Marsatac 2009 (3/3)

26 Septembre 2009, Docks Des Suds.

Troisième soir à dominante pop, rock et electro et encore une fois de très bonnes choses à voir et à entendre.

Il fallait là tôt pour ne pas rater les Andromakers qui, grace à un concours d’une marque de téléphonie, ont eu la chance d’ouvrir la scène « Jeunes Talents » après m’avoir fait une bonne impression il y a quelques mois à l’Embobineuse, au plus modeste dans les moyens mais très recommendable festival B-Side.

Impression confirmée ce soir, ces Aixoises sont promises à tous les honneurs avec leur electro-pop n’a pas grand chose à envier aux groupes Anglo Saxons du même genre, même si l’influence de leurs modèles est encore un peu pesante par moments.
Mais presque tout est déjà là, des chansons aigre-douces intimistes, vaporeuses, rêveuses et même un peu dansantes par moment.
La seduction opère aussi grace à un chant étonament mature et des arrangements sobres mais pas cheap pour un sou.

Si la fin du concert, parasitée par le brouhaha de la grande scène d’à coté, était un peu délicate à gérer par les demoiselles, elles s’en néanmoins sorties comme des pro et ont même gratifié les derniers conquis d’un beau rappel.
Souhaitons leur d’encore progresser et c’est sans nul doute qu’un jour ou l’autre elles n’auront nul besoin de tremplin pour s’inviter à l’affiche.

Bon Archive, je n’ai pas tenu plus d’un morceau, la plupart des gens étaient là pour eux et avaient l’air à fond, donc vous en aurez forcément un écho favorable ici ou là.

Un petit tour sur la scène Pharo pour un autre groupe déjà vu cette année, le trio post-punk/new wave Battant dont le set millimétré et ultra-court au Cabaret Aleatoire entre deux longs dj sets n’avait pas manquer de faire jaser.
Dans le cadre d’un festival et en même temps que l’autre baudruche d’à coté ça passe mieux.
Pas de grosse différence avec le disque, c’est sec, nerveux, ultra-référencé 80’s, et les gesticulations de la chanteuse en mini-short et aux accents Siouxsie sont agréables à regarder, manque juste un bon batteur pour dynamiter l’ensemble.

On les quitte un peu avant la fin pour ne pas rater les délicieuses Au Revoir Simone qui était pour ma part un des groupes que j’attendais le plus sur cette édition.
Objectivement le son n’était vraiment pas à la hauteur, le choix même de les faire jouer dans un si grand chapiteau m’échappe, malgré des efforts pour bien se placer on se retrouve avec plein de lourdauds bourrés et peu concernés qui ne méritent pas le charme et les mélodies lumineuses du trio.

Même plombée par de facheux problêmes techniques, la prestation est un beau moment, les chansons (touchées par la grace sur disque) les plus directes de leur répertoire sont privilégiées, telles « Another likely story », « Shadows », « Sad song » et un « Take me as I am » que l’on prendrait volontiers au mot.
Un plaisir pour les fans donc, sans doute un peu ennuyeux pour les non initiés, gageons que l’on pourra les revoir dans le coin dans de meilleures conditions

Art Brut était l’autre groupe que j’avais hâte de découvrir sur scène, pas forcément fou de leurs albums mais assez excité par l’energie punk du combo et le bagout inénarrable de leur leader Eddie Argos.
Ca joue très fort, trop pour certains, il y a bien des pogos aux premiers rangs mais ailleurs c’est assez sage et clairsemé.
J’ai pour ma part beaucoup aimé ce groupe un peu à part dans la scène Anglaise actuelle, fidèle au coté je m’en foutiste mais j’envoie la sauce, le seul bémol serait peut être de ne pas saisir toutes les subtilités des paroles, souvent hilarantes, en live tant les guitares ont définitivement le dessus sur le reste.

Dernier live de la soirée en ce qui me concerne (j’aurais beaucoup aimé danser sur Felix Da Housecat mais la fatigue accumulée sur les trois jours aura eu raison de mes pieds), le Versaillais Etienne De Crecy dont on nous avait annoncé en conférence de presse un show très visuel.
Effectivement on en aura plein les mirettes avec une scène transformée en immense grille de morpion (ou pour les plus agés, de décor de « L’académie des 9 » relooké) qui s’illumine de toutes les couleurs et réfléchit des animations particulièrement réussies.
Pas aussi démesuré que les pyramides de Daft Punk mais assurément impressionant.

Etienne est au centre du décor et a trois machines devant lui, et joue des versions remixées de ses classiques « Am I wrong », « Fast Track/Someone like you » (quel kiff perso d’entendre la voix de Camille aussi fort) et bien sûr « Prix choc » dont il ne garde que quelques gimmicks de ses fameux « Superdiscount ».
Des esprits chagrins pouvaient s’interroger sur la pertinence de booker en 2009 d’un des parrains de la French Touch des 90’s, cet excellent set répond de la plus belle des manières et faisant danser et chavirer de bonheur des milliers de festivaliers.

A l’heure du bilan de cette édition, souvent critiquée et denigrée avant même qu’elle ne commence, si tout le monde est unanime sur l’inadaptation de l’endroit et du son indigne de certains concerts, on ne pourra en tout cas pas blâmer les artistes pour la plupart à la hauteur de l’évènement et le public malgré tout fidèle, prêt à rempiler l’an prochain si les organisateurs retrouvent un lieu adéquat.

2 réflexions sur “Marsatac 2009 (3/3)

  1. eh bien comme dirait l'autre, "tout pareil"; j'ai assisté au troisième soir de l'édition, et pour résumer : " bonne soirée, mais pas un cru d'exception."Même avis que notre Samy internationnal : Au Revoir Simone charmantes (ahhh quelles jolies clones de Carla B./S. :-))) mais leur son est bien trop délicat pour le lieu; Art Brut, jouissif, mais parfois trop trop fort (mais le rock, c'est physique n'est ce pas? ); etienne de crcy, sympa mais, à part les lumières et deux ou trois morceaux bien acrocheurs, j'étais pas dans le mouv". Sinon pour les concerts non vus par misterblog, j'ai vraiment aimé "we have band": bonne zic, qui commence comme de l'afterpunk et finit en electroclash bien senti (et Pet Shop Boys au RV à la fin, bonheur!).De plus les spectateurs mâles hétérosexuels n'oublieront sans doute pas la tenue de Deborah, qui a commencé le concert en tunique à pailletes total disco et a continué en justeaucorps blanc mi transparent mi plastique façon Véronique et Davina! kitsh, mais efficace!Enfin felix da housecat pour conclure ma nuit; mix étrange qui mélangeait tout: de la techno hyperlourde aux remixes pop de MGMT , des trucs électro et de la disco filtrée; bref à boire et à manger ; dansant, mais pas tjrs cohérent. et apres suis rentré car l'apéro bien étalé en début de soirée (qui nous fait a louper Archive: no regret) m'a rappelé que j'avais plus 20 ans!!!

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  2. Salut Bruno.We Have Band j'aurais bien aimé les voir, tout comme Success qui apparemment a crée la surprise chez beaucoup, je suis juste tombé sur la fin mais on m'en a dit beaucoup de bien.

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