Yuksek, Digitalism, NZCA/Lines, Andromakers (Festival Rock Island)

Photos de la soirée ICI

30 Juin 2012, Fort d’Entrecasteaux.

Première édition pour Rock Island, nouveau venu dans la famille des festivals de musiques electro et pop.
Plutôt une bonne nouvelle pour les amateurs du genre, avec une affiche réunissant jeunes pousses (Breton, Kakkmaddafakka que j’aurais bien aimé voir jeudi) et têtes d’affiche de luxe (Laurent Garnier).

Ce troisième, et seul soir où je peux m’y rendre, a attiré une forte affluence, à vue d’oeil d’une moyenne d’age de 18-25 ans.

On arrive suffisament tôt pour ne pas rater les régionales de l’étape Andromakers, vues pas plus tard qu’il y a une semaine en concert gratuit au Kiosque de la Canebière.

Toujours du plaisir à suivre la perpetuelle évolution du duo Aixois : les titres récents se font plus sophistiqués, parfois dansants (même si la plupart resteront assis), avec une basse de plus en plus présente.

Leur relecture planante de « La mer » de Charles Trenet va bien avec la brise qui parcours le site et sa vue imprenable sur le Vieux Port.

Le trio Anglais NZCA/Lines évoluant dans un style très (trop?) proche de Metronomy fait partie de la poignée de groupes encore jamais passés à Marseille que propose le festival.

Même s’ils ne sont pas les plus attendus, la déception est de mise avec un live un peu poussif qui n’apporte pas grand chose à leur album.

C’est surtout le son de la voix du chanteur qui m’a le plus géné, trop souvent noyée dans des effets, au chant trop précieux et pas assez appuyé pour se détacher des instrus.

Mention très bien néanmoins au batteur, imaginatif, rigolard et diablement énérgique.

La nuit tombe et on comprend en entendant des fans impatients que c’est Yuksek  (prononcé « iouquesèque » par certains)  la star de la soirée.

Bien aimé le premier album mais très peu écouté le second et pas vu l’an dernier à la Friche, où il semble avoir fait un carton vu l’enthousiasme des premiers rangs.

A l’instar du Stade de Reims qui va faire son retour en ligue 1, le Remois joue une pop sans complexe et taillée pour les stades.

Quelconques sur album ses morceaux passent très bien sur scène et font danser un public déchainé qui connait les paroles par coeur.

Accompagné d’un mec au clavier et d’une fille à la batterie, il enchaîne les efficaces « Extraball », « Always on the run », « Off the wall », un ou deux inédits et finit évidement par le tube « Tonight ».
Bonne prestation et grosse ambiance, et au final bonne surprise perso, je ne m’attendais pas à autant apprécier.

Les Allemands de Digitalism suivent avec un décor assez impressionant en forme de coeur et des colonnes de LED, on est déjà sûr d’en prendre plein les yeux.

Pour ce qui est des oreilles, faut aimer l’electro saturée à la Ed Banger qui épatait son monde en 2006-2007, ce qui est le cas de la majorité des premiers rangs qui sautent plus qu’ils ne dansent aux montées du duo.

Le show est sans surprise mais assez efficace, les producteurs s’amusant à initier des mouvements de bras et couper le son pour susciter les cris.

Je regrette qu’ils n’aient pas inclus à leur set leur reprise des Cure « Fire In Cairo », mais les « Blitz » et autres « Zdarlight » ont rempli leur mission festive sans problême.

Un autre bémol, on appréciera la fin d’un peu plus loin tant la foule (et d’inévitable bourrins éméchés de fin de soirée) était aussi compressée que leur son.

Un repli mputable au site certes grand dans son ensemble mais assez minuscule devant la scène, plus adapté à des dj sets qu’à des live finalement.

La majorité verra tout ça un peu de loin, dans les travées du fort et ses escaliers, un peu comme si c’était une immense boite de nuit à ciel ouvert.

Le tarif des boissons (y compris non alcoolisées) aussi donna davantage l’impression d’être en club qu’à un festival populaire.

Cassius annoncé en live ne feront qu’un dj set pour finir, un poil décevant quand on se souvient de la configuration de leur précédente tournée.

Pas bien grave, on a néanmoins passé une assez bonne soirée et quittons ce bel endroit en croisant des fêtards conquis qu’on recroisera probablement au prochain Marsatac.

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