Ben Sharpa & Pure Solid, Epsylone

Des photos du concert ICI

Embobineuse, 5 Mai 2012.

Un bon p’tit concert rap pour changer un peu, ça faisait longtemps.

Contexte particulier, on est à la veille du départ espéré du nain et au lendemain de celui, plus triste, d’un grand, Adam ‘MCA’ Yauch des Beastie Boys.

Lorsque l’on arrive à L’embobineuse, un groupe d’habitués des lieux écoute et blague avec un étrange poète qui parle entre autres de nettoyage de colon mais la suite sera loin d’être à chier.

La salle se remplit comme souvent assez tardivement par rapport à l’horraire indiqué, même si on a pris le soin d’arriver une heure après.

Première partie, une rappeuse Marseillaise nommée Epsylone, accompagnée d’un back et d’un dj.

Comme souvent avec les mc’s de la pourtant bouillonante scène locale, ça ne m’emballe pas sur la longueur mais il y a de l’énergie et du flow, des textes qui sentent le vécu.

Coté son par contre je n’ai pas vraiment accroché sur les instrus, à l’exception du dernier titre aux rhytmiques syncopées à la Neptunes.

Moment pas désagréable en tout cas, le trio soutenu par certains qui semblaient connaître a bien chauffé la salle.

La playlist de la salle nous fait patienter avec des vieux titres de Prefuse 73 ou Detroit Grand Pubahs plonge l’embob’ dans une ambiance plus electronique adéquate avec ce qui va suivre.

« Ben Sharpa ? Connais pas » avais-je du répondre à Cedric (notre photographe du soir) qui m’encourageait à le découvrir ce soir.

Le Sud Africain semble loin d’être un inconnu au vu de l’accueil qui lui est reservé, principalement pour ses collaborations diverses avec le label Jarring Effects.

Il est accompagné du duo Pure Solid pour présenter leur album commun « Fourth Density Light Show » qui sort à la fin du mois et promet de bien tabasser.

Ce qui frappe d’entrée, c’est la qualité du son du sorcier Ddplanet et des visuels créés et projetés par la douée SpoOky qui collent à merveille à son flow autoritaire et percutant.

Des titres qui se suivent et ne se ressemblent pas trop malgré un leger effet redondant vers la fin de cet assez long set.
Les beats lorgnent entre dubstep et grime et font danser dans une ambiance débridée un public mixte et hyper reactif, aussi voire plus déchainé que le trio.

Le rappeur prend beaucoup de plaisir sur scène et joue avec son sampler à échantilloner sa voix puis les rejouer ou superposer.

Sa voix rappelle un peu KRS One et Roots Manuva selon les morceaux, il pourrait tout aussi bien faire dans le dancehall avec ses intonations proches du ragga.

Il n’a pas beaucoup de place pour bouger mais on sent que ça le démange, et sur un titre assez fou avec un visuel montrant un robot il se joindra aux premiers rangs pour manipuler les visuels un peu comme dans un jeu vidéo.

Un live pas évident à décrire mais hautement recommandé aux amateurs du genre.

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