Uzi & Ari + Kill The Vultures

Cabaret Aléatoire, 17 Février 2009.

Les Nuits de L’alligator est un festival itinérant qui traverse plusieurs villes de France en ce mois de Février avec des groupes encore peu connus mais qui valent le détour.
L’étape Marseillaise n’a hélas pas attiré foule mais les quelques âmes présentes ont réservé un accueil plus que chaleureux aux artistes présents.

A commencer par Franklin que j’ai malheureusement raté, puis Uzi & Ari dont je ne connaissais pas les disques mais qui semble avoir une certaine fanbase.
Ils sont six sur scène et jouent une pop farouchement indé aux contours difficiles à définir, au fil du concert on navigue aussi bien dans le folk le plus apaisé que le post rock le plus bruitiste et ça fait du bien aux oreilles.
Entre chaque titre on sent une complicité entre les membres du groupe emmené par Ben Sheppard qui s’échangent leurs instruments assez régulièrement, et une vraie passion palpable qui habite leurs chansons.
On est séduit par la richesse et la variété des sons (claviers, accordéon, violon…) et la mélancolie jamais pesante de l’ensemble.
Et l’on se dit que quand même, avec une prestation aussi décomplexée et des influences ratissant large (on pense autant à Arcade Fire qu’à Subtle) ils auraient mérité une toute autre affluence.

Une bonne surprise donc, d’autant qu’à la base je m’étais d’avantage déplacé pour Kill The Vultures.
Le groupe de Minneapolis m’avait secoué à la sortie de leur premier album il y a une paire d’années, je m’attendais à l’être autant mais ce ne fut pas tout à fait le cas.
On s’attend à voir débarquer une horde sauvage à la Tv On The Radio mais sur scène ils ne sont que deux, un mc et un beatmaker, certes talentueux mais pas aussi impressionnant que le laissait suggérer leur disque terrassant.
Le rappeur a un bon flow bien hargneux mais moins de charisme qu’un Dalek ou un Sage Francis auquel on pense parfois.
Son comparse aux machines est assis et martèle manuellement des rhytmes concassés qui se marrient bien avec les samples noisy et free-jazz (comme sur l’énorme « Moonshine ») mais finissent par être un peu répétitif.
Rien de honteux pour autant dans ce set carré, mais j’en espérais plus.
En tout cas on soulignera une certaine générosité à jouer quelques titres en plus de prévu sur les coups d’une heure du mat alors que le public encore présent doit se résumer à une vingtaine de curieux, groupe précédent inclus.

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