Mahjongg + Rainbow Arabia

27 Mai 2009, La Bergerie.

Le festival B-Side continue sa programmation impeccable avec ce soir deux groupes étonnants et détonants, qui plus est dans un endroit inhabituel.

Rendez vous est donné à La Bergerie, une galerie d’art au design entre épure et vintage, étonnamment bien insonorisée et propre (seuls ceux qui se sont pris la gueule contre la porte vitrée ont moyennement apprécié).

Pas autant de monde qu’à la soirée d’ouverture mais entre le concert de Lightning Bolt d’un coté et la finale de Champions League de l’autre c’était prévisible.

On aura en tout cas rarement autant pensé que les absents ont toujours tort, tant la qualité de la soirée se dispute avec l’audace des programmatrices.

Après quelques bonnes sélections de Dj Gantelmi (Jon Spencer, Dj Shadow, Devo, et même Marie Et Les Garçons, peut être une dédicace aux fatigués qui trustent la banquette) place au duo Rainbow Arabia pour une demi heure complètement dingo.

Danny et Tiffany Preston forment un couple de multi instrumentistes surprenant, jouant principalement de claviers pour le monsieur au chapeau improbable et de percussions pour madame qui assure le chant.

Un timbre bien particulier, qui m’a parfois fait penser aux voix asiatiques de chez Blonde Redhead et Dengue Fever mais en fait la miss m’assurera après qu’elle a des origines Mexicaines et Polonaises (!).

Musicalement difficile à résumer mais très facile d’accès pour qui aime le groove dans toutes ses formes, un mélange de punk DIY, d’afro beat, d’electro cheap jovial et inventif, tellement bien fait qu’on trouvera la prestation bien trop courte à notre goût.

Avec quelques tubes évidents (« Omar K », « Kabukimono ») des transitions bien dépaysantes entre les morceaux et un décorum tropical qui donne clairement envie de vacances, ça commence très fort.

Mahjongg étaient déjà passé à Marseille à l’automne dernier, je m’étais un peu mordu les doigts de les avoir raté après coup.

Leur musique est tout aussi riche mais encore plus dansante et tient dans ses meilleurs moments de la folie furieuse qui anime les Chk Chk Chk.

Soit une certaine idée du punk funk ambiance fin du monde totalement débridé, un vacarme hypnotique, une transe encore plus impossible à étiqueter.

Le quatuor de Chicago , trois forces de la nature aux claviers ou machines plus un incroyable batteur, semble incontrôlable et infatigable et affole les sens comme peu.

Si les moins curieux (ou plus rationnels c’est selon) sont rapidement déroutés, les premiers rangs sont totalement déchainés, épuisés et conquis, ahuris d’une telle débauche d’énergie.

Une baffe de plus à mettre au crédit de In The Garage à qui nos hanches disent mille fois merci.

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