ça l’a fait pour moi.

On ne quitte pas le cabaret pour la grande affaire de cette première soirée jusque là inégale, le live détonnant des anglais Friendly Fires, qui foulent le sol Phocéen pour la première fois.
Bien aimé leur premier album et rapidement écouté leur second mais entendu beaucoup de bien de leurs concerts.
C’est effectivement un groupe qui se donne à 200% sur scène et bouscule dans le bon sens, gommant totalement le coté parfois policé de leurs disques.
On s’amuse au départ de ne pas entendre la voix du leader, encore un ingé son en bois ou bien es-il déjà aphone ?
Vu la débauche d’énergie on penchera plutôt pour la seconde option.
On oublie également que la semaine n’est pas terminée et que demain y a boulot, impossible de rester impassible, de ne pas danser sur cette machine à se trémousser, qui faît encore plus monter la température des lieux.
Déchaîné et sous l’emprise d’on se sait quel dopant, l’étonnant Ed Macfarlane ne restera jamais sur place et quittera souvent la scène pour hurler et gesticuler dans le public.
Un pétage de plomb frénétique proche du chanteur de Chk Chk Chk avec qui il partage également un gout pour les chemise aux couleurs bien criardes.
Les autres membres sont au diapason, le guitariste montant souvent sur l’estrade au dessus du batteur dont le jeu impressionne.
Contrairement à The Shoes plus tôt qui abusaient un peu de parties pré-enregistrées, le son est ici très organique, avec quelques cuivres bien funk.
On ne décèlera aucune baisse de régime, le public pogote, slamme joyeusement et se régale et réagit aux refrains imparables du combo.
Des connus par coeur "Paris" à "Jump in the pool" aux plus récent "Live Those Days Tonight", ce tir (ami) groupé n’a épargné personne.
On quitte la salle en retrouvant enfin un peu de fraicheur, avec "Hawaiian air" dans la tête, et un petit gout de paradis.

Des photos de la soirée ICI

Catégories:live review
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