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Black Lips, Veronica Falls
Photos du concert ICI
26 Juillet 2012, Les prairies de la mer, Grimaud
Après l’agréable soirée au parfum de revenez y avec Santigold et Cast Of Cheers, retour à Plage de Rock. pour une deuxième ration et soleil et décibels.
Cette fois ci ça se passe dans la scène habituelle, au sein même du camping, entre deux bungallows et une fête foraine.
Pas grand monde pour le premier groupe qui une fois n’est pas coutume est celui qui motivait notre venue.
Veronica Falls, que l’on suit depuis 2 ans et ses singles chez Captured Tracks sont déjà passé dans le var, l’an dernier au festival Rockorama.
Leur album eponyme sorti l’automne dernier n’a fait que confirmer les espoirs placés en ces Londoniens qui puisent dans le meilleur du rock indé anglais des vingt dernières années.
Le peu d’ambiance laisse deviner que très peu sont venus pour eux.
Leur prestation un rien austère et statique ne fera que rarement réagir les curieux.
Et, on le savait un peu avant de les voir live, la justesse des chants n’est pas leur fort non plus.
Si leur court concert n’est donc pas la claque espérée, il reserve aux quelques fans de bons moments.
Parce que leurs guitares carillonantes et nerveuses sont au rendez vous, leur bassiste efficace est des plus élégantes, leur batteur au taquet.
Et surtout les chansons sombres, urgentes, sensibles, peut être un peu trop subtiles à digérer à l’heure de l’apero sont impeccablement executées.
Avec le triplé gagnant "Beachy head", "Bad Feeling" et "Find love on a graveyard", Roxanne Clifford et ses comparses, peu expansifs mais indéniablement doués, nous régalent.
On aura droit à un inédit et une reprise avant que le groupe ne s’éclipse en ayant peut être gagné quelques nouveaux adeptes.
La place est pleine à craquer plus tard pour les Black Lips qui tardent à commencer, en s’excusant de faire des balances à l’arrache devant nous à cause d’un très long trajet.
Je n’ai jamaus longtemps écouté leurs albums mais avait un a priori positif sur la réputation scènique de ces quatre branleurs dans le vent.
C’est effectivement un groupe de scène, rigolard, généreux bien qu’un peu fatigué (et fatigant parfois).
Et, et c’est une des clés de la soirée, totalement en phase avec sa jeune audience, qui envahira plusieurs fois la scène au grand dam d’une sécurité dépassée.
Une fois accepté l’idée que ce sera brouillon et braillard du début à la fin, on se surprend à bien aimer ces rejetons des Ramones qui déroulent leur tubes comme on s’enfile des Churros.
"Bad kids", "O Katrina", "Modern art" sont évidement de la setlist, et bien d’autres provoquant des pogos et slams bon enfant.
Pour le néophyte, tout cela parait un peu long et repetitif, mais la majorité du public agité semble s’être bien amusé, d’autant qu’une after était annoncé par le guitariste à plusieurs reprises.
On quitte cette décidément bien sympathique Plage de Rock après avoir ri une dernière fois sur le t-shirt Britney Bitch qu’ils proposaient au stand.
Avec en fond, la sono qui crache "I could sleep for a thousand years / A thousand dreams that would awake me" du Velvet, on rêve déjà de revenir l’été prochain.
Santigold, The Cast Of Cheers
Photos du concert ICI
24 Juillet 2012, Les prairies de la mer, Grimaud
Comme je le soulignais à l’occasion du festival Rockorama, c’est dans le Var que ça se passe en Juillet pour l’amateur marseillais de rock indé déjà plus ou moins frustré le reste de l’année.
Pas la chance cette année de se rendre au défricheur Midi Festival mais possibilité d’aller à deux dates des improbables par le lieu (un genre de camping de luxe) Plages De Rock que je tenais en haute estime.
Fujiya & Miyagi, Chk chk chk, Elysian Fields, Dum Dum Girls, Friendly Fires et d’autres que je n’ai jamais eu la chance de voir comme Emiliana Torrini y sont passés.
Gratuitement.
A l’aune de Marseille 2013, on regrette évidement qu’un évenement similaire sur les plages du Prado ou au Parc Borely relève de la pure utopie.
Ouverture de la soirée avec les Irlandais de The Cast Of Cheers dont le premier album "Family" est paru le mois dernier.
Premier essai qui ne m’a pas spécialement marqué, mais dont les morceaux courts et percutants s’avèrent taillés pour la scène.
Sans originalité aucune mais avec énergie et humilité, le groupe met une bonne partie du jeune public dans sa poche.
Un peu pensé aux Rakes et à Foals en dansant sur leur Brit pop aux relents post punk, avec un batteur survolté, des riffs rapides et lignes de basses entêtantes.
