Fatboy Slim

getakool

Photos de la soirée ICI

Dock des suds, 10 Juillet 2013.

Sur le papier c’était un peu l’événement dance de l’été, la venue de la superstar Fatboy Slim en ouverture de l’Europride.

Un pari osé de la part des organisateurs du festival Get A Kool qui propose trois autres soirées avec un line up costaud, de Miss Kittin à Birdy Nam Nam.

Las, on apprend quelques jours à peine que ce sera finalement au Dock des suds où les raouts electro se sont enchaînés ces derniers mois et non plus à l’esplanade du Mucem, ce qui avait autrement plus la gueule.

Et lorsque l’on lit le jour même qu’il n’y a que 3000 préventes alors qu’ils en attendaient le triple, ça sent le flop.

Quelques bons points néanmoins, un service de tram renforcé pour les plus téméraires, et d’autres grands noms du clubbing comme Bakermat, et également des dj’s de la scène locale.

Bon pas de bol pour votre chroniqueur au timing serré en ce milieu de semaine, c’est Bobzilla qui a été choisi pour ambiancer avant la star de Brighton.

La sélection n’est pas mauvaise en soi (toujours un gros kiff d’entendre à fond le « Ante Up » de M.O.P) mais le son horrible oblige à s’éloigner des premiers rangs.

Niveau enchaînements et poses j’me la raconte, c’est un warm up qui oscille entre l’embarassant et le franchement affligeant.

Pas bien grave se dit-on, c’est quand même pas tous les soirs qu’on aura l’occasion de voir en action la légende Norman Cook.

On adore à peu près tous ses faits d’armes, des Housemartins à Beats International à ses remixes qui permirent notamment à un groupe aussi poissard que Cornershop de déloger Celine Dion du haut des charts.

Sous son avatar Fatboy Slim on se souvient de singles imparables réduits ce soir à quelques gimmicks.

Évidemment on n’attend pas ce soir d’un mix big beat sous perfusion 90’s mais ça ne nous aurait pas géné d’entendre davantage de ses tubes.

Le set commence néanmoins par les imparables « Right Here Right Now », « Star 69 » ou encore « Fuckin in Heaven » malaxés avec du gros son d’aujourd’hui.

Majoritairement tech house pour le plus grand plaisir des plus jeunes, c’est dansant jusqu’à l’épuisement, avec de rares moments d’accalmie sur les 2h30 de set.

Pas de décorum spectaculaire mais des visuels aussi mégalos (le morphing Marvin Gaye, Eistein, lui, Dali, Gil Scott Heron, lui) que marrants, avec pas mal de clin d’oeil cinéphiles (Big Lebowski).
Entre bourrinades un peu convenues, quelques respirations qui ont plus ou moins de succès.

Une espèce de reprise ratée façon youtube du « Get Lucky », un clin d’oeil à Etta James via son morceau samplé par Avcii, une espagnolade qui fera tapoter des mains.

Et puis ce morceau idiot de Felix da Housecat, « sinner winner » où Norman mime le speech du début et fait s’asseoir tout le monde.

Parmi ses productions récentes, il y a le martial « Eat sleep rave repeat » en français dans le texte projeté suivi d’un jeté de ballons aux couleurs d’un bon vieux smiley acid house.

La dernière heure est plus éclectique avec un ptit House of Pain des familles suivi d’un mash up très réussi de son « gangster trippin » avec le « dirty harry » de Gorillaz.

Puis hommage à l’icone Donna Summer et son « I feel love » mixé avec du…Adele, et le pire c’est que ça fonctionne.

Ces petits moments de douce folie sont malgré tout minoritaires au final, et même si l’ambiance a été globalement « kool » et le dj ovationné, un set plus personnel et ludique aurait à mon avis davantage marqué les esprits.

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