Cut Chemist

Cabaret Aléatoire, 20 Mai 2009.

Affluence assez décevante, d’autant plus une veille de jour ferié, pour une soirée pourtant alléchante sur le papier.

Pour le set inaugural sympathique de Dj Creestal c’est triste à constater, il n’y a pas une casquette, les premiers arrivés préfèrent lézarder à l’exterieur, où, grande nouveauté, le bar à vin est délocalisé en face d’un stand de hot dogs.

L’Anglais Master Shortie n’attire guère plus de monde, et ne convainc pas vraiment les quelques curieux.

Son single « Dead end » sorti l’an dernier est bien poppy mais malgré un bon flow (pas très bien mis en valeur hélàs), le reste manque d’originalité, beaucoup de pâles imitations de sons dirty south à la Lil Wayne auquel il emprunte d’ailleurs son fameux « A Milli.

En tout cas il porte à moitié bien son nom, à défaut d’être maîtrisé son set était extrêmement court, à peine plus d’un quart d’heure.

La salle se remplit finalement à l’arrivée de Cut Chemist dont j’avais raté les précédents passages à Marseille (seul en 2007 puis avec Dj Shadow en 2008), erreur enfin réparée ce soir.

A ce que j’ai compris par ceux qui l’avaient déjà vu, son set est similaire aux précédents et tout aussi jouissif.

Contrairement à pas mal de virtuoses des platines, on a pas affaire à une démonstration hyper technique de turnablism mais à un show eclectique qui utilise la vidéo à très bon escient.

Dès l’intro (un remix maison du « Day In Day out » de Nat King Cole) on sait que l’on va passer un super moment avec moults scratches et samples plus ou moins improbables.

Malgré quelques passages un peu ennuyeux et vaguement new age, c’est un trip à la fois funk, afro, latino, rock, et évidement hip hop avec, surprise, la participation en chair et en os du rappeur Hymnal sur plusieurs passages et notament le tubesque « What’s the altitude ».

Un mix de haute volée, pas forcément dansant du début à la fin, toujours très inventif avec un humour bien placé, certaines vidéos tirées de séries Z étaient vraiment tordantes.

Après une relecture du « Jayou » de Jurassic 5, décidément une des ses plus grandes réussites, il s’amusera avec son VJ à scratcher à partir d’images filmées dans le public, dont un mémorable « Marseilleuh ize ine di aousse » scandé par un fan au premier rang.

Evidement avec d’avantage de monde l’ambiance aurait pu être un peu plus enflamée mais le moins que l’on puisse dire c’est que le Californien et ses comparses en ont débridé plus d’un(e)s et c’est bien l’essentiel.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s