MXDX 2014 : Au Revoir Simone, Thumpers, Erol Alkan, Abstraxion, L’Amateur

mxdx Photos de la soirée ICI.

22 Février 2014, Omega Live Toulon.

Depuis l’an dernier l’édition hiver du Midi Festival s’appelle MXDX mais son programme est dans la lignée des précédentes à savoir un weekend d’indie et d’electro, avec quelques valeurs sûres et un gout jamais démenti pour le défrichage.

Si l’on a pas pu revoir hier soir le toujours perché Connan Mockasin et découvrir des pour l’instant méconnus Only Real ou Boreal Wood, on est bien content de pouvoir se déplacer pour cette seconde soirée.

On peste comme chaque année qu’il faille aller à Toulon pour y assister, mais vu la qualité du line up on ne pas trop la jouer chafouin.

Cette fois-ci ce n’est plus une nuit à l’Opera (qui aurait été classieux pour écouter assis Au Revoir Simone mais moins pratique pour danser sur Erol Alkan), salle où les organisateurs avaient déjà reçu The XX en 2010.

Lorsqu’on tente en vain de se garer pas loin on est étonné de l’affluence et de la moyenne d’âge des gens sur place.

On comprendra rapidement qu’il y a deux salles, la petite pour le festival qui nous intéresse, et une beaucoup plus grande où va se jouer…Le Lac Des Cygnes.

Peu de chances d’entendre du Tchaïkovski en rentrant dans la salle mais le mix de DJ L’amateur (qui reviendra entre chaque groupe) est des plus plaisants, de la pop de Metronomy à Haim au r’n’b de Beyoncé & Franck Ocean en passant par les plus obscurs Desmond & The Tutus.

Les Anglais de Thumpers commencent les hostilités alors que leur premier album « Galore » vient à peine de paraître outre manche.

Typiquement le groupe inconnu au bataillon qui peut sur un malentendu marcher comme Breton ou Friendly Fires dont ils ont récupéré l’excellent batteur.

Et la chemise aux couleurs improbables du chanteur on en parle ?

On va plutôt souligner qu’il a un brin de voix pas original mais qui se marie bien avec leur pop tubesque à souhait.

Étonné après avoir écouté distraitement le disque qu’il n’y ait pas de bassiste sur scène mais deux synthés, une fille sur le coté qui assure aussi les chœurs et un comparse discret à l’arrière.
Peut être programmé un peu trop tôt pour retourner la salle mais ils emportent rapidement l’adhésion des premiers venus et livrent un set bien pêchu.

On a ensuite le plaisir de retrouver Au Revoir Simone, pas revues depuis une apparition frustrante à Marsatac 2009, ce soir dans de bien meilleures conditions.

Leur musique intimiste s’apprécie en effet largement plus dans une salle de taille moyenne que sous un grand chapiteau et cette fois beaucoup de gens sont venus pour le trio.

Rien ne change avec les années pour les New Yorkaises mais pour qui adhère à leur univers cotonneux c’est toujours un plaisir pour les yeux et les oreilles.

A chacune ses claviers et ses parties chantées, en solo ou à plusieurs avec des voix fluettes qui se complètent subtilement.

Le fan de la première heure regrettera qu’elles aient délaissé certains classiques (ce « Fallen snow » auquel on pense chaque hiver) pour se concentrer sur leurs deux derniers disques au charme moins évident.

Mais de l’introductif « More than » à l’entêtant « The Lead Is Galloping » en passant par l’enchaînement parfait des singles, « Crazy » et « Somebody who », il y a matière à se déhancher avec elles, visiblement contentes du bel accueil que lui réserve le public.

Une complicité qui se poursuit au stand merchandising pour les plus fans où elles se montrent aussi souriantes que sur scène.

La suite de la soirée est davantage tournée vers les musiques électroniques avec un live de haute volée signé Abstraxion.

Sous ce pseudo, un producteur basé à Londres et Marseille, qui a sorti après plusieurs mixes et remixes il y a quelques mois « Break of Lights » un album long en bouche remarqué par la critique.

Il n’est pas seul derrière ses machines, accompagné d’un VJ et également d’un guitariste qui apportent indéniablement un plus à la performance.

On est embarqué dans un trip qui s’écoute d’une traite, sans temps mort, avec des morceaux pour la plupart instrumentaux qui font tour à tour danser ou planer.

Les visuels sont assez classieux, des formes géographiques qui semblent flotter en apesanteur, attirés par une pleine lune qui fait parfois son apparition.

Le guitariste accompagne les beats dans une belle alchimie qui rappelle un peu Caribou, se servant également d’une cymbale et d’une batterie synthétique.

Une belle surprise au final, largement acclamée une fois que l’odyssée sons et lumière touche à sa fin.

Cerise sur le gâteau c’est à Erol Alkan qu’il incombe la tâche de faire danser les plus endurants.
La salle n’est plus aussi remplie vu l’horaire mais ceux et celles qui restent se régalent.

Pas de light show ou d’artifice, ce sera uniquement une affaire de gros son, avec une science du beat qui claque, une précision quasi chirurgicale.

On avait déjà apprécié ses talents au cabaret aléatoire en 2011, la surprise est moindre mais avec une meilleure acoustique le plaisir est intact.

La fatigue et le plus long trajet nous imposera de ne pas rester jusqu’à la fin, à regrets mais après avoir passé une excellente soirée.

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