Marsatac 2009 (1/3)

Jeudi 24 Octobre 2009, Dock des suds

Arrivé trop tard pour Mix Up Beyrouth (unanimement décrite comme intéressante mais inaudible) le premier soir commence pour moi avec le toujours instable Rachid Taha, pour qui j’ai beaucoup d’estime sur disque et comme personnage.



Comme lors de son précédent passage à la Fiesta, il faut faire abstraction de son coté bourré/déchiré pour apprécier sa performance rock’n’roll dont seules les transitions vaguement politiques tombant à plat peuvent désarçonner.



Musicalement c’est encore un beau moment entre punk et musique Arabe, avec quelques titres qui m’étaient inconnus, et des titres plus familiers.



L’évènement pour beaucoup c’était la présence du classieux Mick Jones des Clash dont le premier riff qui arrive à me refaire surkiffer Should I stay or should I go pourtant un de leurs morceaux que j’aime le moins.



C’est évidement avec « Rock El Casbah » après le rappel qu’on aura les frissons plus intenses nés de cette collaboration.



Avant ça, l’autre invité, outre Rodolphe Burger qui a ouvert la soirée, est une surprise, Orelsan, le jeunôt maladroit qui s’est attiré une cabale assez pathétique en début d’année est ici chez lui, rappant avec une belle présence sur le hélas toujours pertinent « Voilà voilà (qu’ça recommence) », hypnotique à souhait.

Beaucoup de plaisir également à entendre, sourire et danser sur « Ecoute-moi Camarade » jusque là pas encore goutée en live.



La suite est moins heureuse, le groupe Y.A.S. fait vraiment figure de pétard mouillé, le disque n’était déjà pas bien folichon mais alors le concert, vraiment bof.

Mirwais a beau avoir eu des éclairs de génie avec Taxi Girl et Madonna par le passé, il semble s’être fourvoyé dans ce projet dont l’unique intérêt est pour la gente masculine ou lesbienne la plastique (assez troublante il faut bien l’avouer) de la Libanaise Yasmine, elle n’a pas une voix désagréable non plus mais les chansons putassières et sans imagination qu’elle s’efforce d’accompagner de poses aguicheuses vident rapidement la salle et génèrent commentaires au mieux moqueurs au pire sexistes et lapidaires.



Il aurait été peut être plus pertinent de programmer Speed Caravan dont la moitié de set, que je me suis autorisé à voir en pensant aux heures de sommeil qu’il va me manquer pour assurer le boulot et les deux autres soirs, était pas mal du tout.

Une proposition de rock/groove instrumental oriental des plus séduisantes où le leader se révèle un virtuose de l’Oud et le groupe qui l’accompagne des musiciens hors pair.

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