Young Marble Giants, Darkstar, Still Corners

10 Décembre 2010, Opera De Toulon.

En plus d’être défricheuse et audacieuse, l’équipe du Midi Festival a de la suite dans les idées.
En Fevrier ils nous avaient proposé le tout premier concert de The XX dans la région et ce soir le groupe culte auquels on les a souvent comparé.

Pour qui a usé jusqu’à la corde leur « Colossal Youth », voir les Young Marble Giants en 2010, c’est un peu Noel avant l’heure.
Et rendre hommage à ce groupe influent mais confidentiel en le faisant jouer dans ni plus ni moins qu’un Opera, c’est d’une classe qu’il est bon de saluer d’entrée.

La soirée commence avec les Londoniens de Still Corners, quintette qui m’était quasi inconnu.

Belle musique, belles images projetées mais pas d’éclairage, ce qui est bien dommage vu les photos de la chanteuse sur leur site.
On se concentrera donc pleinement sur sa voix cristalline et le rock tantôt planant tantôt hypnotique de ses comparses.
On pense un peu à Broadcast (pour le son un peu 60’s psyché) et Mazzy Star (pour le chant), si certains titres peinent à décoller c’est assez prenant.

Le groupe suivant me filait des boutons avant même qu’il ne commence à jouer.

L’album « North » de Darkstar a beau avoir eu des critiques dythirambiques et sortir sur un label que j’apprécie (Hyperdub, qui a revélé l’excellent Burial), son écoute m’a ennuyé comme rarement cette année.

C’est encore pire en live, avec des nappes et des notes de clavier aux relents new age et un chevelu emo qui chante comme au vingtième siècle.
Malgré une reprise décalée du « You Remind Me Of Gold » de Human League, ce daubestep agace et fatigue plus qu’il ne transporte.
Enfin à entendre quelques cris scandant son nom au concert suivant, il semble qu’il y avait des amateurs.

Place enfin aux Gallois de Young Marble Giants.

L’ambiance est chaleureuse, limite bruyante pour une musique aussi intimiste et épurée.
Ce qui fera dire à Stuart Moxham, un peu amusé « It’s almost rock’n’roll ».

Le concert est absolument sans surprise et très proche de leur courte discographie, mais quel plaisir de les entendre dans un tel cadre.
Un set assez court où l’on mesure la minutie et la précision que demandent des morceaux aussi minimalistes.
Une basse, une guitare, une batterie synthétique, un clavier qui vont à l’essentiel, sans fioriture, dans un style de jeu vraiment à part.

On les sent appliqués et concentrés, et aussi émus de jouer ces titres devant un parterre de fans et curieux dont la plupart n’étaient même pas nés quand le groupe a splitté.

La chanteuse Alison Statton ne sera pas avare de remerciements envers les organisateurs et le public.
La magie de sa voix sur le fil est intacte, avec ce ton confident qui donne l’impression qu’elle sussure au creux de l’oreille plus qu’elle ne chante.

Pas mal de classiques y passent, du nerveux « Include me out » au groove decharné de « Wurlitzer Jukebox » en passant par l’aérien « N.I.T.A. ».
C’est avec « Credit in the Straight World », le morceau avec lequel je les ai découvert (via la reprise de Hole) qu’ils clôturent en beauté cette singulière soirée.

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