Emission du 14 Novembre 2018

front

BALTHAZAR « Fever »
WESTERMAN « Albatross »
BUMCELLO « Everyday »
PAJARO SUNRISE « Leave the Rubbish Out »
ROÍSÍN MURPHY « The Rumble »
ARNAUD REBOTINI « Losing control »
POLO & PAN « Mexicali » (Pilooski Remix)
JESSICA 6 « Bad Thing »
MASTA ACE & MARCO POLO « Brooklyn » (ft Smif-N-Wessun)
NONAME « Don’t Forget About Me »
PUMPKIN & VIN’S DA CUERO « Can’t Stop Won’t Stop » (ft. China Moses)
FRANCIS LAI « Plus Fort Que Nous »

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Emission du 7 Novembre 2018

front

THE LAST DETAIL « Fun Fair »
HOT 8 BRASS BAND « Love Will Tear Us Apart »
THEOPHILUS LONDON « Only You » (ft. Tame Impala)
AUDIOBOOKS « Dance Your Life Away »
BAXTER DURY, ETIENNE DE CRECY, DELILAH HOLLIDAY « Tais-Toi »
HOLLYDAYS « Minuit (La Baie Noire) »
OKTOBER LIEBER « The Attaker »
CURSES « Crucify »
LEONIE PERNET « Butterfly »
KLAUS JOHANN GROBE « Out of Reach »
HANDBRAEKES « Discow »
LOU HAYTER « Cherry on Top »
MISS KITTIN « Cosmic Address »
NENEH CHERRY « Faster Than the Truth »
ROSALÍA « Que No Salga La Luna »

Emission du 31 Octobre 2018

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ROBYN « Ever Again »
TORO Y MOI « Freelance »
CROOKED MAN « Turnaround »
ARIANE MOFFAT « Pour Toi »
JUNIORE « Magnifique »
VAUDOU GAME « Pas La Peine »
PAT KALLA « Ancien Combattant »
JUNGLE BY NIGHT « Pompette »
SCRATCH MASSIVE « Chute Libre »
GERALD TOTO « It’s a Love Pain »
KADHJA BONET « The Watch »
LIRAZ « Shirin Noon »
GAYE SU AKYOL « Laziko »
CAROLINA LINS & OS PLANATAS « I Predict A Riot »

Emission du 24 Octobre 2018

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FRIENDLY FIRES « Heaven Let Me In »
L’IMPERATRICE « Matahari » (Red Axes Remix)
SARAH NIXEY « Dancing At The Edge Of The World »
JESSIE WARE « Overtime »
JOHN GRANT « Preppy Boy »
COLA BOYY « Penny Girl »
TAHITI 80 « My Groove »
JERRY PAPER « A Moment »
SIGRID « Sucker Punch » (Four Tet Remix)
LOGIC « 100 Miles and Running » (ft Wale & John Lindahl)
HOLY GHOST! « Anxious »
HOUSE OF FEELINGS « Say Yeah » (ft. Denitia)
PARCELS « Tape »
LITTLE DRAGON « Lover Chanting »

Emission du 3 Octobre 2018

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THE CHEMICAL BROTHERS « Free Yourself »
ORBITAL « Hoo Hoo Ha Ha »
MARIBOU STATE « Nervous Tics » (ft Holly Walker) (DJ Tennis Remix)
ROBYN « Honey »
ROÍSÍN MURPHY « Jacuzzi Rollercoaster »
LENNY KRAVITZ « Who Really Are the Monsters? »
LIL WAYNE « Start This Shit Off Right » (ft Ashanti & Mack Maine)
FATIMA « Attention Span of a Cookie »
BUDDY « Trouble on Central »
JOSÉ JAMES « Lovely Day » (ft Lalah Hathaway)
MOCKY « Keep Feelin’ This » (ft Jamie Lidell)
EZRA COLLECTIVE « Reason in Disguise » (ft. Jorja Smith)
CAT POWER « Stay »

Emission du 26 Septembre 2018

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THOMAS BANGALTER « Sangria »
DISCLOSURE « Moonlight »
CHANNEL TRES « Controller »
BALAKO « Jungle Music »
VAUDOU GAME « Tata Fatiguée »
DJEUHDJOAH & LIEUTENANT NICHOLSON « El Niño »
NENEH CHERRY « Shot Gun Shack »
LITTLE SIMZ « Offence »
MYD « Muchas » (ft. Cola Boyy)
PRINCESS CHELSEA « The Loneliest Girl »
BAXTER DURY & ETIENNE DE CRECY « White Coats »
JOHN GRANT « He’s Got His Mother’s Hips »
GRAND BLANC « Aurore »
IRAKA « Au diable (Mon amour) »
FRED NEVCHÉ « L’autoroute »

Plan B 2018

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Le festival Plan B c’est reparti, après de bons souvenirs chroniqués l’été dernier, voici la soirée d’ouverture de cette 4ème édition qui propose encore des manifestations culturelles pour le mois d’août, et en ce qui nous concerne, des concerts enthousiasmants pour cette soirée d’ouverture placée sous le signe de l’orient.

