The Coup

thecoup

Photos du concert ICI

Cabaret Aléatoire, 12 avril 2013.

C’est reparti de plus belle pour le festival Tighten Up qui propose deux concerts pas antinomiques mais quand même bien différents.

La soirée ayant commencé avec beaucoup de retard, et n’étant pas motorisé ce soir (capitale culturelle ou pas, dernier métro à minuit 30…) je ne verrais que le premier quart d’heure de Speedometer, section rythmique « qui fait le boulot » mais pas transcendante, et raterai malheureusement Martha High.

Ca aurait été toutefois difficile d’apprécier à juste valeur sa performance après la claque administrée par The Coup en ouverture.

On ne parlera pas de simple première partie car c’était un bon et long concert, avec un MC epoustouflant et entouré d’un groupe aussi furieux que funky.

Pour qui venait un peu au hasard ou n’aurait pas écouté le dernier et très organique album « Sorry to bother you », le coté rock fusion peut surprendre.

Boots Riley déboule avec sa légendaire coupe afro et un pantalon cowboy que n’aurait pas renié Sly Stone avec la hargne d’un boxeur préssé d’en découdre.

Seul hic, son groupe joue tellement fort sur les premiers titres que sa rhétorique engagée passera un peu au second plan, au détriment d’une énergie à réveiller un mort.

Il faudra attendre quelques morceaux moins déchiquetés mais pas moins remuants pour que les premiers rangs se mettent à danser.

Et l’arrivée de la volcanique Sylk E ajoutera du piment à un plat de resistance déjà bien relevé, une vraie bombe que Boots se plait à décrire comme une Tina Turner elevée au rap, excellant ici au chant, sensuel et puissant.

Les moments fort du dernier disque, le premier ne contenant aucun sample, étaient taillés pour la scène, on en a la preuve éclatante avec les imparables « The magic clap », « Land of 7 billion dances » et surtout « The guillotine », un de ses mots français préférés.

Les fans hardcore dont je fais partie se régalent avec les relectures de plusieurs de ses classiques comme « 5 Million Ways To Kill A C.E.O. «  et « Me And Jesus The Pimp In A ’79 Granada Last Night » qui gardent leur force émotionnelle intacte après une dizaine d’années.

Il profite du regain d’attention pour encourager les gens à se bouger, s’impliquer, un message devenu rare dans le rap post Public Enemy à qui on pense parfois.

Fait tout aussi rare dans le genre, le groupe aura envie de jouer un peu plus mais vu le retard pris, il se contentera de cette prestation déjà généreuse et se montrera très accessible après le concert.

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