Tue-Loup, Red Rum Orchestra

tueloup

Photos du concert ICI

Café Julien, 13 Mars 2013.

Comme un avant gout intimiste du festival Avec Le Temps qui commence dans quelques jours, le Café Julien propose un concert gratuit de Tue Loup dont j’ai eu la récente surprise qu’ils existaient encore et qu’ils venaient de sortir leur neuvième album.

Raté quelques épisodes depuis leurs premiers disques et pas vu à l’époque où ils étaient (un peu) plus médiatisés, l’occasion de les redécouvrir ne se refuse pas.

Cerise sur le gâteau, il y a un groupe qui m’est totalement inconnu en première partie, et pas des plus dégueu.

Le quatuor en partie Belge Red Rum Orchestra délivre un concert inégalement plaisant.

Une musique aux accents Americana entre folk et country, avec une batterie flottante et un violon omniprésent qui, couplé à la voix pleine d’emphase du chanteur, rappelle un peu Venus.

Le guitariste qui l’accompagne parfois les choeurs se lâche pas mal sur la deuxième partie du set, un brin plus enlevée, notamment lors d’un morceau qu’ils annoncent « funky ».

On regrette alors qu’ils n’aient pas commencé avec un de ces titres pour davantage capter notre attention dès le départ.

Pas vraiment retenu de titres en particulier si ce n’est leur reprise très à propos du « I’m deranged » de l’omniprésent ces jours-ci Bowie.

La salle déjà pas très remplie se vide un peu pour la tête d’affiche, un peu dommage pour ce groupe un peu sous estimé (y compris par votre chroniqueur) qu’est Tue Loup.

Comme sans doute quelques uns dans la salle, quelques souvenirs de la fin des années 90 de leur album « La Bancale » avec l’anti tube terrassant que reste « Putain d’été » et puis leur belle remise au gout du jour d’alors de « Mon Amant De St Jean » avant que l’opportuniste Bruel ne pose ses sales pattes dessus.

On y entendra aucun des deux morceaux mais d’autres familiers comme l’orageux « Merlin ».

Contrairement au précédent groupe, le chanteur communique assez peu avec l’assistance, sans non plus avoir l’air blasé comme peut l’être Murat à qui ils sont souvent comparés.

Plus électrique que dans mes souvenirs, leur folk bluesy est mélodieusement prenant, avec des envolées rock jamais superflues
Ils finissent avec deux reprises, « Margot » des obscurs Malicorne et la faussement joyeuse « Rest’la Maloya » d’Alain Peters.

Donc au sortir de ce bon concert, on a eu la confirmation que s’ils ne deviendront probablement jamais grand public, ils ne sont pas prêts non plus de décevoir le leur.

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