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Archive pour juin 2012

Emission du 27 Juin 2012 (spéciale 90′s groove)

27 juin 2012 1 commentaire

NAS "The Message"
CRU "Just Another Case" (ft Slick Rick)
ADDIS BLACK WIDOW "Innocent"
1000 CLOWNS "(not the) greatest rapper"
DEFINITION OF SOUND "Pass The Vibes"
RAE & CHRISTIAN "Spellbound" (ft Veba)
IMANI COPPOLA "Legend Of A Cowgirl"
INCOGNITO "Don’t You Worry ‘Bout A Thing"
THE BRAND NEW HEAVIES "Dream On Dreamer"
MISTY OLDLAND "A Fair Affair"
BROOKLYN FUNK ESSENTIALS "The creator has a master plan"
DJ SHADOW "Organ Donor (Extended Overhaul)"

Catégories:podcast

Emission du 20 Juin 2012

DAVID BYRNE & ST VINCENT "Who"
USHER "Twisted" (ft Pharell)
ONRA "After Hours" (ft. T3)
LITTLE BOOTS "Headphones" (Dimitri From Paris Remix)
BRODINSKI "Nobody Rules The Street" (ft. Louisahhh!!!)
JUPITER "Juicy Lucy (Needs a Boogieman)"
HOT CHIP "Don’t Deny Your Heart"
PARA ONE "When The Night" (ft. Jaw)
KINDNESS "Gee Up"
FRIENDS "I’m His Girl"
ANYTHING MARIA "Cold Smoke"
LEON WARE "Orchids For The Sun" (ft. Quadron)
BOBBY WOMACK "Dayglo Reflection" (ft. Lana Del Rey)
COCOROSIE "Tearz for Animals" (ft Antony Hegarty)

Catégories:podcast

Duchess Says, La Sera, We Have Band, Kelly Und Kelly (Rockorama #4)

Photos de la soirée ICI

16 Juin 2012, Tour Royale.

Pour une raison qui m’échappe, quand l’été se profile le Var s’avère nettement mieux doté coté concerts qui m’interessent qu’à Marseille.

Avec le pointu Midi Festival à Hyères, les réjouissantes Plages De Rock à St Tropez et, dans une moindre mesure, les plus maintream Voix Du Gaou.

Avant ça, c’était ce week end à Toulon d’avoir la chance de voir des groupes plus ou moins indé.
Pour sa déjà quatrième édition le festival Rockorama nous sert ce samedi un plateau de choix.

Pour ne rien gacher l’endroit face à la mer est superbe, la déco marrante (toilettes dans un camping car), les consos à prix raisonnable et le staff très cool.

Ajoutez à ça des dj’s qui assurent avec goût les transitions entre les groupes, on se sent bien ici et on reviendra dès que possible.

Jamais entendu le premier groupe, Kelly Und Kelly, apparament du coin qui propose un rock matiné d’electro entraînant mais assez banal.

Genre de sous-The Kills qui priviligerait plus le son que les chansons, aux mimiques assez caricaturales et aux poses vaguement subversives.

C’est surtout visuellement qu’ils retiendront notre attention, la chanteuse au short très mini n’hésitant pas à enlever le haut pour finir.

Le groupe qui suit est beaucoup plus sage en apparence, il s’agit des Americains de La Sera, autre projet de la bassiste des Vivian Girls.

Le contraste n’est pas que dans l’attitude, on a ici de belles mélodies qu’elles soient garage rock ou plus pop, sous haute influence 60′s.

Une chanteuse au joli minois à la voix agréable qui s’adresse beaucoup au public, des musiciens classe, on passe un bon moment alors que le soleil nous quitte.

Autant d’atouts qui ne suffiront néanmoins pas à faire décoller la soirée, le public restant statique et dispersé pendant le set.

Ce que ne va pas accepter le chanteuse incroyable des non moins furibards Duchess Says : dès les premières secondes elle s’arrange avec de grand gestes et un regard autoritaire à ce que tout le monde se masse autour de la scène.

La suite est fantastique et aucun superlatif ne rendra compte de la folie que les Canadiens ont insufflé à cette soirée, un des concerts les plus chaotiques auxquels j’ai pu assister.

Basse énorme, batterie métronomique, claviers oppressants, le combo post-punk administre un son terrifiant et en même temps très dansant dont on ne sortira pas indemne.

