Xiu Xiu + Volcano the Bear + Tim Sparks & Dominique Cravic

Photos du concert ICI

31 Mars 2012, Espace Montevideo.

Soirée on ne peut plus éclectique au GRIM avec trois concerts qui vont se suivre et ne pas se ressembler du tout.

Cela commence par un duo de guitaristes érudits et virtuoses.

Tim Sparks l’Americain et Dominique Cravic le Français semblent avoir tout connu mais jamais ne nous regardent de haut.

Entre chaque morceau, une attitude humble, un humour pince sans rire et pas mal d’anecdotes sur la génèse des titres joués.

Quelques compositions originales et pas mal de reprises de jazz époque Cotton Club, blues et même chanson (Maurice Chevalier, Gainsbourg).

La suite est beaucoup plus experimentale avec les Anglais de Volcano The Bear, déjà venus ici même et selon un ami aux goûts sûrs un des live les plus originaux jamais vus.

Sans être aussi enthousiaste je ne peux que confirmer : leur performance n’a aucun ou peu d’équivalents et méduse la salle.

Ils sont deux à chanter et jouer d’une multitude d’instruments, des plus classiques aux plus trafiqués, avec des tubes ou des objets percussifs non identifiés.

On se gardera bien de donner une etiquette à cette musique hautement inclassable, qui se déguste d’un bloc : aucune pause entre les différents mouvements, ce n’est qu’à la fin que leur sera abondament applaudie.

Xiu Xiu enfin, un nom familier des amateur d’indie mais toujours confidentiels de ce coté de l’atlantique malgré une dizaine d’albums en dix ans, et dont c’est le tout premier passage à Marseille.

C’est le seul concert de la soirée où l’on nous fournit des bouchons avant, et bien que ça commence par le calme « Fabulous Muscles », ce sera justifié vu les orages électriques qui vont suivre.

Ils enchaînent avec des morceaux de leur dernier opus comme « Smear the queen » ou « Beauty towne » qui installent leur style oppressant et sombre.

Avec cette voix constamment sur le fil, basse tremblante et ces synthés d’un autre age on pense évidement à Joy Division et la reprise de « Ceremony » vient enfoncer le clou peu après.

Les conquis d’avance apprécient, d’autres sont nettement plus…divisés.

Groupe difficile d’accès sur disque qui l’est autant sur scène ce soir, et qui s’avère aussi tendu que sa musique, avec un gros coup de colère du chanteur Jamie Stewart enervé par différents larsens.

Pas vu la scène car un peu loin mais il aurait filé un coup contre son micro après quelques « fuck », refroidissant une ambiance déjà pas très bisounours.

On se contentera à défaut de réélle communion d’entendre des titres plus anciens comme les tordus « In Lust You Can Hear the Axe Fall » ou « Sad Pony Guerilla Girl » et finir cette soirée singulière par le grinçant « Hi ».

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