Marsatac 2007 (2/2)

Beaucoup plus de monde que la veille, mais sensiblement pas le même public, ne serait-ce que capillairement parlant.
Vendredi les franges se disputaient aux crètes, ce soir ce sont les dreadlocks tendance fraggle qui sont de sortie.
Je m’attendais à beaucoup de casquettes mais il n’en fut rien, à la dominante des artistes hip hop Américains il semblerait que ce soient les locaux Svinkels, Zenzile et surtout Peuple de l’Herbe qui ont attiré la majorité du public.

La grosse foule à l’entrée ne me laissera arriver qu’à la fin des Youngblood Brass Band.
Plutôt impressionant, imaginez que Zach De La Rocca ait grandi à la Nouvelle Orleans plutôt qu’à L.A., vous aurez un peu une idée de cette fanfare qui envoie du lourd.

Les Guns Of Brixton, non contents d’avoir le culot de choisir une chanson mythique comme nom font une musique des plus ennuyeuses.
Un genre de post rock pas planant pour un sou, souvent bourrin avec ici et là quelques effets dub, jouant qui plus est avec un balai dans le cul, pas glop du tout.

The Cinematic Orchestra c’est musicalement beaucoup mieux, recherché, jazzy et tout, mais l’interêt de les faire jouer dans un festival m’échappe un peu, leur downtempo s’apprécie quand même mieux assis voire allongé.

L’anglais Ty est le premier à réelement convaincre avec un concert de haute tenue, généreux et empli de bonnes intentions.
On l’avait déjà remarqué lors de ses apparitions chez Tony Allen, son hip hop est mélodique et frais, puise autant dans la soul que l’afro beat.
« Don’t watch that », « l.o.v.e », « Wait a minute », « Oh you want it » sont autant de petits hymnes où le public est sollicité et donne de la voix.

La venue Mos Def était l’évènement de cette édition en l’absence de Rakim (remplacé par les fatigants M.O.P. qui nous ont poussé douze guelantes avant de bacler leur pourtant certifié club banger « Ante Up »).
S’il n’a pas sorti que des chefs d’oeuvre, on lui doit deux des grands albums de musique Noire des années 90’s, « Black Star »(98) avec son ami Talib Kweli et « Black on both sides » (99) qui vieillissent mieux que les suivants.
Sur scène, comme beaucoup de rappeurs américains, la foule est sans cesse interpelée, les morceaux sont tronqués, les interludes bien trop nombreuses, le son parfois pas à la hauteur.
Mais la prestation est quand même plaisante, on le sent toujours habité d’une certaine flamme et d’une gourmandise musicale, avec des clins d’oeil à Grandmaster Flash » et A Tribe Called Quest.
S’il en abuse carrément à un moment, le choix du dj de passer les morceaux qui ont servi de samples (Yellowman avant « Definition », Aretha Franklin avant « Ms Fat booty ») est plutôt bien vu.
Pour ma part j’étais vraiment content de réentendre certains titres comme le superbe « Umi says » qui tient plus de la soul que du rap et soulagé qu’il n’annule pas sa prestation comme il en a la facheuse habitude.

C’est tout pour cette soirée qui allait se poursuivre avec les groupes dub cités plus haut, et quelques dj’s tels que Kentaro ou Marky.

5 réflexions sur “Marsatac 2007 (2/2)

  1. bon finalement nypc a annulé, un peu les boules, mais bon. Par contre j’ai vu mixer DJ Mehdi, lui il dechire avec des gros ciseaux! J’avais deja ete bien surprise à Belfort, bien aime son album. Là il a mixé moins hiphop/funky qu’á Belfort, et plus electro. Mais lui aussi sait faire remuer les miches des gens🙂

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