Still Corners, Ladylike Lily

Photos du concert ICI

Cargo de nuit, 23 Mars 2012.

Petit dilemme ce soir en apprenant que le même soir la légende Peter Hook passait des disques après les dispensables Autokratz mais au final on aura pas regretté du tout le déplacement en Arles.

Salle qui accueille ce soir le festival itinérent « Les femmes s’en mèlent » à qui on doit quelques uns des concerts les plus troublants vus dans le coin (A Girl Named Eddy en 2005, Jessie Evans en 2010).

La première partie Ladylike Lily m’est jusque là inconnue et ne me laissera hélàs pas un souvenir aussi fort.

La jeune et jolie Orianne Marsilli n’a pas grand chose à se reprocher, dans un style dépouillé son folk est plutôt agréable à l’oreille mais peut lasser assez rapidement.

Seule avec sa guitare et ses pédales sampler, elle charme néanmoins une partie du public avec des chansons douces et mélancoliques, et les présente avec pas mal d’anecdotes.

Entre deux minauderies elle avoue à plusieurs reprises être timide et craindre de monter sur scène.

Ca peut être touchant au départ mais ça en devient génant et le coté répétitif de ses morceaux (des boucles de voix, clappement de mains ou souffle qu’elle enregistre en direct) finit par provoquer une certaine léthargie.

On appréciera en tout cas son effort de se méler au public pour un titre joué sans micro hors de la scène.

Après un changement de plateau rythmé par les nappes élégiaques de Boards Of Canada, place à Still Corners.

Découverts pour ma part fin 2010 au Midi Festival et dont l’album « Creatures Of An Hour » sorti chez Sub Pop à l’automne s’est pas mal invité cet hiver.

Contrairement à la première fois ils apparaissent bien mieux éclairés mais pas moins mysterieux.

Le groupe a beaucoup gagné en assurance et délivre un concert que j’ai trouvé renversant, décollant d’entrée et impressionant de maitrise.

On n’y entendra pas seulement des morceaux de l’album, avec notamment deux instrumentaux hypnotiques, un inédit du prochain et au rappel une reprise minimaliste du « I’m on fire » de Springsteen (décidément un morceau qui a marqué nombre de groupes, de Electrelane à Chromatics).

Les morceaux déjà connus nous régalent, de « Cuckoo » à « Into the trees », le pont idéal entre la pop psyché des 60’s et le post punk des 80’s.

Par rapport au disque, on note une approche beaucoup plus electrique que synthétique, les guitares sont puissantes, avec beaucoup de fuzz et d’effets de distortion.

La batterie et les claviers ne sont pas en reste, toujours utilisés à bon escient pour faire monter la tension de chaque titre.

Et la voix de la chanteuse Tessa Muray emporte tout sur son passage, aerienne et particulièrement envoutante avec un tel accompagnement.

Contraste saisissant avec la noirceur de leur musique, elle est particulièrement souriante entre les morceaux et s’exprime parfois dans un français charmant.

Et donner l’occasion à l’assistance de souhaiter un bon anniversaire à son acolyte Greg, et cerise sur le gateau (qu’on aura pas la chance de gouter) le groupe restera longtemps après pour signer leur disque et discuter avec quelques fans et curieux plus que conquis.

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