Diana Krall

diana Photos du concert ICI.

Palais Longchamp, 21 Juillet 2013.

« Ah tu va voir Diana Krall ? ça va être agréable mais un peu lisse non ? » « Ouh là ça va être du sirop » « ok elle est jolie mais quel intérêt en concert ? » voilà quelques a priori d’amis qui allaient un peu dans mon sens avant d’aller pour la première fois voir la Canadienne.

Ayant écouté quelques uns de ses disques d’une oreille distraite je m’attend quand même à passer un bon moment, plus reposant que la leçon de disco de la veille dans ces mêmes lieux, et ce sera le cas.

Le présentateur la fait courte, la star incontestée du jazz vocal ne vient que rarement dans la région, c’est d’ailleurs la tête d’affiche du festival.

On est également prévenus que la diva et ses musiciens exigent qu’il n’y aient pas de photos prises depuis le public, on aura d’ailleurs la visite d’une attachée de presse pour surveiller les premiers rangs.

Bon même si son enthousiasme n’est pas hyper débordant à première vue, elle semble être quand même contente d’être là, commençant par susurrer un « I Love Being Here With You » qui donne le ton du concert.

Tout ce qui fait le succès de ses disques est là, une voix grave se baladant dans un registre infini de styles, un groupe d’une érudition qui place la barre très haut dès le départ.

Beaucoup aimé le jeu riche du guitariste Aram Bajakian (aux faux airs de Graham Coxon de Blur), la force émotionnelle du violoniste Stuart Duncan et la précision du batteur Karriem Riggins.

Et puis la variété des morceaux chantés ce soir, qui ne m’a pas le moins du monde ennuyé comme redouté.
On y entendra dans un registre folk blues du Tom Waits, du Dylan, le beau « A case of you » de Joni Mitchell.

Mis aussi des grands classiques comme « Fly me to the moon » ou « Cry Me a river » qu’elle interprète après avoir sondé l’assistance.

Lorsqu’un fan hurle « I love you » elle nous parle de sa joie d’emmener ses enfants sur cette tournée.

L’enchaînement est tout trouvé pour emprunter le fameux standard « Sunny side of the street », suivi de la « Lonely avenue » de Ray Charles pour finir sur le « Boulevard of broken dreams » de Nat King Cole.

La série de morceaux de ruptures qu’elle affectionne finit par une des plus belles chansons du « Revolver » des Beatles, « For no one », peut être ma préférée de la soirée.

Alors oui, pour des oreilles habituées à plus de grabuge, tout ceci est un peu trop feutré et sage pour s’imprimer durablement dans les mémoires, mais comme prévu la soirée avait aussi son lot de beaux moments et son succès tout sauf immérité.

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