La chanteuse hurle des onomatopées et ne tient jamais en place.
Elle se jette dans la foule, chante et gesticule sans arrêt, une vraie tornade qui emporte tout sur son passage.

Avec son délicieux accent Quebecois nous fait rire avec ses saillies ("Viens le dire en face" à un spectateur qui se la ramenait un peu) quand elle n’asperge pas de bière les premiers rangs.

Et le public est enfin receptif et pour les premiers rangs, déchainé, pogos et slams sont de la
partie.
Lors de leur tube discoïde "Black Flag", les plus motivés montent sur scène danser avec le groupe, dont Céline des Inthegarage qui les avait faire venir à Marseille il y a quelques années.

Une prestation phénoménale, épuisante mais jouissive, qui justifie à elle seule notre déplacement ce soir.

La tête d’affiche, We Have Band, paraîtra forcément fade à coté.

On les avait bien aimé, sans plus, fin 2010, on les retrouve un peu laborieux à rentranscrire les titres de leur dernier album paru au printemps.

Le son des voix n’est toujours pas à la hauteur, avec un batteur jouant trop fort et souvent à contretemps.

On sauvera parmi les morceaux récents "Tired of running" et sa basse très Metronomy, et puis les vieux singles qui fonctionnent encore assez, "You came out" et "Oh.

Mais globalement la sauce n’a pas pris cette fois, n’éclipsant en aucun cas l’excellence du groupe précédent, et la réussite globale de cette soirée.

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Laetitia Sadier

Photos du concert ICI

14 Juin 2012, Les demoiselles du cinq.

Dernier concert de cette édition 2012 du festival B-Side qui aura encore une fois fait venir la crème du rock indé.

C’est l’occasion de remettre les pieds rue de l’arc pour découvrir Les Demoiselles Du Cinq à l’endroit même où il y avait le regretté Reveil chargé en souvenirs.

Déco méconnaissable et accueil chaleureux, pour autant pas sûr que c’était l’endroit le plus adapté pour les concerts de ce soir.

Certes c’était plein à craquer et tant mieux pour les organisatrices, mais combien au final s’étaient déplacés pour l’exquise Laetitia Sadier et les prometteurs Eastern Commitee ?

Ces derniers se chargent d’ouvrir les festivités avec un live très plaisant.
Duo devenu trio depuis la dernière fois que je les avais vu, ils commencent par des morceaux à dominante instrumentale qui pourraient pas leur ambiance desertique et cinématique les rapprocher de Giant Sand.

Et quelques titres plus tard, les compositions se font plus enlevées, la batteuse/chanteuse hausse le ton, les guitares se font plus nerveuses, et le clavier se lance dans une cavalcade répétitive et hypnotique du plus bel effet.

Assurément un des groupes locaux à surveiller pour les amateurs du genre.

Qui étaient donc un certain nombre à attendre le concert guitare/voix de la chanteuse de Stereolab, dont le dernier passage (je n’y etais pas) à Marseille remonte à 1999, autant dire une éternité.

Elle débute avec un extrait de son 2e album solo à venir, le planant "Find Me the Pulse of the Universe" qui nous plonge directement dans une ambiance aerienne, portée par sa voix douce et pleine de nuances.

"Comme vous êtes des gens sympathiques, je vais vous jouer un morceau de mon groupe" dit elle avant d’entonner " International Colouring Contest" en hommage à l’artiste obscure Lucia Pamela.

Tout le concert est une ode aux figures de l’underground comme ce "By The Sea" emprunté aux cultes Wendy & Bonnie.

Elle chantera également un morceau de son autre groupe Monade, "Wash and dance" et son hurlement final détonnant.

Hommage est également rendu à feu Trish Keenan de Broadcast avec le troublant "Silent Spot".
La plupart des autres titres sont extraits de son premier disque solo : "Natural child", "Ceci est le coeur", "Statues can bend".

Concert qui aura paru très court aux fans hardcore de la chanteuse, davantage émus d’enfin la voir ou revoir qu’impressionés par ce concert non exempt d’imperfections.

Si l’on excuse volontiers les quelques hesitations et soucis techniques inhérents aux moyens du bord, on déplorera hélas un vrai manque de respect d’une bonne partie de la salle, bruyante et déconcertante, d’une attitude incompréhensible sachant que l’entrée était payante.

