José James, Ty, Pumpkin

hangtime1 Photos de la soirée ICI

Cabaret Aléatoire, 31 Octobre 2013.

Soirée hip hop soul alléchante en cette veille de jour férié où comme chaque année les dilemmes sont un peu plus nombreux qu’à l’accoutumée.

Mais pour avoir toujours apprécié sans jamais l’avoir vu en live José James le choix était vite vu.
Avant son concert attendu par la majorité du public, deux live anecdotiques mais pas désagréables.

Pumpkin, qui a la double particularité dans le milieu si polarisé du rap français d’être une MC et de venir de Brest.

Son look (entre Daria et Enid de Ghost World) ne paie pas de mine, et elle est accompagnée d’un dj aux scratchs efficaces et d’un acolyte tout aussi doué à la MPC.

Plutôt sympathique dans ses interventions, elle souligne l’amusant hasard de son pseudo le soir d’Halloween, et fait ce qu’elle peut pour attirer l’adhésion d’un public peu concerné.

Ses rimes un peu faciles sont sauvées par des beats plutôt plaisants, comme ce single « Play » produit par 20syl (Hocus Pocus) joué en fin de set.

Changement de plateau et les animateurs de la soirée nous expliquent qu’il y a une remise de récompenses, et que pour le meilleur single de l’année écoulée c’est Ty qui a gagné.

Jamais entendu le dit morceau contrairement aux autres nommés Kyodai et surtout Lady que j’aurais bien aimé voir à sa place.

Sans battre les records d’Asian Dub Foundation et Poppa Chubby, l’Anglais est un habitué parmi les habitués des concerts marseillais, vu notamment à Marsatac en 2007 puis ici même en 2010 avant Aloe Blacc.

Pas de groupe avec lui cette fois mais seulement un dj, pour un live peu ou prou identique aux précédents.

Ambianceur de talent mais tchatcheur qui commence à radoter sérieusement, alors que les fans de José James commencent à s’impatienter.

C’est un peu avant minuit qu’enfin la tête d’affiche, récompensée ce soir pour son 4e album, investit le cabaret avec ses musiciens.

Accueil ultra chaleureux et premiers rangs en pâmoison devant l’Américain qui insuffle à ce plateau une classe d’une toute autre dimension.

Ce qui frappe d’entrée, c’est la voix de velours du bonhomme, encore plus suave que sur disque, c’est vraiment très très beau à écouter.

Les titres de son récent « No Beginning No End » ont la part belle mais il y aura aussi quelques uns de ses classiques comme « Blackmagic ».

Pour « Sword + Gun », les mélopées orientales d’Hindi Zarah laissent place à des claps un peu flamenco.
Les singles « Trouble » et « Come to my door » à la guitare sont logiquement les plus applaudis du début de concert.

Le groupe qui l’accompagne est précis et navigue entre soul et jazz avec beaucoup de subtilité, entre la batterie, la trompette et le clavier l’osmose est parfaite.

Hommage est rendu brièvement à Lou Reed mais pour ce qui est des reprises, José va nous proposer une double relecture de Bill Withers.

« Ain’t no sunshine » d’abord puis après une longue improvisation des musiciens sans lui « Grandma’s Hands ».

La dernière partie du concert est moins accessible à tous, beaucoup d’expérimentations, de chant saccadé, de solos, on apprécie les prises de risques mais la fatigue nous empêche de totalement les apprécier.

On quitte les lieux en ayant néanmoins passé un bon moment, sans rester pour les dj’s Souleance et Oil chargés de clôturer la soirée.

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