Justice

13 Novembre 2007, Cabaret Aléatoire.

Affluence inhabituelle ce soir à la Friche : ayant pris la précaution d’arriver à 19h30 soit une heure avant le show, je constate qu’il y a déjà énormément de monde devant la grille d’entrée et à l’intérieur.
Contrairement à ce qu’annonçait le libellé ce concert gratuit était donc tout sauf un secret show et il y a certainement eu pas mal de monde qui du faire une croix dessus, des potes arrivés après 20h n’ont pu rentrer alors qu’ils étaient sur une liste d’invités, dur dur.
Par un stratagème assez honteux (« euh je bosse à Radio Galère, par où je rentre ? j’vais rater le début de mon émission ! »« Allez y monsieur c’est par là») j’arrive à éviter la queue et parviens à me faufiler dans ce qui avait tout l’air d’être une forteresse mais qui était juste une salle de concert dix fois trop petite pour accueillir rien de moins que la sensation électro de l’année.
Depuis leur remix de Simian en 2003 au le succès de leur album sorti au printemps qui les a fait passer de hype à carton populaire, à peu près tout réussit à Gaspard Augé et Xavier De Rosnay, les deux gars connus sous le nom de Justice, ça s’est vérifié ici avec un plébiscite à faire pâlir jusqu’à Rachida Dati.

L’attente du duo fut longue mais pas nécessairement désagréable.
Pika le dj résident du Studio 88 fait patienter les fans avec du lourd, comprenant des remixes percutants de Gorillaz, Nirvana, The Gossip, Bloc Party… et tout plein de choses saturées pour faire monter la pression.

21H40, les voilà enfin sous une ovation aussi assourdissante que du premier titre, le « Phantom » encore plus terrifiant que sur disque, avec ses infrabasse malmenant une B.O. d’un film d’Argento.
Suivi peu après d’une version inédite de leur single D.A.N.C.E., on y entend d’abord la chorale de gamins seulement accompagnée d’un piano puis boum, le pilonnage continue.

Les titres se suivent et l’ambiance ne retombe que lors de brèves interludes, avec pas mal de moments forts comme cet accapella de « Skitzo dancer » de leurs amis Scenario Rock (titre qu’ils ont remixé, tandis que le chanteur prête sa voix à « DVNO ») sur le vrombissant « Let there be light », les beats concassés de « Stress » et bien sûr, le numéro 1 à l’applaudimètre et repris en cœur,« We are your friends », la boucle est bouclée.
Dans le morceau au rappel avant leur version du « NY excuse » de Soulwax l y avait à un moment donné des guitares furibardes que ma maigre culture hard rock ne m’a pas permis de reconnaître (à moins que ce soit un nouveau titre), mais ç’en a défrisé plus d’un.

Alors oui on peut tiquer sur le tout marketing de l’ensemble (housses de téléphone offertes à l’entrée, affiches à la sortie), le buzz, les looks stéréotypés d’une grande partie du public (casquette pour les mecs, frange pour les filles, pas tellement vu de crêtes par contre), mais quelle joie franchement de passer une telle soirée qui plus est offerte en milieu de semaine, on en redemande.

(Photos Aud’)

3 réflexions sur “Justice

  1. le morceau avec « des guitares furibardes-hard rock » c’était le rif de Metallica « battery » (qui est sur master of puppet ,alors qu’ils auraient pu mettre une relecture de … »justice for all »..)pas mal ton « je bosse à la radio » pour éviter la queue,espece d’enfoiré..

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