Joeystarr

La côte immense des ex NTM semble s’être bien émoussée par ici : il y a une paire d’années Kool Shen annulait sa date phocéenne faute de préventes, ce soir son comparse remplit à moitié une salle bien moins grande que le Dôme qu’ils avaient bourré à craquer
Qu’à cela ne tienne, fort d’une autobiographie passionante (« Mauvaise réputation » par Philippe Manœuvre) parue cet été et d’un récent album solo très correct, on avait bien envie de voir ce que le très médiatique JoeyStarr valait encore sur scène, histoire de ne pas rester sur son fumeux showcase de l’année passée au festival Marsatac
Et le moins que l’on puisse dire après un concert des plus physiques c’est que le jaguar n’avait rien perdu de sa férocité et de son énergie, il l’annonce d’ailleurs d’entrée, même à l’esterieur il est toujours question de mouiller le maillot, de faire le show et celui de ce soir fut impressionant
Ses nouveaux titres ont beau être des quasi remakes de ses anciens faits d’armes, ils n’en demeurent pas des brulôts tantôt incisifs, tantôt hilarants, souvent provocateurs comme cet inédit (joué deux fois) sur Sarko-Z où le sinistre ministre est invité à tenir sa femme avant de prétendre tenir la France.
« Pose ton gun les flics font pas d’ultimatum », « Occupe toi de politique avant que la politique ne s’occupe de toi » : les messages sont simples mais toujours bons à prendre, ne serait-ce que pour un seul de ses jeunes fans, bien que dans la salle le public était beaucoup plus varié que l’audience rap de base.
L’ambiance est bouillante fort d’un Joey harangueur et déconneur et les réactions les plus enthousiastes se font sur les titres qui ont fait le succès du duo dans les 90’s : les toujours pertinents « Laisse pas trainer ton fils », « Tout n’est pas si facile » et les club bangers que restent « Seine St Denis Style » et « Ma B*nz ».
Les nouveaux morceaux font également leur effet, que ce soit le beef « Mauvais garçon », le ragga digital « Poste ton gun 2 » (une des instrus de l’année) ou l’introspectif « Métèque », avec une mention pour le quasi zouk « Carnaval » qui fit bien danser et rigoler les premiers rangs.
Bien aimé également les interludes sur fond de D4L et T.I lancées par les impeccables Dj James et Naughty J et les interventions sobres de Dadoo de KDD, dont l’implication dans le live autant que sur l’album laisse présager une collaboration plus poussée à l’avenir entre les deux mc’s.
Au final malgré de brèves baisses d’intensité, la performance fut somme toute honnête et réussie.

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