Snoop Dogg

8 Juillet 2007, Le Dôme.

Mine de rien depuis quelques années, les grosses pointures du rap US défilent à intervalles régulières sur les scènes marseillaises, c’est même le second passage de Snoop en 2 ans dans cette même salle, un concert surprise annoncé à peine deux semaines avant mais qui a quand même bien fait le plein.

Arrivés vers 21 heures difficile de juger la prestation du Francilien La Fouine qui porte un maillot de l’OM, on a juste l’occasion de voir son dernier titre joué, le très crunk « Reste en chien » que le jeune public a l’air d’apprécier.

Après une longue attente on pense que le rappeur Américain va débarquer mais on doit d’abord subir le maillon faible d’IAM, à savoir Freeman et des potes de Mc Arabica dont le set laborieux (flows asthmatiques, textes bien lourds, samples de « Carmina Burana », rien ne nous est épargné) est à peine sauvé par d’excellents danseurs, dont une est présentée comme membre du collectif Rock Steady Crew, c’est peu et en même temps, c’est trop.

La star arrive finalement vers 22h15 (ce qui est toujours mieux que Redman qui s’était pointé une heure après lors de son récent passage) et livre un concert efficace bien que sans surprises.

Le son est assez médiocre au départ, ça s’arrange ensuite mais l’acoustique n’est dans l’ensemble pas exceptionnelle, on entend assez peu les musiciens présents (bassiste, guitariste, batteur) qui sont hélas relégués au second plan derrière les dj’s et mc’s présents.

Snoop n’est en effet pas seul à rapper, à ses cotés des seconds couteaux talentueux tels que Kurupt et la clique Dogg Pound bien connus des amateurs de G-Funk estampillé West Coast.

Que dire sur la prestance du bonhomme, il est pareil que dans ses films et clips, égal à lui-même, avec sa moue de gangster, sa chaîne en or et son micro qu’on suppose en diamants, la frime absolue qui, ajoutée à ses invectives du genre « Biaaatche » et « Put your middle finger in the air » donnent le ton du show d’un goût douteux pour les non initiés mais assez défouloir pour tous les autres.

Malgré quelques absences de tubes récents tels que « Beautiful », « Signs » ou Vato , les classiques de son répertoire sont au rendez-vous avec les vieux « Snoop uspide your head », « Gin and Juice » et l’énorme « What’s my name » avec une très longue intro call and response qui ne trompe personne.

Il y eut aussi l’inévitable hommage à son homie Tupac ( « Americaz most wanted »), les clins d’œil à son mentor Dr Dre (« Ain’t nuthin but a ‘g’ thang », le toujours massif « The next episode ») et puis quelques uns de ses récents singles tueurs, des goguenards « I wanna fuck you » et « That’s that » à l’inépuisable « Drop it like it’s hot », numéro 1 à l’applaudimètre parmi tous les pics d’ambiance dont la soirée n’a pas manqué.

Un show plaisant avec les mêmes écueils (son pas top, concert de courte durée) et qualités (efficacité scénique, grosse ambiance dans la fosse) que ses compères vus dans le coin, ni mieux, ni moins bien.

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