Ce gros bémol mis à part, on repart néanmoins sous le charme de cette chanteuse discrète et atypique qu’on espére revoir dans de meilleures conditions.

Catégories:live review

Emission du 13 Juin 2012

CITIZENS! "Reptile"
GAZ COOMBES "Break The Silence"
HOT CHIP "How Do You Do"
WE HAVE BAND "Tired of Running"
LA SERA "Please Be My Third Eye"
THE LAST "Sexy Dog"
LAETITIA SADIER "Find Me the Pulse of the Universe"
THE MYNABIRDS "Radiator Sister"
BOBBY WOMACK "Stupid"
THE BAMBOOS "The Wilhelm Scream" (ft. Megan Washington)
THE HEAVY "What Makes A Good Man?"
OH NO "Sound Off" (ft. Termanology & Easy Money)
CYPRESS HILL & RUSKO "Can’t Keep Me Down" (ft Damian Marley)
DUB PISTOLS "Mucky Weekend" (Ft. Rodney P)

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M83

Photos du concert ICI

Cabaret Aléatoire, 10 Juin 2012.

Prévu initialement au Dock des Suds, ce concert aura attiré au Cabaret Aléatoire une très belle affluence pour un dimanche de Juin.

C’est peu dire qu’ils étaient attendus M83 vu le succès de leur dernier album des deux cotés de l’atlantique, et également du au fait qu’ils n’étaient pas passé à Marseille depuis 2005.

En première partie, un groupe Anglais, les Men Without Country qui partagent avec l’Antibois le même producteur.

Une rapide écoute du dit album ne me donnait pas plus envie de les voir, mauvaise impression confirmée avec ce concert mou du genou et souvent inaudible.

Ce qui m’a particulièrement agacé, en plus de leur manque d’originalité, c’est le mix déplorable des voix noyées sous les synthés.

Retenu aucune chanson en particulier, si ce n’est une reprise très moyenne du "All is full of love" de Björk.

Les lumières se rallument et force est de constater qu’à part quelques trentenaires habitués des salles rock, la moyenne d’age est plutôt jeune avec, plus étonnant, des midinettes en mode groupie avec le nom du groupe écrit sur leurs jambes.

Une boucle extrêmement repetitive nous fait patienter, et Antony Gonzalez (dont la ressemblance avec Jeremy Menez amuse les footeux) et ses musiciens investissent la scène dans une ambiance électrique.
"Ca fait plaisir de rejouer ici et parler Français pour changer" dit il visiblement ravi, il n’interviendra néanmoins pas beaucoup plus dans la soirée.

Cela commence très logiquement par "Intro" hanté sur disque par Zola Jesus et qui met à contribution la chanteuse et multi instrumentiste Morgan Kibby au timbre plutôt agréable.

Le ton est donné, en live M83 c’est un trip rouleau compresseur, une grosse machine son et lumières objectivement impressionnante.

Les animations sur néons vont bien avec les explosions de beats et de guitares, on découvre le groupe équipé à ce niveau et on comprend un peu mieux la présence d’enormes bus et camions à l’entrée.
Beaucoup de titres du dernier LP, dont les pétaradants "The bright flash", "Steve McQueen", et "Reunion" qui font trembler la salle et finissent un peu par assommer.

Aussi puissant qu’est le son administré, l’execution mécanique de l’ensemble laisse assez peu la place à l’émotion, c’est efficace mais très froid au final.

Evidement le public exulte au moment du tube "Midnight city" et son saxo rêveur, qui fera chanter aux fans le gimmick "wah ouh ouh wah" avant le rappel ce qui change un peu des "woh ho ho ho" et autres "po po po po po po".

Le concert se finit avec un de leurs morceaux les plus dansants, "Couleurs" et on se met un peu à regretter que ce coté electro qui plaisait tant sur leurs premiers disques (pour la plupart zappés ce soir) ait été à ce point mis en retrait.

Cette direction rock tout azimuts et la relative brieveté du concert, compte tenu du prix de la place et de leur déjà riche discographie, me laissent un sentiment mitigé.

Pour autant la grande majorité du public, salué par le groupe avec des coeurs kikoo lol embarassants, semble avoir adoré et c’est tant mieux pour le groupe qui n’attendra probablement pas 7 ans de plus pour revenir dans le coin.

