Wild Beasts + Andromakers

Cabaret Aléatoire, 3 Avril 2010.

Temps maussade, autres concerts potentiellement intéressants (Bol de funk d’un coté, Spectrum de l’autre) et surtout week-end- de Paques qui en a fait fuir beaucoup, c’est encore une fois à une ambiance intimiste que les amateurs d’indie sont conviés.

Quelques semaines après leur première partie de l’incroyable Jessie Evans, on retrouve avec plaisir le duo Andromakers.

Un set au tempo nettement rehaussé comparé à leur précédent passage marseillais, avec des beats plus percutants et moult maracas sans que cela nuise à la délicatesse de leur musique.

Même sans l’effet de surprise initial on est toujours séduits voire envoutés par ces « Autumn and autumn », « Antique Paradise », « Electricity » presque déjà classiques, agrémentés de morceaux qui m’étaient inconnus

Un inédit un peu poppy et assez dansant et un autre un peu plus expérimental, laissant libre court à leurs audaces soniques et vocales.

Quelques pépins techniques et une communication un peu timide avec le public qui semble conquis pourraient tempérer mon jugement mais ce n’est pas encore cette fois qu’elles me décevront, bien au contraire.

J’aurais bien aimé en dire autant des Anglais de Wild Beasts dont les deux albums sortis ces dernières années chez Domino m’ont particulièrement intrigué.

Le concert (très court, moins d’une heure rappel compris) a ses bons moments mais force est de constater que la complexité de leur rock baroque sur disque semble difficile à pleinement retranscrire sur scène.

On aurait aimé que les tubesques « Brave Bulging Buoyant Clairvoyants » ou « We Still Got The Taste Dancin’ On Our Tongues » nous fassent décoller mais le plus souvent leurs mélodies tournent étrangement au ralenti.

La voix de Hayden Thorpe est néanmoins une des plus atypiques du circuit rock actuel, rarement entendu un chanteur aller aussi loin tant dans les aigus que les graves, croisement vocal improbable entre Brendan Perry et Klaus Nomi.

Son acolyte Tom Fleming est à peine plus classique quand il prend le micro, mais a des intonations tout à fait singulières.

Le manque de patate (peut être volontaire après tout) évoqué plus haut n’empêche pas la musique jouée d’être belle et sophistiquée, avec des accents cold wave prenants, manquait juste le petit plus qui rend leurs albums un peu plus captivants que ce soir.

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