La Femme

Photos du concert ICI

Poste à Galène, 19 Avril 2012.

Drôle de trajectoire que celle de La Femme, qui continuent à arpenter les salles sans album ni label alors que leur renommée dépasse déjà les frontières.

On avait déjà loué dans ces colonnes le potentiel de ces jeunes pousses au dernier festival Pantiero, avec la petite peur de s’emballer trop vite.

Six mois après, force est de constater que le coup de coeur fonctionne de plus belle.

On les excusera la bonne grosse demi heure de retard, un peu moins l’ingénieur du son des facheux larsens au début du set.

Surprise en voyant que la chanteuse n’est plus la même, et que le combo s’enrichisse d’une nouvelle recrue aux percussions.

Surprise surtout d’entendre autant de nouveaux morceaux (une bonne vingtaine) en plus des 6 ou 7 que nous connaissions déjà via leurs EP et vidéos postées sur la toile.

Après le déjà classique « Télégraphe », ce sont deux titres un peu disco façon Zé Records qui s’enchaînent, transformant presque la salle en Studio 54.

Ils ne tarderont pas à lacher leur fameux « Sur La Planche », l’occasion d’entendre plus distinctement la nouvelle voix féminine, un peu plus grave mais tout aussi séduisante.

L’ambiance est très bonne et deviendra explosive avec le récent single « Paris 2012 », entièrement instrumental et redoutable en live.

Ce sont tous les premiers rangs qui pogotent sur ce titre et quelques autres plus scandés que chantés.
Plus que le son vintage des claviers c’est ce phrasé découpé rappelle un peu ces groupes 80’s qui osaient le français dans le rock, Taxi Girl en tête, particulièrement dans « Amour dans le motu » ou « Anti-Taxi ».

Et même quand le ton est plus potache (« Marie Marie, tu respires le sexe ») on échappe miraculeusement à la vulgarité des groupes « second degré » auquels les oreilles bouchées les rapprocheront peut être.

Les moments d’accalmie étonnent et envoutent, de « Françoise » à « From Tchernobyl with love » aux sonorités qui ne dépareilleraient pas d’une BO d’un vieux film de science fiction.

Mais dans l’ensemble c’est pied au plancher qu’ils feront danser et crier une bonne partie de la salle, des plus jeunes lycéennes aux vieux pas tout à fait blasés, ravi de pouvoir aimer sans honte et sans se forcer un groupe pop d’ici.

La fin est assez bordélique avec plusieurs instrumentaux vaguement tropicaux et le chanteur sans gène à annoncer dédicaces au fond de la salle, où leurs badges et disques avec pochettes faites maison s’écouleront très vite.

On espère sincèrement qu’ils ne perdent pas de leur fraîcheur et que l’album qui finira bien par arriver soit à la hauteur de cette débauche d’énergie et d’idées, le succès leur est déjà acquis.

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