Mathieu Boogaerts, Armelle Ita

mathieuboogaerts Photos du concert ICI.

Le Moulin, 12 Décembre 2013.

Surprise en arrivant au Moulin, bien que ses concerts y commencent très tôt, la salle n’est pas encore ouverte.

Un retard de train semble t’il, mais pas heureusement d’annulation de dernière minute comme on a pu en subir ces dernières semaines (Phoenix, Sallie Ford).

C’est dans la salle intimiste du Club que se déroulera la soirée commencée avec Armelle Ita.

Une fois n’est pas coutume, un choix de programmation cohérent avec la suite, plutôt agréable à regarder et écouter.

La chanteuse principale joue parfois de la clarinette, sa comparse du piano et il y aura un titre avec un troisième larron joueur de Kora.

Elles arriveront à capter l’attention d’une audience pas acquise d’avance avec un mélange de chanson, de jazz et de sonorités africaines.

Un peu pensé à Camille, Madjo ou Zap Mama en écoutant leur set assez court, terminé acapella dans le public.

Le changement de plateau donne l’occasion de vérifier que même avec un succès somme toute confidentiel Mathieu Boogaerts est toujours aussi apprécié de ses fidèles.

C’est avec une simple guitare qu’il arrive dans une ambiance bon enfant.

Il assène en accordant son instrument « ça fait plaisir de revenir à Marseille, ça fait bien 7 ans que je n’étais pas venu…pas que ça à faire en même temps ».

Le ton est donné, bien qu’il y ait toujours un fond de mélancolie chez lui, c’est encore à de savoureuses tranches de légèreté que l’on est conviés.

Il commence avec le fameux « Sylvia » un titre de son album sorti l’an dernier et alternera comme annoncé des titres issus de ce disque et des plus anciens.

On retrouve ces gimmicks très salle de repet’ quand il s’adresse à la régie (« micro 1 » « micro 2 », « lumière 1″ lumière 2 ») et ses introductions interminables mais pleines de malice.

La connivence est perpétuelle avec une partie du public majoritairement féminin qui sifflote et assure les chœurs sur pas mal de titres, ce qui pourrait agacer dans un autre contexte s’avère ici un réel plus tant sa formule solo est minimaliste.

Parmi les morceaux les plus récents, « On dirait qu’ça pleut » et « Petit a petit b » semblent les plus appréciés, tout comme les plus anciens « All I wanna do » ou inénarrable « Siliguri ».

Et s’il n’ira pas jusqu’à entonner le vintage « Ondulé », on a droit à ses classiques « Bon voyage », « Vegas » et surtout « Le Ciment » décliné en quasi ska.

Pas de reprises décalées cette fois mais des chansons improbables écrites pour Liane Foly (« Le reptile ») et Jane Birkin (une espèce de cumbia refusée par son label).

Et il nous apprend qu’après avoir écrit le joli « Moi c’est » pour Camelia Jordana il travaille à tout un album pour une autre candidate de Nouvelle Star, Luce.

Curieux d’entendre le résultat après avoir découvert deux titres, un qui parle de Polka et un autre de vernis.

Le concert se finira par deux rappels et une grosse ovation qui nous fait dire qu’il n’attendra pas à nouveau 7 ans pour rejouer dans le coin.

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