Glass Candy + Desire

Cabaret aléatoire, 18 Février 2010.
En voyant des grilles inhabituelles pour ce type de soirée, on pourrait s’imaginer naïvement que Italians Do It Better a des centaines d’amateurs à Marseille, propulsée le temps d’un soir centre du monde nu disco.
Fausse joie évidement, malgré une promo conséquente la salle est loin d’être comble et relativise du coup la portée du supposé buzz qui entoure ce label de Portland.
Qu’à cela ne tienne, l’enthousiasme fut pour beaucoup à la hauteur de l’attente suscitée par l’annonce, il y a quelques semaines, de ce plateau proposé par Non E Possiblé.

C’est vers 22h30 que Desire investit les lieux.
Trio mené par la gracieuse Megan, enveloppée dans une superbe robe pailletée, qui s’adresse au public avec un délicieux accent Canadien.
Le premier titre, « Oxygène » est d’ailleurs chanté en Français, et surprend un peu avec son coté kitch assumé.
Le suivant place la barre nettement plus haut.
« Mirroir mirroir »
, le « ce soir je serai la plus belle pour aller danser » de 2009, titre envoutant qui emballe et fait taper du
pied dès les premières notes.

C’est là que la machine à danser se met réelement en marche avec un style affirmé.Le principal talent de ce groupe ainsi que celui du suivant étant de produire un son maximal avec des moyens très limités.
Le batteur Natty et le clavieriste Johnny se révèlent sur scène une section rythmique à l’efficacité redoutable, sur « Don’t call » l’alchimie entre les deux est parfaite.

On ne minimisera pas pour autant la sensualité et la mélancolie qui se dégagent de la voix de
Megan, qui irradie des titres comme l’émouvant « If I can’t hold you », ou le bien nommé « Dans mes rêves ».
Un petit bémol à ce concert que j’ai beaucoup aimé, au lieu de longues re-edits des morceaux on a eu droit à des versions souvent raccourcies, d’une brièveté parfois frustrante.

Mais qui a eu l’idée saugrenue de mettre un disque, totalement inopportun, de Bloc Party pendant le changement de plateau ?
Bon on va prendre un peu l’air (pas encore pluvieux) en attendant le second groupe, Glass Candy.

Enfin quand je parle de changement de plateau, il était juste question d’enlever la batterie car cette fois il s’agit d’un duo, avec toujours le même Johnny au synthé et une autre chanteuse, la très sexy Ida.
Leur musique, si elle est d’une esthétique assez proche, est nettement plus festive que celle de Desire, et la meneuse bien moins statique.
On peut même dire qu’elle ne tient jamais en place, donnant au show un coté cours de gym assez amusant.

Les premiers rangs, somme toute assez calmes pour la première partie, sont cette fois assez déchaînés, avec sur le balcon de gauche des fans qui s’acharnaient à faire un maximum de bruit avec le plancher.

Difficile de décrire avec retenue le plaisir procuré par cette musique aux confins de l’italo disco et de l’electro pop à la Giorgio Moroder, on dira poliment que c’est une des plus bandantes de l’époque.
La voix d’Ida est stridente et puissante, souvent déformée ou amplifiée avec des effets psychédéliques, tandis que Johnny semble pouvoir sortir une infinité de sons triturés à l’envie.
Parmi les morceaux les plus efficaces, « Beatific » aux faux airs de Madonna 80’s, et « Geto boys » basée sur un sample de « My mind playing tricks on me » des fameux rappeurs.
Et aussi une reprise assez hystérique du « Miss Broadway des oubliés Belle Epoque qui emporte tout sur son passage.

Deux concerts parfait pour bruler calories et finir avec des crampes, le sourire aux lèvres en bonus.

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3 réflexions sur “Glass Candy + Desire

  1. Soirée très plaisante, dommage pour la fréquentation, c'est vrai.Desire, j'ai eu très peur au début avec leur chanson en français bien kitch, j'ai limite cru que je m'étais trompé lors de mes écoutes sur myspace. Mais la suite m'a vraiment rassuré, c'était vraiment efficace, mais court :/Glass Candy, j'ai trouvé ça parfait malgré les "problèmes" de sons. La chanteuse est d'une aisance, bouge de partout ^^ Et elle sait jouer avec sa voix et l'expérience est là.Voilà, bon si on enlève le DJ, c'était tout de même assez light, je trouve, mais ça en valait carrément le coût :)Manque Chromatics(ou même Sally Shapiro pour en remplacer un des groupes… oui c'est pas du bon label mais Italo disco quand même) et je crois que l'on a LE concert parfait ^^

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  2. Jamais contents ces marseillais :)La salle est vraiment pas ma préférée niveau acoustique entre autres mais depuis 2-3 ans force est de constater que c'est une de celles qui proposent des affiches intéressantes, c'est un peu dommage de les bouder.

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