Adam Green

Poste à Galène, 6 Mars 2010.

Quelques semaines après l’excellent concert de Jeffrey Lewis à l’Embobineuse, le Poste à Galène accueille Adam Green, l’autre grande figure de la scène Anti Folk, et c’est logiquement complet.
Peut être aura t on un jour la chance de voir Kimya Dawson dans le coin qui sait ?
Une première partie était annoncée mais soit elle a été annulée soit j’ai du arriver trop tard, les live du samedi commençant plus tôt qu’en semaine.
Concert très attendu pour ma part, n’ayant jamais vu le bonhomme mais appréciant ses disques depuis une bonne dizaine d’années déjà, du premier Moldy Peaches au récent « Minor Love ».

Dès les premières secondes le ton est donné, très peu de place pour la retenue, c’est à un pur moment de sexe, drogue et rock’n’roll qu’on est conviés.

En le voyant débarquer torse nu avec un simple blouson cuir et se jetant dès le premier titre sur les premiers rangs, aussi à l’aise qu’un Jacquot au salon de l’agriculture, on comprend assez vite que la scène du PAG sera bien trop petite pour ses gesticulations.
Si j’ai parfois eu à déplorer de la mollesse du public à certains shows ces derniers temps, avec les admiratrices du New Yorkais c’est tout le contraire, rarement vu assistance aussi hystérique.
Il y en a qui lui ont apporté des pancartes marrantes, d’autres qui ne vont pas hésiter à monter sur scène lui rouler de grosses galoches, dans une ambiance digne d’un passage d’East 17 chez Jacques Martin.
A un spectateur hilare lui criant que la donzelle était mineure, le bougre répondra goguenard qu’elle est assez agée pour le violer.

Hum, et la musique dans tout ça ?
Fort heureusement tout aussi enthousiasmante.
Beaucoup plus électrique que sur disque, on ira pas jusqu’à la qualifier de punk mais il y avait de cela, l’énergie (et pas que diront les filles) était en tout cas palpable du début à la fin.
Le groupe qui l’accompagne est efficace et discret, on imagine mal comment il pourrait en être autrement avec une telle bête de scène.

Pas reconnu tout les morceaux mais les tubes qui ont jalonné sa décennie solo étaient au rendez-vous, « Emily », « Drugs », « Nat King Cole », « Tropical Island », le tordant « No legs », le plus récent et presque groovy « Buddy Bradley ».
Et plus tard, repris par ses fans transis, « Friends Of Mine » l’occasion de recevoir une nouvelle pancarte, et un improbable t-shirt Garfield.
Sa voix grave, souvent comparée à Lou Reed, est quand même mise à rude épreuve avec toutes ses acrobaties mais notre énergumène ne semble que rarement à bout de souffle.
Les rares moments de répit, mis à part quelques morceaux acoustiques, sont de toute façon l’occasion de rire avec ces bouts de reprises des « Sucettes » de Gainsbourg ou de « Everything I do » ce tube moisi de Brian Adams au beau milieu de son classique « Jessica ».

Le groupe ne repart pas seul car la soirée finit par un envahissement total de la scène, deux groupies entreprenantes montrant à toutes le chemin des backstages, au grand dam des vigiles un rien dépassés par tant d’effusions.
Tout ce petit monde s’en souviendra, assurément un des concerts les plus excitants de ce début d’année.

(photo Pirlouiiiit)

2 réflexions sur “Adam Green

  1. whouuuuuuuuuaaaaaaaaa enfin un vrai concert de stupre et de débauche à Marseille; bien entendu encore loupé ça :-(Enfin, ça nous change du recueillement de the XX :-))

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