Elysian Fields

Espace Doun, 28 Février 2009.

L’Espace Doun n’en est pas à sa première affiche prestigieuse mais jusqu’à présent je n’avais jamais été assez motivé pour faire le déplacement.
Chose faite ce soir dans les joies du co-voiturage et confirmation de l’idée que je m’en faisais, salle intimiste et accueillante, à l’accoustique en adéquation avec les groupes programmés.

Contrairement à ce que le nom pourrait supposer,Thousand & Bramier le groupe en première partie est Français, mais joue une musique résolument Americana.
Pas trop mon style de prédilection, mais assez agréable à l’écoute, entre Amor Belhom Duo pour la section rhytmique et Syd Matters pour les voix graves des chanteurs.
Mais une fois n’est pas coutume, l’ouverture m’a paru excessivement longue, une demi heure aurait suffit à se faire une idée sans trop s’impatienter.

Il faut dire que j’attendais avec beaucoup de fébrilité Elysian Fields avec lesquels j’ai des souvenirs forts.
En 2001 lors d’une interview admirative à Valence je leur avais suggéré avec insistance d’ajouter Marseille à leur tournée d’alors, et j’avais été autant ravi que ça se fasse que catastrophé du peu d’affluence rencontré.
Le dit concert était sublime, un des plus beaux vus cette année, mais je m’en étais un peu voulu et je ne fut pas étonné de les voir éviter le sud lors des tournées d’après.

Bref, c’est une joie non dissimulée de les revoir 8 ans après, même si je n’ai pas trop suivi leur discographie depuis leur « Queen of the meadow » de l’époque.
On en reconnaît d’ailleurs quelques titres toujours très séduisants, « Tides of the moon », « Bayonne » et le vénéneux « Bend your mind ».
Le reste de la setlist m’est moins familier, probablement des titres des disques suivants, comme « Climbing my dark hair » du récent LP.

Rien n’a vraiment changé depuis toutes ces années, mais la recette fonctionne toujours.
Le talent mélodique d’Oren Bloedow n’a d’égal que la présence vocale de Jennifer Charles au teint blafard et au charme si particulier, curieusement une des rares chanteuses plus jolies boudeuse que souriante.
Toujours très aguicheuse, lascive, intimidante même, le public (cette fois nombreux puisque cela affiche complet, ouf) l’écoutant dans un calme quasi religieux.
Des musiciens au sommet de leur art et une chanteuse mettant à l’amende bien des interprètes jazz actuelles, l’ensemble de la salle semble conquis.
On peut toutefois regretter la brièveté du concert, guère plus d’une heure avec deux tout petits rappels, et on reste un peu sur notre faim en regrettant l’impasse sur des titres plus enlevés comme « Jack in the box » ou l’irresistible « Only for tonight », sommet du dernier album.

(photo Pirlouiiit)

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