Jahcoozi

16 Février 2008, Affranchi

La première venue de Jahcoozi à Marseille (en 2006 à Marsatac) fut une bonne surprise, ce concert une confirmation : le trio Berlinois s’apprécie encore plus sur scène que sur disque.

Dommage que le public, jeune et varié, n’est pas venu en masse cette fois-là, l’ambiance déjà bonne aurait été excellente.

Formé de Robot Koch aux machines, Oren Gerlitz à la basse et de Sasha Perera au chant, ce groupe a sorti deux albums plus que pas mal chez Kitty-Yo, « Pure Breed Mongrel » et le plus récent « Blitz n Ass » auquel ce concert faisait la part belle.

Arrivée vêtue d’une étrange tenue de catcheuse avec cape et cagoule, la chanteuse ne met pas longtemps à se montrer sous un autre look tout aussi improbable mais plus aguicheuse avec mini-short fluo.

Ses comparses sont nettement plus discrets et ne peuvent de toute façon pas faire autrement, on ne sait pas à quoi à elle carbure à part une bouteille de Vodka mais c’est une prestation très physique.

En une heure et quelque de show on la verra rarement à sa place, dansant et faisant des allers retour dans le public quand elle ne grimpe pas sur l’escalier qui mène aux consoles.

Musicalement ça fait souvent penser à M.I.A. avec qui elle partage à la fois des origines Sri-Lankaises et un goût pour le risque et l’éclectisme, on passe d’un titre eurocrunk (« BLN ») à une sucrerie booty pop (« Style ») avec beaucoup d’accointances avec l’electro et le dancehall (le marrant « Rainbow color rizzla »), les rhythmes sont tantôt nonchalants tantôt très rapides comme sur le très efficace « Getyourshitout » qui est une vraie rafale de beats concassés à la limite de la drum’n’bass.
D’autres titres plus downtempo comme « Fish » permettent d’apprécier un peu plus la voix féline de Sascha qui se révèle plus subtile que ce que ses facéties ne laissent penser.

Quelques petits bémols : la présence occasionnelle d’un quatrième larron au flow fatigant genre rappeur Croate et le fait que les instruments présents soient si peu utilisés : comme lorsque Koch s’empare de la batterie pour un jam funk, ou le passage à la trompette de Sascha.

Mais dans l’ensemble c’était une très bonne soirée comme souvent dans cette salle accueillante et si bien insonorisée qu’est l’Affranchi.

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