Depeche Mode

DEPECHE_MODE_-_Arenes_de_Nimes-_16_juillet_2013__20x30_ Photos du concert ICI

Arènes de Nimes, 16 Juillet 2013.

Même en étant pas un des fans de la première heure, de ceux qui ont fait chauffer leur touche F5 il y a huit mois pour espérer en être, difficile de bouder son plaisir en allant aux Arènes de Nimes pour voir Depeche Mode.

D’abord parce que leur concert aux Eurockéennes en 2006 m’avait laissé de bons souvenirs mais légèrement laissé sur ma faim.

Et aussi parce que c’est un endroit impressionnant, autant pour les artistes que leur public, où je n’ai pas eu la chance de souvent me rendre, (Bowie en 2002, Franz Ferdinand en 2009, ça date) pestant chaque année que les concerts qui m’intéressent tombent en semaine.

Coup de bol, des amis motorisés y vont et je ne finis pas trop tard cette semaine, enfin suffisamment pour rater la première partie Chvrches mais arrivé à temps pour cette venue événementielle.

Contrairement à mes précédentes expériences du lieu, je ne verrai pas le concert en fosse mais du, hum, Vomitoire, soit des places assises pas loin de la console.

Idéal pour voir l’ensemble de la scène mais niveau ambiance c’est assez sage et familial avec pas mal de fans d’âge divers, parlant Allemand, Espagnol, Anglais…le groupe fédérateur par excellence.
Les conditions sont idéales ce soir, il fait évidement chaud mais une petite brise rend l’atmosphère des plus agréables.

Les gradins bondés manifestent bruyamment leur excitation pendant le changement de plateau, des ola parcourent l’enceinte, et à 20h50 pétantes les stars investissent la scène avec le bien nommé « Welcome to my world ».

Un concert de Depeche Mode c’est effectivement un monde à part avec ses inconditionnels connaissant les morceaux du bout des lèvres, des codes visuels fidèles aux pochettes (et au merchandising qui va avec).

Des projections de clips classieux et parfois étranges (pas bien compris celui avec les chiens) et un light show qui fera merveille une fois la nuit tombée.

Et coté musique, un mélange copieux (plus de deux heures) de classiques du groupe et de titres plus récents légèrement moins appréciés.

Du dernier album « Delta Machine » on découvre en plus de la chanson inaugurale précitée les version live de « Angel », « Heaven », « Soothe my soul », « Should be higher » et « Goodbye ».

Plutôt efficaces dans l’ensemble mais je regrette qu’ils aient fait l’impasse sur deux singles appréciés des derniers disques, « Wrong » et « John the revelator ».

Coté incontournables par contre, la foule trouvera largement son compte, qu’elle ait découvert DM à ses débuts dans les années 80 ou à son apogée dans les 90’s.

Dès « Walking in my shoes » le public est à genoux et exulte en reconnaissant les premières pulsations de « Black celebration ».

Les sombres et obsédants « Policy of truth » et « Barrel of a gun » ne font pas retomber la pression et précèdent un beau moment piano voix où Martin L. Gore est au premier plan.

Dépouillée à l’extrême, sa relecture de « Shake the disease » surprend à filer la chair de poule, et la suivante, « Judas » est écoutée tout aussi religieusement.

Dans un registre plus dansant, après deux morceaux du dernier disque, les Anglais reboostent l’assemblée avec un remix redoutable (signé Jacques « Ryhtmes Digitales » Lu Cont) de « Pain i’m used to » avant un quart d’heure rouleau compresseur.

« A question of time » puis « Enjoy The Silence », totalement euphorique avec un riff final presque funk et un public largement mis à contribution, à la limite du karaoké géant.

Le grand écart avec l’intro ralentie et bluesy de « Personal Jesus », heureusement pas dépourvu de sa rythmique martiale ensuite, un autre moment fort avant le rappel.

Un seul rappel mais un rappel généreux commençant par une autre respiration, avec « Home » et « Halo » dans sa version Goldfrapp-ienne, avec un très beau clip en fond.

Suivi de la madeleine eighties « Just can’t get enough » qu’on est un peu surpris d’entendre, donnant l’occasion à l’icône Dave Gahan, déjà ravi d’être là, de totalement se lâcher.

Le feu d’artifice final met tout le monde d’accord, le sulfureux « I feel you » et l’emblématique « Never let me down ».

Une belle soirée donc, qui a tenu ses promesses et semble vu les sourires croisés à la sortie avoir convaincu un public pour la plupart acquis d’avance mais aussi les quelques curieux dont je faisais partie, dans l’ensemble bluffé par ce groupe aux ressources indémodables.

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