Rocé, Epsylone

rce Photos du concert ICI

16 Mars 2013, Nomad Café.

Une fois n’est pas coutume, les amateurs de rap français avaient l’embarras du choix puisque le même soir se produisaient Disiz (à l’Usine) et les nouvelles idoles des jeunes 1995 (au Moulin).

C’est au Nomad Café qu’on choisira d’aller voir le moins médiatisé pas moins talentueux Rocé, dont le dernier album vient à peine de sortir.

La salle se remplit tranquillement avant que Squaaly nous présente le programme du soir et la première partie non annoncée jusque là, Epsylone.

Rappeuse déjà vue deux fois l’an dernier, en première partie de Nemir au Poste à Galène et de Ben Sharpa à l’embobineuse, la Marseillaise continue son bonhomme de chemin avant la finale en Avril du tremplin Buzz Booster où elle représentera la région.

Set assez court de toujours percutant de la miss, l’énergie et les punchlines déjà appréciées sont toujours là mais un peu en deçà sur la fin où elle se loupe sur un de ses morceaux, bug plus marrant qu’autre chose pour elle et son acolyte.

Puis vient Rocé dont les disques sont aussi rares que ses passages dans le coin, le public présent lui réserve dès les premiers titres un bel accueil.

Le concert se déroule en deux parties, petite révision de classiques d’abord avec des morceaux plus ou moins anciens qui n’ont rien perdu de leur pertinence.

De mémoire, on y entendra « Changer le monde », « Ricochets », « Pour l’horizon » qui ont déjà plus de 10 ans au compteur, le plus récent « Des questions à vos réponses » et un de mes brûlots préférés, l’époustouflant « Besoin d’oxygène ».

Sur ce dernier et quelques autres, le MC rappelle à quel point le rap peut être plus incisif qu’agressif, engagé sans lourdeur, groovy sans être putassier.

La suite du live est moins évidente car beaucoup moins rodée, l’album « Gunz’n’rocé » (garanti sans sample d’Axl Rose) est tout frais et son auteur peine parfois à rapper certains morceaux (on frise la cata sur « Le sourire des villes ») du premier coup sans avoir à arrêter le dj façon rewiiiind.

Il s’en excuse rigolard et on ne lui en voudra pas trop vu la qualité de ces nouveaux titres, tant au niveau lyrics que beats.

« Mon rap ne tient qu’à un fil » et son clin d’oeil au « Microphone Fiend » d’Eric B & Rakim claque bien comme il faut, « En apnée » et « De fil de fer en fil de soie » sont appelés à devenir des classiques de son répertoire.

Une bonne fournée dans l’ensemble mais peut être pas du niveau de « On s’habitue » que pas mal de fans lui demanderont au rappel.

La soirée se finit sur une touche de mélancolie avec « Magic » en hommage au regretté Dj Mehdi dont on se rappellera qu’il l’avait signé sur son label et produit quelques un des morceaux joués au cours de ce bon concert.

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