Joe Jackson

20 Octobre, Dock des suds.

Le contexte globalement de merde (grève des transports + mistral glacial) ne saurait ce soir décourager d’aller revoir Joe Jackson, dont le passage au Moulin en 2003 m’avait enthousiasmé.
Ne sachant pas trop si l’Anglais commence en premier ou pas, j’arrive assez tôt pour me faire une idée de la première partie confiée à Papet J et Rit.
Avec pas mal d’à priori négatifs vu que, pour des raisons diverses et variées, je n’ai jamais longtemps supporté la musique des Massilia Sound System et consors.
Ce n’est pas avec les jérémiades poussives habituelles du Papet que cela risque de changer mais son comparse m’a agréablement surpris.
Pas tant au niveau des textes et du chant avé l’accent qui me laissent aussi indifférent que ceux de son aîné, mais musicalement ça me parle davantage.
Avec un sampler et une guitare il va au delà du reggae aiolisant auquel je l’associait sans connaître, à ma surprise c’est aussi ludique, groovy, bluesy qu’un G Love & Special Sauce.
Du coup leur présence ce soir m’a paru moins incongrue et bien plus cohérente que certains plateaux mythiques de la Fiesta du style Patti Smith + Kassav.

Un très très long changement de plateau plus tard, Joe Jackson entre en scène avec une version piano/voix dépouillée de « It’s different for girls »
Il est rejoint juste après par Graham Maby (basse) et Dave Houghton (batterie).
Comme lors de son passage évoqué plus haut, les superlatifs manquent pour décrire la perfection du concert, l’excellence de ses musiciens, de son piano aérien, de sa voix toujours aussi chaleureuse.
On pourra regretter l’absence (logique sans guitare) de l’incontournable « Look sharp! » mais comme il le dit dans un français approximatif à un fan hurlant le nom d’un titre « ce n’est pas chanson à la demande ».
Ses admirateurs auront néanmoins l’occasion d’entendre « Chinatown », « Fools in love », « Is she really going out with him ».
Agrémentés de titres moins connus issus de son récent album « Rain », et de quelques reprises de choix.
Du Duke Elington, du Beatles (émouvant « Girl » en solo) et, plus inattendu, une épatante relecture du « Inbetweenies » de Ian Dury, qui aurait sûrement adoré.
C’est toutefois le tube « Steppin out » joué au rappel qui reste numéro un à l’applaudimètre et laisse un grand sourire général à la sortie.

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