Laetitia Sadier

Photos du concert ICI

14 Juin 2012, Les demoiselles du cinq.

Dernier concert de cette édition 2012 du festival B-Side qui aura encore une fois fait venir la crème du rock indé.

C’est l’occasion de remettre les pieds rue de l’arc pour découvrir Les Demoiselles Du Cinq à l’endroit même où il y avait le regretté Reveil chargé en souvenirs.

Déco méconnaissable et accueil chaleureux, pour autant pas sûr que c’était l’endroit le plus adapté pour les concerts de ce soir.

Certes c’était plein à craquer et tant mieux pour les organisatrices, mais combien au final s’étaient déplacés pour l’exquise Laetitia Sadier et les prometteurs Eastern Commitee ?

Ces derniers se chargent d’ouvrir les festivités avec un live très plaisant.
Duo devenu trio depuis la dernière fois que je les avais vu, ils commencent par des morceaux à dominante instrumentale qui pourraient pas leur ambiance desertique et cinématique les rapprocher de Giant Sand.

Et quelques titres plus tard, les compositions se font plus enlevées, la batteuse/chanteuse hausse le ton, les guitares se font plus nerveuses, et le clavier se lance dans une cavalcade répétitive et hypnotique du plus bel effet.

Assurément un des groupes locaux à surveiller pour les amateurs du genre.

Qui étaient donc un certain nombre à attendre le concert guitare/voix de la chanteuse de Stereolab, dont le dernier passage (je n’y etais pas) à Marseille remonte à 1999, autant dire une éternité.

Elle débute avec un extrait de son 2e album solo à venir, le planant « Find Me the Pulse of the Universe » qui nous plonge directement dans une ambiance aerienne, portée par sa voix douce et pleine de nuances.

« Comme vous êtes des gens sympathiques, je vais vous jouer un morceau de mon groupe » dit elle avant d’entonner  » International Colouring Contest » en hommage à l’artiste obscure Lucia Pamela.

Tout le concert est une ode aux figures de l’underground comme ce « By The Sea » emprunté aux cultes Wendy & Bonnie.

Elle chantera également un morceau de son autre groupe Monade, « Wash and dance » et son hurlement final détonnant.

Hommage est également rendu à feu Trish Keenan de Broadcast avec le troublant « Silent Spot ».
La plupart des autres titres sont extraits de son premier disque solo : « Natural child », « Ceci est le coeur », « Statues can bend ».

Concert qui aura paru très court aux fans hardcore de la chanteuse, davantage émus d’enfin la voir ou revoir qu’impressionés par ce concert non exempt d’imperfections.

Si l’on excuse volontiers les quelques hesitations et soucis techniques inhérents aux moyens du bord, on déplorera hélas un vrai manque de respect d’une bonne partie de la salle, bruyante et déconcertante, d’une attitude incompréhensible sachant que l’entrée était payante.

Ce gros bémol mis à part, on repart néanmoins sous le charme de cette chanteuse discrète et atypique qu’on espére revoir dans de meilleures conditions.

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