Liars

liars Photos du concert ICI

Cabaret Aleatoire, 30 Mai 2013.

C’était sur le papier la date du festival This is (not) music qui m’excitait le plus, et finalement la seule où je pourrai me rendre.

Les New Yorkais de Liars, forts de 6 albums en 10 ans, viennent pour la première fois à Marseille et c’est en soi un petit événement.

La salle n’est néanmoins pas pleine, loin s’en faut, le groupe n’ayant pas forcément les faveurs de la hype, mais le public présent ce soir leur réservera un accueil à la mesure de leur excellence.

Si tout le monde s’accordera à tresser des louanges à ce concert, le retranscrire quelques jours après précisément n’est pas aussi évident.

Angus Andrew et ses comparses ont exploré tellement de genres différents (du post punk le plus brutal à la no wave la plus expérimentale) sur disque qu’il fallait s’attendre à être surpris voire dérouté.

Si l’on reconnaîtra quelques titres du récent « WIXIW », le trio semble déjà être passé à autre chose et va nous jouer tout plein de titres inédits d’un album qui promet.

Les premiers morceaux sont lents et hantés à souhait, mais on se doute que cette mise en bouche c’est le calme avant la tempête.

Chants d’outre tombe, claviers affolés et batterie métronomique plongent le Cabaret dans une ambiance gothique sans le décorum qui va généralement avec, seul leur logo projeté derrière rappelle qu’ils sont chez Mute et donc voisins de label avec Depeche Mode.

A partir du presque tube « No.1 Against the Rush » le rythme s’accélère et les guitares se font plus présentes, sans que jamais le son ne paraisse convenu ni que la tension ne retombe.

Ca s’énerve méchamment par la suite et le public est autant électrisé par le groupe, notamment avec « Brats » et aussi ce morceau qui répète inlassablement “Fact is fact and fiction’s fiction” dans une transe irrésistible..

Le chanteur brise un peu la glace et remercie les spectateurs de leur adhésion à ce trip intense et sans concessions.

Au rappel, les deux dernières mélopées glaciales bouclent la boucle et nous laissent un peu comme des zombies, n’en revenant pas (sauf pour qui les avaient déjà vu) de ce à quoi nous avons assisté.

Sans mentir, Liars à This is (not) music, c’est effectivement un peu plus que de la musique, un choc physique et mental qui avait tout du plan culte.

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