Get Back Guinozzi + Hifiklub

Lounge, 9 Octobre 2010

Pour mon premier concert post-Marsatac, retour à la triste réalité des soirées rock indé Marseillaises.

Ce n’est pas pour faire le rabat joie mais un groupe encensé par les encore pertinents Pitchfork et Magic, signé sur le prestigieux label Fat Cat, qui joue un samedi soir avec un autre groupe soutenu par ni plus ni moins que Lee Ranaldo, pour le prix de deux bières pression, ça aurait normalement du remplir l’accueillant Lounge.
Entre les musiciens, le staff de la salle et les motivés de Sonic Boom (à qui on doit l’émouvant concert de Damon And Naomi au printemps dernier), nous ne sommes qu’une poignée de curieux à attendre la fin de France-Roumanie pour un hypothétique afflux d’amateurs de guitares cinglantes.
En vain donc.

Ironiquement le live des Get Back Guinozzi commence par « I don’t want to sleep alone » mais le quintet emmené par la pétillante Eglantine Egouzy doit se sentir un peu seul.
Qu’à cela ne tienne, le plaisir s’il n’est pas partagé par beaucoup est bien là.

Un son ancré dans les early 80’s les plus passionantes, entre post punk, pop tropicale et no wave, avec des morceaux aussi courts que jouissifs.
Get Back Guinozzi c’est une basse obsédante, un batteur à la précision chirurgicale, une clavieriste aussi émoustillante que les nappes de son synthé, un guitariste inventif et acéré (on pense parfois à Johnny Marr) et une chanteuse au timbre indolent, qui sussure des comptines de fin du monde un peu à la manière des trop méconnus Life Without Buildings, toujours sur le fil et en haute voltige.

Comme si des versions supersoniques et aériennes de leurs étranges « Low files tropical » et « Carpet Madness » ne suffisaient pas, le climax est atteint avec cette folle réapropriation
du « Police And Thieves » qui ne ressemble ni aux Clash ni à Junior Murvin mais tout simplement à du Get Back Guinozzi, qu’on a envie nonobstant ce flop de rebaptiser Please Come Back Guinozzi.
Gageons qu’ils reviendront triomphant pour leur deuxième album qu’ils se préparent à enregistrer aux dires de la sympathique frontwoman félicitée en fin de soirée.

Pris dans une longue discussion amorcée au changement de plateau, je rate hélas une bonne partie du deuxième concert de Hifiklub dont le style me parle moins mais qui m’interpelle à plusieurs reprises.
Le son y est plus nerveux, plus 90’s aussi, quelque part entre Sonic Youth et Sebadoh, voire Pavement sur les rares titres apaisés.

Le public resté est encore moins nombreux mais semble plus réactif, j’ai pour ma part bien aimé certains morceaux comme « Lonesome machine gun » ou « Catfish ».
Là aussi, un combo percutant qui gagne à être revu dans une autre ambiance.

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