DJ Food

Des Photos du concert ICI

Poste à Galène, 10 Mai 2012.

Déjà la 9ème édition du festival d’obédience groove Tighten Up dont c’était ce soir la deuxième des quatre soirées prévues.

A ma surprise, vu le prix pour une fois raisonable, la notoriété du label Ninja Tune, et l’absence de « concurrence » du même genre, le Poste à Galène est très loin d’afficher complet : la chaleur des terrasses aurait elle à ce point dissuadé le déjà versatile public Marseillais ?

Dommage pour le motivé Ed Nodda qui a distillé devant une piste déserte une belle selection alliant pépites rap 90’s et petits plaisirs house ou uk garage du style Zed Bias.

Il cloturera néanmoins la soirée devant plus de monde, enthousiasmé par le set bouillant de DJ Food.

A 23 heures pétantes, passation de pouvoir plus funky qu’à l’Elysée entamée par le « I wanna rock » de Shadow maltraité par les scratchs de l’Anglais.

Le décorum VJ est à minima : des projections de clips, extraits de films voire de jeu vidéo, enchainés et retouchés de manière fluide mais sans grande imagination.

La salle qui se remplit un peu plus est alors divisée, certains apprécient la technique et l’electisme du bonhomme en hochant timidement de la tête, les premiers rangs dansent sans retenue et pour certaines avec classe.

Point de hors d’oeuvre de son dernier (et un peu déroutant) album « The search engine », ce sera plutôt un mix gourmand, « 120 minutes of madness » auraient dit Coldcut.

Un plat de résistance suffisament varié pour plaire à tous les fêtards nostalgiques et également aux plus jeunes.

Inévitable hommage aux Beastie Boys est rendu à triple dose : « Sure shot », « hey ladies » puis « so whatcha want » qu’on devrait beaucoup réentendre cette année.

Les plus ou moins gros succès du label de Strictly Kev sont bien sûr au rendez vous, du « Four ton mantis » d’Amon Tobin au plus récent « How you like me now » de The Heavy (qu’on reverrait bien ici au passage).

Du hip hop à la cool (People Under The Stairs), du reggae (reprises de Ol dirty bastard et de Cypress Hill par Prince Fatty), une reprise big beat des Beatles, du dubstep (The Bug) et un passage drum’n’bass qui tabasse.

Dans la série « c’est pas très fin mais ça se mange sans faim », le remix de Prodigy par Pendelum retourne les têtes et en laisse quelques uns sur les rotules.

Une accalmie avec Alice Russell et ça repart avec du Snoop et pour finir avec un poulain de la maison l’éternel « Witness » de Roots Manuva.

Avec plus de monde et plus d’ambiance, cette soirée là aurait compté parmi les meilleures de l’année mais ceux et celles qui étaient là ont néanmoins longuement ovationné ce top chef des platines.

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