Catégories:live review

Emission du 6 Juin 2012

AZEALIA BANKS "1991"
DISCLOSURE "What’s In Your Head"
CYPRESS HILL & RUSKO "Roll It, Light It"
DUB PISTOLS "Bang Bang" (Ft Kitten And The Hip)
PRINCE FATTY & HOLLIE COOK "And The Beat Goes On"
BEST COAST "Up All Night"
THE HUNDRED IN THE HANDS "Keep It Low"
LIARS "No. 1 Against the Rush"
CITIZENS! "Monster"
SCISSOR SISTERS "Baby Come Home"
SAINT ETIENNE "Last Days Of Disco"
THE RAPTURE "In The Grace Of Your Love" (Pional Remix)

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Washed Out

Photos du concert ICI

4 Juin 2012, Cabaret Aléatoire.

Pour la dernière soirée de sa première (et on l’espère pas dernière) édition, on ne pourra pas blâmer le festival Find Out d’avoir joué la facilité.

C’est déjà difficile d’imaginer que beaucoup de Marseillais écoutent de la Chillwave mais espère du monde pour un groupe somme toute peu connu un lundi relevait de la douce utopie.

Sans surprise, nous devons être une trentaine à tout casser à apprécier diversement le set du Lyonnais Pyramid.
Des sélections electro house qui me sont pour la plupart inconnues, tout juste reconnu un titre de Nina Kraviz et un remix du "Paradise Circus" de Massive Attack.

Markovo prend la suite pas dans sa version groupe mais en mode platines, on décroche assez rapidement de ses BPM frénétiques qu’il aurait été à mon goût plus judicieux de programmer en after.

La soirée peine un peu à décoller mais l’attente en vaudra la chandelle avec le live de Washed Out.

Seul maître à bord sur disque, Ernest Greene est en concert accompagné d’un groupe comprenant une chanteuse, un bassiste et un batteur.

Et quasi chaque membre utilise un clavier ou sampler, on s’en serait douté à l’écoute du EP "Life of leisure" (2010) et de l’album "Within and without" sorti l’an dernier.

Comment décrire leur genre sans user et abuser de métaphores fumeuses du genre "BO lascive de film imaginaire qui reste à tourner" ?

Les shoegazeurs avaient leur mur de guitares, Washed Out un écran total de synthés lancinants derrière lequel on entend des chants mélancoliques, en retrait mais pas totalement noyés.

Un trip d’où peu de titres("Amor fati", "Feel it all around", "Eyes be closed"…) se dégagent vraiment, comme leurs disques qui s’apprécient davantage d’une traite, à contrepied de l’ère du shuffle.

Les titres se suivent et se ressemblent à peu près à quelques variations près mais la rythmique s’avère au final assez hypnotique.

A défaut d’être totalement passionant le concert, sans temps mort, laisse un bon souvenir et ravit une bonne partie du public qui s’est nonchalament déhanché tout au long du concert.

Curieux de voir comment ils évolueront par la suite et ce que donnent d’autres groupes du même style (Neon Indian, Toro Y Moi…), dans un contexte plus favorable que cette soirée qui aurait mérité une toute autre exposition.

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Smoove & Turrell

Photos du concert ICI

Fort Ganteaume, 1er Juin 2012.

Agréable surprise que de voir annoncés Smoove & Turrell à Marseille, ayant beaucoup diffusé leur album "Antique Soul" en 2009 et bien apprécié leur "Eccentric audio" l’an dernier.

D’autant plus étonnant que, relativement peu connus dans leur Angleterre natale, ils ne sont à ma connaissance jamais passés en France.

Joli coup pour le festival Be Fort qui nous fait découvrir par la même occasion un joli lieu appartenant jusqu’il y a peu aux armées, le fort Ganteaume.

Contraste en arrivant sur les lieux avec le sourire des personnes à la caisse et les mines très videur de boite de nuit des vigiles.

En voyant qu’il y a seulement deux toilettes sèches d’installées on est prévoyant en imaginant un peu le souk que ça va être en fin de soirée.

On est rassuré, dans une ambiance très VIP (avec petits fours, champagne et huitres) de croiser quelques connaissances en mode "qu’est ce que je fais là", et amusés d’y reconnaître un acteur de "Plus Belle La Vie" (celui qui joue Thomas me souffle t’on).

Originalité, avant le concert des Anglais nous auront droit à une prestation de danse avec des membres de la troupe Prejlocaj.

