Mayer Hawthorne & The County

13 Mai 2010, Espace Julien.

Un peu d’appréhension en arrivant à la salle où les concerts commencent généralement tôt, les vigiles m’informent que c’est n’est pas encore ouvert et il n’y a pas foule qui attend.

Elle arrivera progressivement pendant le set de Dj Soulist écouté d’une oreille distraite, du bon hip hop dans le style du label Stone Throw avec également un clin d’œil inévitable à Guru disparu il y a peu.

Une date risquée, entre le pont de l’Ascension et le fait qu’il soit passé l’automne dernier au Poste à galène, qui peut expliquer que la salle ne soit pas pleine, malgré les nombreux passages de la tête d’affiche sur des radios comme Nova.

Qu’importe, l’ambiance est bon enfant dès les premières secondes du concert de Mayer Hawthorne et son groupe The County.

Tous vêtus de blazers vintage qui rappellent le clip de « Hey ya » d’Outkast.
Basse, guitare, clavier et batterie indispensables pour rendre justice aux morceaux « à l’ancienne » de l’album « A strange arrangement ».
Un disque bien reçu par les amateurs de soul, sur la lancée d’un revival qui a réussi à Amy Winehouse, Jamie Lidell, Raphael Saadiq ou encore Alice Russell, mon concert préféré de l’an dernier.

Je ne peux pas dire que celui là m’a autant marqué, mais il est dans le genre très réussi.

Commençant en fanfare avec les morceaux les plus Motown de son registre comme « Your easy lovin’ ain’t pleasin » et « Make her mine », le chanteur et sa section rythmique nous régalent d’entrée.

Pas vraiment de temps mort bien qu’il tchatche beaucoup entre les morceaux (l’album ne durant qu’une demi heure, faut bien meubler), comme apparemment sur son twitter où un fan lui demandait s’il allait jouer son titre favori « Maybe so, maybe no ».

On ne sait pas trop où est ce qu’il veut en venir quand il nous demande si on aime la soul, le rock’n’roll, la country (le seul genre boudé dans la salle), on va le comprendre assez vite.

Quand il évoque ses débuts dans le hip hop c’est pour entonner le refrain d’un morceau old school (pas sûr d’avoir reconnu mais ça sonnait comme du Slick Rick).

Et pour ce qui est du reggae, c’est avant de jouer une version chaloupée de son premier single « Just ain’t gonna work out » qui rappelle qu’une chanson peut marcher dans n’importe quel genre quand elle bonne à la base.

A peu près tous les morceaux du disque sont joués, des plus groovy à des passages plus « lover » (« Green eyed love ») un peu convenus mais pas surprenant quand on voit les vinyles en forme de cœur à la sortie.
On y entend un inédit assez funk composé par le guitariste et plusieurs reprises.

Le spectre est assez large, ça va du « Gansgta love » de Snoop Dogg en passant par « Mr Blue Sky » d’ELO, qui nous venge presque de son utilisation abusive pour une pub tv.
Qui plus est couplé de façon monstrueusement efficace au « Fly or die » de N.E.R.D., un des moments les plus rock de la soirée.

Au rappel qui semblait un peu improvisé, ce sera l’impeccable « Work to do » des Isley Brothers.

Typiquement le genre de concert maîtrisé, sans grande surprise et pas excessivement long, qui fait du bien aux oreilles et aux jambes, on en attendait ni plus ni moins et on le reverra avec plaisir.

(quelques photos du concert ICI)

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