Shearwater, Jesca Hoop

Photos du concert ICI

13 Novembre 2012, Poste à Galène.

Où comment une soirée qui s’annonçait sympathique sur le papier s’est avérée une excellente surprise.
Plateau qui aura surtout attiré les curieux que l’on croise à tous les concerts indé et quelques rares connaisseurs des deux artistes.

Une fois n’est pas coutume, la première partie m’est un peu plus familière que les têtes d’affiche.
La Californienne Jesca Hoop a sorti un joli troisième album en début d’année et vient pour la première fois à Marseille, très sobre avec sa chemise de toile ses bottes.

Une demi douzaine de ses morceaux parmi lesquels les semi tubes « Hospital » et « Born To » en version plus dépouillée que sur disque.

Un peu déçu qu’elle soit toute seule (à l’exception d’un duo) à défendre ces chansons armée d’une simple guitare, c’est agréable à écouter mais s’avère un peu répétitif sur la longueur.

Rien à redire en revanche sur sa prestation vocale à plusieurs reprises captivante.

Une voix qui rappelle d’autres américaines charmeuses, de Suzanne Vega à Shivaree, avec beaucoup de variations de ton.
Assurément une chanteuse à suivre et très disponible après le concert.

Ce sera également le cas de Shearwater qui semble avoir une relation très particulière avec son public, restreint mais passionné.

Groupe dont le chanteur nous précise qu’ils sont d’Austin, Texas et en fermant les yeux on y est, c’est parti pour une heure trente de rock très américain.

N’ayant écouté que par bribes le dernier de leurs sept albums, il me sera difficile de donner autre chose qu’une impression.
Et celle ci se mêle d’enthousiasme et de surprise, m’attendant à quelque chose de plus calme.

Ils sont cinq, deux guitares, une basse, deux batteries, et jouent à l’unisson un rock des plus enflammés.
On comptera les morceaux assagis sur les doigts d’une main, la plupart envoient du bois et font chavirer de bonheur l’assistance.

De bons musiciens et un chanteur charismatique et généreux, dont la voix grave me rappelle étrangement celle de Morten Harket de A-Ha.

De plus érudits évoqueront également Richard Thompson, quoiqu’il en soit le fougueux Jonathan Meiburg a un timbre impressionnant et l’énergie des plus grands.

Au rappel il proposera aux spectateurs de choisir quelle chanson il jouera en solo, ce seront quelques titres de l’album « Palo Santo ».

Puis rejoint par son groupe il nous achèvera avec une reprise électrisante du méconnu « These Days » de R.E.M.

On quitte la salle après avoir un peu papoté avec tout ce petit monde, des décibels plein les oreilles.

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