Le DJ Blockman prend la suite avec des bootlegs convenus mais plaisants.

Smoove & Turell entrent en scène sous un léger mistral et devant une piste quasi vide qui se remplira heureusement au fil des premiers morceaux.

Pas de cuivre présent mais de bons musiciens, un batteur dont c’était la première fois avec eux, un guitariste et un bassiste qui font le boulot.

Mention au clavieriste, à la coupe de cheveux improbable entre Cabu et Bernard Thibault, au groove irresistible, faisant souvent le pitre voire l’amour à son instrument.

Jonathan Watson alias Smoove est aux percussions tandis que John Turell chante avec une voix de velours assez troublante.

Pour les avoir beaucoup écouté sans voir leur photo, ça fait un peu bizarre de se retrouver avec des blancs comme neige.

Ils se débrouillent assez bien pour décoincer une partie du public avec une série de singles taillés pour les soirées groove.

"You don’t know", "I can’t give you up", "Hard work", c’est du funk un brin propret mais efficace.
Les morceaux moins dansants permettent d’apprécier la facette soul du duo, et une voix décidément agréable.

La reprise du "Don’t go" de Yazoo passe très bien, tout comme le récent "Broke" qui arrive à nous faire danser sur un sample de…Michel Fugain.

Le groupe nous quitte avec au rappel une autre reprise, moins décalée, du "I’m a man" de Chicago.
Pas un concert incroyablement explosif vu le contexte mais on a plutôt passé un bon moment.

Un dj d’electro a pris la suite, Electric Rescue, mais la froideur de son début de set et le niveau très faible de la sono façon musique d’ambiance ne nous donneront pas envie de rester d’avantage.

Catégories:live review

Girls

Photos du concert ICI

Cabaret Aléatoire, 31 Mai 2012.

Ambitieux dans sa programmation avec pas mal de groupes émergeants et de belles têtes d’affiches rock et electro, le festival Find Out l’est d’autant plus en cette fin de saison où la chaleur Marseillaise n’aide pas vraiment à remplir les salles de concert.

Pour autant le cabaret est correctement rempli à mon arrivée alors que les Gender Bender jouent leur dernier morceau dans une ambiance festive.
A découvrir plus tard pour ma part.

Le deuxième groupe s’appelle Toy mais n’a rien d’un jouet extraordinaire.

On passera sur les coupes de cheveux risibles des membres masculins et le mini short afriolant de la fille au clavier, c’est au niveau du son que Toy déçoit.

Sympathique sur disque, leur new wave teintée de shoegaze s’avère ce soir assez indigeste, jouée à un volume ridiculeusement élevé pour la salle.

Aux dires d’un des organisateurs dépités, c’est le groupe lui même qui en cause, choisissant délibérément de booster leurs chansons comme si on était au Stade Vélodrome.

La salle se vide progressivement et les oreilles les plus téméraires auront quand même décelé quelques mélodies sans doute appréciable dans un autre contexte.

Il se fait tard et Girls investissent la salle toute acquise à leur cause tant leurs deux albums ont rencontré un certain succès critique et public.

C’est leur tout premier passage à Marseille, après seulement deux dates au festival Midi qui a contribué à les faire découvrir.

Et là, fini l’esbroufe, les quelques fleurs disposées sur scène ne font que souligner l’extrême raffinement de la musique proposée par Christopher Owens et sa bande.

Ceux venus par hasard attirés par les singles fulgurants "Honey Bunny" et "Lust For Life" en seront un peu pour leurs frais, le concert est en grande majorité porté sur les chansons les plus calmes de leur répertoire.

Ce qui frappe d’entrée, c’est la voix touchante et aérienne du chanteur, qui rivalise presque avec celles de ses choristes gospel.

La section rythmique n’est pas en reste, plus qu’un simple groupe de rock indé, il s’aventure dans le folk et le blues avec beaucoup d’aisance.

Pas mal de morceaux issus du dernier album en date, avec évidement le moment de bravoure "Vomit", plus de 6 minutex de tension progressive à couper le soufle, suivi d’une ovation presque aussi longue.

J’ai néanmoins une préférence pour la très soul "Love Like A River" qui est jouée et chantée de manière aussi sensuelle que sur disque.

Un petit rappel et puis s’en va, avec decrochage des fleurs pour certaines spectatrices au premier rang.

Catégories:live review
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