On y entend aussi un peu de Vampire Weekend pour ces accords un peu exotiques et un synthé moins raccoleur que la moyenne des groupes actuels.
Difficile d’évaluer la durée de vie de leurs minintubes "Animals", "Human Elevator" et surtout "Trucks at night" mais les intentions étaient là.
Ne nous voilons pas la face, c’est principalement pour Santigold que beaucoup ont fait le déplacement.
Premier passage dans la région pour la New Yorkaise, son groupe et ses danseuses, aux looks aussi étudiés que leurs chorégraphies.
C’est plus un show qu’un concert à proprement dit, si les parties instrumentales sont jouées pour la plupart, il y a à priori pas mal de play back coté voix.
Au moins pour les morceaux où elle danse frenetiquement, se déplace tout au long de la scène disposée exprès, les musiciens étant au second plan.
Ce bémol à part, tout ce qu’on aime dans ses deux albums est là, une pop mutante sensuelle et eclectique, qui reprend les choses là où les a laissé M.I.A. qui semble s’être perdue en route depuis le succès de "Paper Planes"
Coller une etiquette à Santigold est totalement vain puisqu’elle maîtrise tous les genres qui nourissent sa musique.
C’est à la fois rock, soul, dub et mis à part quelques titres laidback comme "Anne", difficile de ne pas bouger ses fesses.
Aligner d’entrée des bombes comme "Go", "LES artistes", "Lights Out" et "Say Aha" place la barre très haut.
Petite session kuduro avec les danseuses et elle revient avec le "Hold the line" de Major Lazer et son récent et meilleur single à ce jour, le formidable "Disparate Youth".
Grosse ambiance avec l’autre tube du dernier disque "The keepers" et surtout avec le débridé "Creator" où elle invite des dizaines de fans à danser sur scène.
Ca devient un peu le bordel un peu dans les premiers rangs et j’apprécie d’un peu plus loin la fin du show avec notament "Big mouth", "Unstoppable" ou une reprise du "Bootay" de Spank Rock.
Santigold n’a peut être pas encore écrit la chanson ultime qui va réellement l’imposer comme la star mainstream qu’elle mérite de devenir mais le grand public ne perd rien pour attendre.
Avec ce show rodé et spectaculaire (voire assez loufoque avec l’apparition d’un cheval géant) elle a confirmé ce soir son potentiel d’entertaineuse hors pair.
The Kills, Metronomy, Sebastien Tellier
Photos des concerts ICI
12 Juillet 2012, Pont Du Gard (Uzès)
A en lire beaucoup, l’évènement cette semaine dans la région c’était l’énième venue de Radiohead à Nimes, soit.
Pour ma part c’est avec une grande excitation que j’avais reservé ma soirée au Pont Du Gard pour enfin voir les Kills, jamais venus à Marseille et dont j’avais raté les passages à Montpellier.
Pour ne rien gacher, revoir Metronomy un an après leur excellent dernier album promettait de bons moments, surtout dans un cadre aussi beau.
Covoiturage de circonstance et indulgeance de mise pour le reste de l’affiche.
Les bouchons interminables et la difficulté de trouver une place de parking nous feront rater les deux premiers groupes.
Pas grave pour les sympathiques sur disque Citizens!, annoncés en Novembre au Cabaret Aléatoire, ni pour Pony Pony Run Run déjà vus.
Sebastien Tellier confirme l’impression désagréable de gachis ressentie lors de son dernier concert Marseillais.
Un peu l’équivalent du pote avec qui on a des bons souvenirs qui devient relou à force d’un peu trop faire le comique de fin de repas.
Passablement émeché il enchaîne les blagues vaseuses façon Gainsbarre du pauvre (celà dit ses reprises d’Elsa et Melody nous ont fait sourire) et ses musiciens ne sont globalement pas à la hauteur.
Début de concert avec un son abominable et beaucoup de morceaux dispensables de son récent album-concept : second degré partout bon goût nulle part, avec des nappes new age des plus indigestes.
On mesure la différence avec les plus accrocheurs "Kilometer", "Sexual Sportwear" ou "Divine", titres de "Sexuality" qui viellissent plutôt bien, et "La ritournelle" qui ne viellira jamais.
Le dernier quart d’heure rappelle le génie fugace du barbu barbant avec, pour finir le semi carnage sur une belle note, le très demandé "L’amour et la violence".
Metronomy sont apparament plus attendus que les Kills, avec un public grandement acquis à leur cause.
Bien aimé leur live foutraque avant Phoenix aux Voix du Gaou en 2010, entre temps il y a eu "The english riviera", le fameux disque de la maturité avec sa demi douzaine de tubes.
