Ok Vancouver Ok + Buvette

Le Baby, 7 Mars 2009.

Pas évident d’écrire sur un concert ou une soirée que l’on a pas aimé sans finir par des raccourcis du style « c’était à chier » ou « je n’ai rien compris ».
D’autant plus lorsque c’est dans une petite salle sympa, organisé par une des rares assos (les défricheuses du Horny Pony Club) qui se bougent pour faire venir des artistes inédits à Marseille.
Le Baby se remplit progressivement des habituels amateurs d’affiches indé au son du « Tago Mago » de Can dans une pénombre intimiste qui ne va pas faciliter la tache de notre vaillante photographe du soir.

Le premier performer (j’emploierai décemment pas le terme musicien) est Suisse et se fait appeler Buvette, ce qui attise la curiosité plutôt deux fois qu’une parce qu’à part Grauzone et, hum, Dj Bobo, on ne connaît pas très bien ce qui se fait chez nos amis Helvètes.

On en saura pas beaucoup plus si ce n’est que ce drôle de bidouilleur au look grunge ’92 ne fait pas vraiment dans les chansons à boire.
Il rappelle unanimement cet épisode de « Friends » où Ross essaie de jouer du synthé ou plus concrètement, un enfant qui découvre devant nous ses instruments.
De temps en temps il annone un chant désespérant, tape comme un bourrin sur sa batterie et tout le reste du temps il active différentes boites à rythme dans une cohérence mélodique qui nous échappe.
Un peu comme un guitariste qui jouerait un riff après l’autre mais ne va surtout pas se risquer à une série d’accords.
Expérience arty ou pur foutage de gueule ? Sans doute un peu des deux.

J’attendais un peu plus du Canadien Ok Vancouver ok, apprenant sur la toile qu’il a récemment ouvert pour Uzi & Ari dont le récent passage Marseillais m’a laissé de bons souvenirs.
Et puis les sons sur son site sont pas mal également, soyons attentifs on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise et on va peut être comprendre ce que fait le drap peinturluré derrière la scène.

Il est accompagné d’un acolyte dont le t-shirt fait débat, il semblerait qu’il représente une loutre communiste mais rien n’est moins sûr.
Encore des synthés cheap mais aussi des maracas et puis une guitare que l’on peine à entendre.
Pour être tout à fait honnête il y a des embryons de chansons qui procurent quelques bons moments, mais vraiment brefs.
L’humour omniprésent et la désinvolture du duo titille l’indulgence polie de ceux qui sont restés jusqu’au bout, le coté participatif des morceaux (genre « frottez vous les mains » ça va créer une ambiance champêtre, wouh !) amuse assez.
Mais globalement, la sauce ne prend guère plus en dehors des quelques initiés, dommage.

On quitte les lieux avec les Young Marble Giants et l’on ne peut plus adéquate « Searching for Mr Right » (enfin là on cherche surtout la sortie), en regrettant presque un samedi soir plus casanier, un peu moins aux frontières du réel.

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