Tommy Guerrero

tommy-guerrero Photos du concert ICI.

Poste à Galène, 23 Avril 2014.

Ambiance intimiste au PAG en ce milieu de semaine pour la venue du pourtant rare Tommy Guerrero.

C’est son guitariste qui se charge en mode shaman de la première partie avec de lents et beaux morceaux aux sonorités blues, folk et baléariques qui semblent nous dire on est pas bien là, décontracté du pick, on s’lèvera quand on aura envie de se lever.

Il est assis sur le coin gauche de la scène et ne distille que quelques mercis, appliqués à ajouter à ses arpèges des boucles de voix fait en direct avec son looper sampler.

On a beau avoir déjà vu tUne-yArDS, Joseph Arthur ou Dominique A faire des miracles avec cet accessoire, l’effet est toujours saisissant d’autant qu’il y ajoute des effets d’écho rendant un morceau comme le « Waiting in Vain » de Marley sonner comme du Panda Bear.

Les derniers titres sont annoncés plus groovy par l’esthète, idéaux pour nous préparer à la venue du groupe.

Tommy Guerrero donc, légende du skate qui sort depuis une quinzaine d’années des disques plus ou moins bien distribués par ici, le dernier « No Man’s Land » datant de 2012 n’étant distribué en Europe qu’à l’occasion de cette tournée.

Une musique estivale en diable, accessible à tous mais appréciée ce soir que d’une poignée de happy few qui n’auront pas été dissuadé par un Real-Bayern et une température qui poussait davantage à en siroter une en terrasse.

L’Américain et ses comparses jouent un rock instrumental qui couvre un large spectre musical un peu à la manière des interludes des Beastie Boys periode « The In Sound From Way Out ».

Selon les morceaux ça tire vers le dub, le post rock, le funk, et même le hard rock, à un volume dépassant parfois l’entendement, ce qui fera intervenir l’ingé son, seul bémol de ce concert plein de bonnes vibrations.

Le guitariste qui était là en début de soirée a également un clavier aux sonorités bien groovy, le bassiste est très classe et l’imposant batteur, sorte de cousin latino de Questlove, d’une précision extrême.

Et le guitar hero en chef, virtuose mais jamais ennuyeux, peu bavard et expliquant en toute humilité jouer pour le plaisir de jouer ce qu’il aime depuis toutes ces années, du plus « smooth » au plus « heavy ».

Si le public applaudit largement cet enchaînement de pépites parmi lesquelles les classiques « Paper switchblade », « The color of life », « So blue it’s black », il sera somme toute assez sage, statique, même sur le très dansant « Loco’s Lament » au riff imparable, ça bougeotte gentiment mais la soirée manque un peu de sueur.

Du coup après une sortie suivie d’un long silence vos chroniqueur et photographe prendront les devants pour réclamer un rappel, dont on aurait eu tort de se priver.

On sort rassasié de ce concert de Tommy Guerrero avec les oreilles qui bourdonnent un peu mais bien content de l’avoir enfin écouté en vrai.

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