Etienne Daho

Dock des suds, 31 Mai 2008.

Autant être franc, plus jeune Daho ne faisait pas partie des artistes (majoritairement anglo-saxons) dont j’écoutais les albums et que je rêvais de voir en concert.

Mais il fait partie du cercle restreint des chanteurs Français à succès dont j’apprécie les tubes et l’attitude.

En gros même s’il y a écrit RTL 2 sur l’invit, le bonhomme est nettement plus fréquentable que cette horde de ringards apparus dans les années 80 et ne doit pas sa longévité au hasard mais bien à ses choix musicaux.


Sa carrière est un quasi sans faute de goût, et le fait qu’il ait débuté aux coté de groupes cultes tels que Marquis de Sade, Elli & Jacno et qu’il travailla ensuite avec des newcomers aussi confidentielsque Ginger Ale le rend encore plus intéressant.

C’est d’ailleurs avec une de ses collaborations les plus pointues qu’il débute avec l’ultra sensuel « Jungle pulse » composé avec les excellents Saint Etienne.
Un groove implacable qui met tout de suite dans l’ambiance, avec un gros son assez bien rendu par l’accoustique toujours incertaine de la salle.

Il est accompagné d’un groupe très pro (mention au guitariste) et d’une section de cordes très classe.
Ensuite c’est une alternance de titres enlevés et dansants avec des ballades Velvettiennes plus intimistes.
Coté pop imparable on est servi avec « Saudade », « Des attractions désastre » et le plus récent « Obsession » qui donne son nom à cette tournée.

Parmi les gros succès à l’applaudimètre, « Comme un Igloo », « Epaule tatoo » et « Week end à Rome » sont les plus repris en choeur par le public (un tiers milf, un tiers gay friendly et un tiers chauve).Cette dernière n’est d’ailleurs même pas jouée mais chantée accapella, un peu hilare.

Par contre on peut regretter l’impasse sur quelques incontournables comme « Bleu comme toi », « Duel au soleil », « Tombé pour la france » mais peut être estime t’il les avoir trop joué sur les précédentes tournées.

Parmi les titres les plus dépouillés, on apprécie de belles versions accoustiques de « Heures Hindoues », « Sur mon cou » (adapté de Genet) ou ce Grand sommeil à la basse très New Order.On atteint la grace avec l’orchestré « Le premier jour du reste de ta vie » et l’impressionant « Ouverture » peut être son plus beau titre.

Proche de son public, notre dandy présente certains morceaux avec des anecdotes croustillantes sur son dernier séjour en Espagne, ses excès passés ou encore sa collaboration avec la mangeuse d’hommes Marianne Faithfull.

La soirée se clotûre avec sa reprise de « Mon manège à moi » (j’aurai préféré « Comme un boomerang » mais bon pas de Dani à l’horizon) et « Cap Falcon » une évocation émouvante de sa petite enfance en Algérie.

Agréablement surpris par ce concert alors que j’avais pu lire des impressions mitigées ici et là, et je dois avouer que malgré sa longue durée (2h15) pas une seconde d’ennui et l’envie de se plonger dans son répertoire le moins connu ici bien représenté.

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