Carl Craig, Les Ziris

Photos de la soirée ICI

Cabaret Aléatoire, 3 Mars 2012.

Alors que certains baillaient devant les indigestes Victoires de La Musique, belle affluence ce soir pour un plateau à faire baver les amateurs de techno et d’electro.

L’occasion d’apprécier ce que la salle annonçait en grande pompe sur son Facebook : En février, nous avons testé plusieurs systèmes sons parfaitement adaptés à la configuration de la salle pour améliorer le confort du public. Parmi ces systèmes, trois d’entre eux ont retenu notre attention. Le Cabaret ouvrira donc ses portes ce week-end avec l’un d’entre eux : le système Adamson Metrix.

Pas besoin de s’y connaître en accoustique pour constater la différence avant même de rentrer : ça pète grave.

Si ça se confirme pour d’autres genres musicaux ça va devenir un tout autre plaisir de venir ici, le son ne rendant que si peu justice à la qualité de la programmation jusque là.

Les Ziris, duo Marseillais qui sévit depuis 2005, sont dans la place, s’agitent et font danser une bonne partie de la salle.
Son imposant et sans fioritures, efficace et percutant, une très bonne entrée en matière avant la tête d’affiche.
Pour les plus curieux, quelques uns de leurs titres en écoute ici : http://soundcloud.com/lesziris

Qui se fera attendre avec un bon quart d’heure (marseillais) de retard.
Carl Craig, ça doit bien faire 15 ans que son a dépassé le cercle des initiés techno, grace à des remixes longs en bouche souvent impressionants, de Junior Boys à feu Cesaria Evora.
Jamais eu l’occasion de voir mixer cette légende de Detroit dont la tournée française a l’avantage de passer par des salles de concert (Rockstore Montpellier, Cargo d’Arles) plutôt que des clubs.
Du coup pas de physio pour vous gacher la soirée, et dans la salle peu de poseurs, uniquement des passionés de tout age : de la jeune lectrice de Trax au plus vieux afficionado de Coda.

Pour autant le « 69 live » de Carl Craig semble ne pas faire l’unanimité, l’accueil est chaleureux certes mais quelques uns espéraient un set plus long et plus dansant.
Le producteur délivre en effet un set sans cèder à la dictature du dancefloor, avec pas mal de passages minimaux et planants.
Dès le départ on l’entend préparer ses beats et nappes, poussant son perfectionisme en relançant totalement une séquence loupée.
Si le bonhomme est relativement peu expansif, les divers masques qu’il arbore (Reine d’Angleterre, Mr Bean ce genre) nous amusent.
Les visuels qui l’accompagnent sont sobres et se marient bien à cette musique froide et hypnotique.
Une prestation stimulante et un plaisir pour les sens qu’on aurait aimé apprécier un peu plus sur la longueur.

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