Les "The bay", "Corrine", "Everything goes my way" chanté avec la batteuse, le très Cure "She wants" se révèlent sur scène encore plus efficaces que les vieux "Heartbreaker", "A Thing for me" ou "Holiday".
On ne voit pas le temps passer et apprécie d’autres titres moins immédiats et des instrumentaux plus ou moins tarabiscotés qui les éloignent du cliché du groupe electro pop lambda.
On peut regretter, avec une telle série de pépites que l’execution des titres ne soit pas si enlevée et dansante que ça, mais ça n’a pas l’air de plus les déranger que ça.
L’entêtant "The Look" le rappelle, c’est un groupe qui excelle davantage dans la mélancolie, qui au vu des sourires dans le public est tout sauf déprimante.
Deuxième experience perso encore plus concluante, en espérant les revoir dans l’intimité d’une salle la prochaine fois.
Voir les Kills dans une salle Marseillaise, c’est un espoir qui a ressurgit à la sortie de chacun de leurs quatre albums en dix ans.
Trop chers ou complot ourdi par leur tourneur ou label, alors qu’ils rempliraient à l’aise l’Espace Julien voir le Dock des suds, on se contentera donc du mode festival plein air et de ses limites de son et de durée, bien que chacun des groupes vus ait joué plus d’une heure.
Deux surprises en les voyant arriver, la couleur de cheveux discutable blonde-rose d‘Alison et la présence de 4 (quatre !) batteurs qui ne vont heureusement pas gacher la fête
Ces percussions innatendues vont ajouter au coté martial de leurs morceaux, à commencer par l’imperial "No Vow" qui me fait hérisser les poils d’entrée.
J’ai beau avoir vu des passages télé et lu et entendu des dizaines (centaines ?) d’éloges, force est de constater qu’elles sont fondées : peu de chanteuses actuelles à incarner le rock avec une telle sensualité.
Et peu de guitaristes aussi classieux que Jamie Hince, aux riffs nerveux et au charisme dingue.
On aura l’occasion de le voir garder son sang froid mais s’adresser violamment et faire dégager un spectateur des premiers rangs au comportement apparament très douteux.
Happening anecdotique au vu de ce grand moment de rock ‘n’ roll où le duo se permettra de faire l’impasse sur des tubes tels que "The good ones", "Cheap and cheerful" ou "Cat claw", un luxe pas si étonnant vu la qualité de leurs deux derniers disques.
L’ajout de batteries prennent tout leur sens sur l’énorme "Future starts slow", le clavier discret pour les plus posés "Black baloon" et "The last goodbye".
Le dernier album est à l’honneur avec "Heart is a beating drum" à prendre au pied de la lettre, un "Satellite" au rythme presque dub étourdissant.
Plus une poignée de classiques, comme l’inévitable "Fuck The People" joué peu avant la fin, sans rappel contrairement à Metronomy.
Musicalement au top, et coté occupation de la scène, une vraie leçon, les poses pourtant répétées des centaines de fois ne sont jamais de trop.
Ils ne parlent pas beaucoup au public mais leurs regards en disent plus que de longs discours sur leur plaisir de jouer.
Peut être pas le choc physique de l’année mais indéniablement la claque espérée qui nous inspirera une conclusion facile mais appropriée "The Kills m’ont tueR".
Emission du 11 Juillet 2012
PETER & THE MAGICIAN "Memory"
STRIP STEVE "Astral Projections" (ft Puro Instinct)
MAJOR LAZER "Get Free" (Andy C Remix)
NETSKY "Get Away From Here" (ft. Selah Sue)
DRUMS OF DEATH "Let No Shadow Fall Upon You"
SCUBA "NE1BUTU"
DISCLOSURE "Control" (ft Ria Ritchie)
DELILAH "Inside My Love" (Redlight Remix)
EASY STAR ALL-STARS "P.Y.T. (Pretty Young Thing)"
NICKODEMUS "Alkebulan" (ft. Afrika Bambaataa)
IMHOTEP "Pow-Wow In Bering Bow"
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Contrairement à ce qui est annoncé à la fin, c’est bel et bien la dernière de la saison, l’émission revient si tout se passe bien début Septembre.
Le site continue pendant l’été avec des chroniques de concerts, une sélection des disques de l’été et un mix à venir.
