Alpha

4 Novembre 2008, Poste à Galène.

Alpha fait partie des formationss dont les disques, catalogués trip hop par défaut, se suivent et se ressemblent, mais cela ne saurait excuser l’indifférence dans laquelle ils sortent, avec une promo et une distribution indignes de leur talent.

Surprise divine que ce concert au Poste à Galène, alors qu’un an s’est écoulé depuis la sortie de leur dernier opus « The sky is mine » et que le prochain, une collaboration avec Horace Andy n’est prévu que pour dans quelques mois.

Comme on pouvait le craindre en début de semaine avec une météo calamiteuse et un match au Vélodrome la salle est déserte, peut être une trentaine de happy few à tout casser venus assister à une performance solaire parfait antidote à la morosité ambiante.

Elle semble loin l’époque (1997) de leur sublime « Come from heaven », la presse musicale alors encore vraiment curieuse ne tarissait pas d’éloges sur ce groupe céleste, qui nous a malgré tout livré ce soir un des moments forts de 2008.

Si on peut regretter l’absence du chanteur Martin Barnard parti vers d’autres horizons on ne peut que fondre à l’écoute de la troublante Wendy Stubbs dont le timbre soyeux et puissant impressione encore plus que sur disque.

Le trio de musiciens qui l’accompagne est discret et économe de gestes, restranscrivant à merveille des compositions ô combien sophistiquées.

En particulier le cerveau des Bristoliens Corin Dingley, batteur dont le jeu aérien installe dès les premières notes une ambiance feutrée que seules quelques envolées viennent troubler.

L’accent est mis sur le plus récent de leurs disques, avec quelques sommets (« For the wages », « Burn me again », « Stumbled », « A little poison ») des interludes instrumentaux et quelques titres plus anciens.

Des frissons parcourent les vieux fans lorsque retentit « Somewhere not here », bijou intemporel tiré du 1er LP précité.

L’intensité ne retombe jamais et lorsque vient la fin de ce trop court moment, le reccueillement laisse place à une ovation qui ne laisse pas insensible les Anglais, pas plus connus Outre Manche qu’ici.

Très disponible après, la chanteuse semble presque surprise de nos louanges, tout comme l’accueil reçu à Paris et Dijon, l’humilité des grands, assurément.

Une réflexion sur “Alpha

  1. Et bien tant pis pour ceux qui n’étaient pas là! Pour les autres, on a eu droit à un moment d’intimité intense, profond, sublime et envoûtant. Un pur bonheur dans cette semaine de flotte grise. Le dernier album a l’air aussi bon que les autres. Alpha c’est comme un très grand vin; ça se garde et ça se bonifie avec les années!Béatrice

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