Melody Gardot

Photos du concert ICI.

15 Novembre 2012, Le Silo.

Inconsolable le matin même après avoir appris l’annulation du concert très attendu (par pas assez de monde visiblement) de Mina Tindle le lendemain au moulin, c’est sans attente particulière que je me rend pour la première fois au Silo.

Ne connaissant pas les habitudes des lieux, j’arrive seulement aux derniers morceaux (entre Jehro et Maé, tout ce que je vomis) de Gaio que je n’aurais à priori pas apprécié plus longtemps.

Je m’étonne de la réaction hyper enthousiaste du rang où je suis placé et comprend peu après que c’était son manager et des amis.

La salle est aussi froide que ce que j’avais plus lire dans certains compte rendus, mais la configuration places assises sied parfaitement au show de ce soir.

Ça fait très longtemps que je ne m’étais pas rendu à ce type de concert, le premier qui me revient, Norah Jones au Palais des Congrès c’était il y a déjà 10 ans.

Le succès de Melody Gardot au delà des sphères du jazz rappelle d’ailleurs un peu le sien et malgré le tarif élevé des places, la salle est pleine à craquer.

La comparaison s’arrête là car on a affaire à une chanteuse beaucoup plus extravertie, qui mise énormément sur la séduction, jouant allègrement avec les clichés de la femme fatale.

Ca marche la plupart du temps mais peut lasser sur la longueur, elle a évidement beaucoup de charme mais en fait parfois un peu trop à mon goût.

On ne verra pas ce soir sa chevelure blonde dissimulée par un boubou à la Erikah Badu mais elle arborera plusieurs tenues assez classe.

Après quelques morceaux aux tonalités bossa en ouverture, elle se lancera dans une longue présentation de ses musiciens, en français et avec beaucoup d’humour.

L’orchestre qui l’accompagne est aussi métissé que sa musique, saxo, violoncelle, percus, guitare, venant aussi bien du Brésil que d’Allemagne.

Elle enchaîne avec son morceau en français (« Les étoiles ») et chante aussi bien en Portugais (le beau « Lisboa ») qu’en Anglais, dans un spectre musical assez large, tirant vers le flamenco et la samba (où tout le monde sera obligé de se lever).

Quelques morceaux joués à la guitare, la plupart au piano, avec des tubes de son avant dernier disque comme « Baby i’m a fool » ou « My One and Only Thrill », largement applaudis.

Tout est interprété avec grâce, avec des éclairages sobres mais pertinents, les musiciens sont aussi complices que doués, je regrette un peu de ne pas mieux connaître son répertoire pour être autant touché que la majorité du public.

Le medley au rappel convoque des standards croonés avec lascivité : « Summertime », « Fever » puis « Somewhere over the rainbow ».

Une soirée sans surprise mais plutôt agréable au final.

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