Zombie Zombie

L’Embobineuse, 17 Février 2011.

« En attendant B-Side » comme son nom l’indique, c’est une série de concerts en attendant la prochaine édition du festival des In The Garage souvent et à juste titre loué dans ces colonnes.

Après le set cataclysmique de Marvin à La Machine A Coudre jeudi dernier, affiche tout aussi alléchante ce soir du moins sur le papier.
L’Embobineuse toute accueillante et pointue dans sa prog qu’elle est n’est pas la salle idéale pour votre chroniqueur non fumeur et non vehiculé, mais très motivé pour enfin voir Zombie Zombie.

Excellente formation dont j’ai réussi à rater les nombreux passages à Marseille et Aix, tant pis s’il pleut ou que c’est à perpète les oies cette fois ci sera la bonne.
Comme parfois lors de rendez vous trop attendus, la déception sera de mise.

Pour les impossibles à trainer dehors en semaine, on pourra comparer cette soirée à un match de coupe de la ligue interminable dont seules les séances de tirs au but vaudront le coup, où à un nanar sur Ciné FX qui s’avèrera seulement palpitant au denouement.

La faute en premier lieu aux deux groupes en première partie, dont la musique en aura saoulé plus d’un.
Marteau Matraque, des Canadiens paraît il comparés à Captain Beefheart qui doit se retourner dans sa tombe si jamais il entend ça.

Une fanfare un peu jazz, un peu punk, un peu slam, mais au final plus bruyante et insipide que mélodique et cohérente.
Qui a la mauvaise idée de largement dépasser son temps imparti comme s’ils étaient la tête d’affiche, histoire de bien enfoncer le clou.

El Boy Die c’est un peu l’inverse, pas le temps d’entrer dans son univers un rien masturbatoire qu’il a déjà plié bagage.
Auparavant on aura entendu un long bourdonnement de bruit blanc, des annônements vaguement habités, quelques pauvres percussions.

L’agacement et l’ennui sont un peu atténués par les bonnes sélections de dj Why Am I Mister Pink, qui se débrouille toujours pour passer le formidable « Scharaffenland » de Carmen quand je suis dans les parages.
Mais le mix s’étire en longueur sans qu’on comprenne ce qui arrive aux Zombie Zombie présents sur scène depuis une bonne demi heure.

Visiblement de gros pépins techniques, il ne manquait plus que ça.
On pense que c’est réglé vers minuit avec un premier morceau fulgurant, et patatras, encore des problêmes de matos, de retour, de cable, que sais-je.

La foule amassée aux premiers rangs est partagée entre déconnade et exaspération.
Etienne Jaumet n’en finit plus de s’excuser, et les minutes défilent et les nerfs mis à rude épreuve.
On aura jamais autant mérité du bon son que ce soir mais une fois lancé, le concert est plutôt réussi.
Avec comme sur leur dernier EP des relectures tourbillonantes de musiques de films de John Carpenter comme « Assault » et « Halloween ».

L’occasion de vérifier sur scène que le duo est une des meilleurs sections rythmiques de France et de Navarre.
La batterie métronomique couplée aux synthés vintage, c’est aussi simple que terriblement efficace, hypnotique, dansant, malgré ces gros couacs tardifs l’ambiance est prenante.

Sur la longueur cette soirée qu’on a failli rebaptiser « Zobi Zobi » ou « Dombi Dombi » était bien crispante mais l’intention y était, la prochaine sera mieux à n’en pas douter.

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