Emission du 4 Juillet 2012 (spéciale 90′s groove – la suite)
DJ SPINNA "Rock"
MONEY MARK "Cry" (Dust Brothers remix)
THE MICRONAUTS "The Jag"
SUPER COLLIDER "Darn (Cold Way O Lovin’)"
ROY DAVIS JR "Gabriel" (ft Peven Everett)
SHANTEL "Tell Me Why Is It Oh So Hard To Be Oh So Lovely"
GUS GUS "Starlovers"
JIMI TENOR "Can’t Stay With You Baby"
CIBO MATTO "Sugar Water"
BABY FOX "Ladybird"
MIKE LADD "Kissin’ Kecia"
TRANQUILITY BASS "We All Want To Be Free"
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Yuksek, Digitalism, NZCA/Lines, Andromakers (Festival Rock Island)
Photos de la soirée ICI
30 Juin 2012, Fort d’Entrecasteaux.
Première édition pour Rock Island, nouveau venu dans la famille des festivals de musiques electro et pop.
Plutôt une bonne nouvelle pour les amateurs du genre, avec une affiche réunissant jeunes pousses (Breton, Kakkmaddafakka que j’aurais bien aimé voir jeudi) et têtes d’affiche de luxe (Laurent Garnier).
Ce troisième, et seul soir où je peux m’y rendre, a attiré une forte affluence, à vue d’oeil d’une moyenne d’age de 18-25 ans.
On arrive suffisament tôt pour ne pas rater les régionales de l’étape Andromakers, vues pas plus tard qu’il y a une semaine en concert gratuit au Kiosque de la Canebière.
Toujours du plaisir à suivre la perpetuelle évolution du duo Aixois : les titres récents se font plus sophistiqués, parfois dansants (même si la plupart resteront assis), avec une basse de plus en plus présente.
Leur relecture planante de "La mer" de Charles Trenet va bien avec la brise qui parcours le site et sa vue imprenable sur le Vieux Port.
Le trio Anglais NZCA/Lines évoluant dans un style très (trop?) proche de Metronomy fait partie de la poignée de groupes encore jamais passés à Marseille que propose le festival.
Même s’ils ne sont pas les plus attendus, la déception est de mise avec un live un peu poussif qui n’apporte pas grand chose à leur album.
C’est surtout le son de la voix du chanteur qui m’a le plus géné, trop souvent noyée dans des effets, au chant trop précieux et pas assez appuyé pour se détacher des instrus.
Mention très bien néanmoins au batteur, imaginatif, rigolard et diablement énérgique.
La nuit tombe et on comprend en entendant des fans impatients que c’est Yuksek (prononcé "iouquesèque" par certains) la star de la soirée.
Bien aimé le premier album mais très peu écouté le second et pas vu l’an dernier à la Friche, où il semble avoir fait un carton vu l’enthousiasme des premiers rangs.
A l’instar du Stade de Reims qui va faire son retour en ligue 1, le Remois joue une pop sans complexe et taillée pour les stades.
Quelconques sur album ses morceaux passent très bien sur scène et font danser un public déchainé qui connait les paroles par coeur.
Accompagné d’un mec au clavier et d’une fille à la batterie, il enchaîne les efficaces "Extraball", "Always on the run", "Off the wall", un ou deux inédits et finit évidement par le tube "Tonight".
Bonne prestation et grosse ambiance, et au final bonne surprise perso, je ne m’attendais pas à autant apprécier.
Les Allemands de Digitalism suivent avec un décor assez impressionant en forme de coeur et des colonnes de LED, on est déjà sûr d’en prendre plein les yeux.
Pour ce qui est des oreilles, faut aimer l’electro saturée à la Ed Banger qui épatait son monde en 2006-2007, ce qui est le cas de la majorité des premiers rangs qui sautent plus qu’ils ne dansent aux montées du duo.
Le show est sans surprise mais assez efficace, les producteurs s’amusant à initier des mouvements de bras et couper le son pour susciter les cris.
Je regrette qu’ils n’aient pas inclus à leur set leur reprise des Cure "Fire In Cairo", mais les "Blitz" et autres "Zdarlight" ont rempli leur mission festive sans problême.
Un autre bémol, on appréciera la fin d’un peu plus loin tant la foule (et d’inévitable bourrins éméchés de fin de soirée) était aussi compressée que leur son.
Un repli mputable au site certes grand dans son ensemble mais assez minuscule devant la scène, plus adapté à des dj sets qu’à des live finalement.
La majorité verra tout ça un peu de loin, dans les travées du fort et ses escaliers, un peu comme si c’était une immense boite de nuit à ciel ouvert.
Le tarif des boissons (y compris non alcoolisées) aussi donna davantage l’impression d’être en club qu’à un festival populaire.
Cassius annoncé en live ne feront qu’un dj set pour finir, un poil décevant quand on se souvient de la configuration de leur précédente tournée.
Pas bien grave, on a néanmoins passé une assez bonne soirée et quittons ce bel endroit en croisant des fêtards conquis qu’on recroisera probablement au prochain Marsatac.

