Fiesta des suds (3/3)

24 Octobre 2009, dock des suds.

L’édition 2009 de la Fiesta des Suds se termine comme elle a commencé, avec des artistes très grand public.
Pas initialement prévu de m’y rendre après la grosse soirée electro de la veille mais invité et appréciant les deux têtes d’affiche, pourquoi pas.

Jamais vu Christophe jusque là, dont les interviews et le personnage m’intéresse souvent plus que ses disques.
Jamais réussi non plus a en écouter un album en entier, mais quand même séduit par ses choix musicaux et sa poésie, loin de la variété avariée de pas mal de ses contemporains (dont le fameux vendeur de lunettes qui remplit le Dôme ce même soir).
C’est peut être sa voix aiguë (que Luz comparait à celle d’un personnage de manga) qui m’a toujours empêché d’adhérer totalement mais sur scène je dois dire qu’il a une certaine classe.

Avec son look et sa posture de dandy il a une aura installe attention et respect des les premières secondes.
Sans atteindre les arrangements parfois très ambitieux des disques, les musiciens qui l’entourent sont sobres et inventifs et offrent un écrin parfait pour son chant.

Il commence avec son titre-signature « Le beau bizarre » puis enchaîne avec un récent titre tout aussi habité « Mal comme ».
Rarement vu un public aussi captivé, il y a bien quelques lourdauds qui demanderont « Les mots bleus » vers la fin mais l’ambiance est pas aussi beauf que j’avais pu le déploré pour Bashung par exemple.

Parmi les titres récents, l’épatant « Tandis que » et l’intense « Comme un interdit » semble avoir vraiment plu, mais ce sont évidement ses titres 60’s et 70’s qui raflent la mise.
Si j’ai bien aimé « Les paradis perdus », « Le Dernier des Bevilacqua » ou son tube « Señorita » accompagné d’une seule guitare acoustique, d’autres plus kitch m’ont a mieux amusé (« Aline », « Succès fou », « Les Marionnettes ») mais comme tout le monde son interprétation aérienne des « Mots Bleus » m’a plus que convaincu.

La suite sur la grande scène, c’est avec un habitué de la Fiesta que j’avais vu lors de son passage en 2004, Khaled.
Concert assez similaire dans une ambiance familiale, avec une revue non exhaustive de ses succès des 90’s, de « Chebba » à « Oualou Oualou » en passant par l’inévitable « Didi ».

Des titres très festifs joués par un groupe partagé entre instruments orientaux comme son fidéle joueur d’Oud et d’autres musiciens qui ont probablement des bases funk.
D’autres morceaux, plus introspectifs, permettent d’apprécier une nouvelle fois cette voix puissante et parfois mélancolique qui tranche avec son sourire sans cesse arboré.

Pour ne pas gâcher mon plaisir, encore présent, je me suis permis de partir avant la fin, au rappel, me souvenant qu’il finissait avec « Aicha » qui me sera toujours insupportable.

Et également pour ne pas rater le début du set de Edu K, dj Brésilien dont on attribue la paternité du Baile Funk, genre que j’adore.
L’idée d’enfin danser sur ce son hybride, sorte de Dancehall des Favelas m’enthousiasmait fortement mais il faudra déchanter, soit il a complètement changé de style, soit il adapte son set au public Européen, mais ça n’a pas grand chose à voir avec ses disques.
Ce n’est pas si décevant, une bonne house des familles, bien dansante, avec ici et là quelques percussions, vocaux et sonorités couleur locale, mais rien de vraiment métissé et un son finalement très linéaire, dommage.

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