Sarah Maison commence très tôt les festivités, quelques minutes seulement après l’ouverture tardive des portes du Fort St Jean, pas évident pour écouter avec attention ses chansons plutôt pop.

Mais avant d’entendre sa voix, c’est un instrumental « Barachicha » pendant lequel elle fait des poses lascives façon danse du ventre, pendant que Hedi Bensalem, son bassiste orné d’un joli fez s’accorde avec un regard complice.

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La chanteuse se présente timidement et présente les chansons de son premier EP sorti au printemps mais elle n’en a pas de dispo ce soir avec un grand sourire.

Elle joue parfois de la guitare, et le plus souvent elle utilise un synthé pour lancer des boucles envoûtantes ou dansantes selon les morceaux.

Sa voix est agréable et son mix entre chanson et musique orientale fait un peu penser à ce que faisait Sapho dans les 80’s, on passe un bon moment et on réécoutera avec plaisir quelques uns des titres de ce soir, de « Décroche moi » à « Muzul » en passant par l’accrocheur « Je ne peux pas te voir » et surtout celui qui l’a fait découvrir il y a déjà deux ans, l’étrange « Western Arabisant ».

Le soleil se couche pour le deuxième concert, avec Imarhan un groupe Algérien dont on aime beaucoup les deux albums, du rock Touareg à la Tinariwen (dont les tourneurs évitent bizarrement Marseille depuis des années) dont les disque sont distribués sur l’excellent label City Slang bien connu des auditeurs de rock indé (Lamchop, Calexico, Tindersticks…).

Une musique enivrante et très accrocheuse avec des pépites lâchées d’entrée comme « Azzaman » et « Alwa » où la température déjà très élevée (le département est en vigilance orange aujourd’hui), à la limite du vertige lorsque les premiers rangs sont envahis par un public très réceptif et fêtard.

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Même s’ils ont grandi dans le désert de Tamanrasset on a quand même un peu mal pour eux avec ses costumes traditionnels.

Le concert est plutôt rock mais également assez funk dans la dynamique, avec des percussions tribales qui ne laissent personne indifférent, des guitares emballantes et au moins quatre voix différentes complémentaires comme sur le contemplatif « Zinizjumegh » vers la fin du set, un régal.

La suite m’intéressait à priori moins mais c’est l’occasion d’enfin voir Bachar Mar Khalifé dont c’est déjà le 5eme passage à Marseille, de facto la tête d’affiche et en voyant les yeux émus des spectatrices des premiers rangs, le Libanais semblait être très attendu.

Mis à part deux trois éméchés au début, le public sera très attentif à cette fusion jazz, dub, rock, avec de beaux moments et d’autres un peu lisses voire assez emphatiques.

Bien aimé son jeu au piano et au synthé beaucoup moins sa voix, surtout après les timbres des artistes qui l’ont précédé, mais au fil des morceaux on se laisse malgré tout par l’émotion de sa musique inspirée ce soir du maître nubien Hamza El Din.

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Pour ce qui est du groupe, on peut déplorer que le son du jeune batteur (très véloce au demeurant) couvre sa voix et dans le même temps on entend assez mal le Saz, dommage pour le coté oriental ici moins mis en avant.

Mais mis à part ces quelques bémols ce fut un des temps forts de la soirée pour une bonne partie du public, avec des youyous dans la fosse et un grand sourire partagé par les musiciens.

Beaucoup d’ailleurs quittent le Mucem sans attendre le dernier concert, il est déjà minuit et tout le monde n’est pas forcément en vacances, et contrairement aux précédents l’ultime changement de plateau traîne vraiment en longueur cette fois.

Ayant écouté le disque du Tunisien Ammar 808 avec beaucoup d’invités je pense qu’il ne serait qu’en dj set mais que nenni, c’était un live avec un flûtiste, un bassiste et deux chanteurs dont Sofiane Saidi dont on avait adoré le set deux semaines avant au Toit Terasse de la Friche Belle De Mai.

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Mais ce soir c’est sous la banderole du Maghreb United qu’il sévit, et c’est une musique encore plus dansante avec un son très moderne et assez agressif (on entendra les basses quelques rues plus loin au retour).

Beaucoup aimé l’énergie des autres chanteurs Cheb Hassen Tej et Mehdi Nassouli, dont le look et la basse étonnent et détonnent.

Du Raï, du Chaabi, et des sonorités plus électroniques, avec certains titres tribaux avec une batterie juste en bas de visuels très psychédéliques.

Le public resté danse et saute dans une ambiance particulièrement débridée, parfait pour finir un plateau diversifié mais cohérent et de qualité jusqu’au bout.